jeudi 30 juillet 2020

POUR NOUS COMPRENDRE IL FAUT QUE NOUS PARLIONS LE MÊME LANGAGE

Il faut reconnaître que la crise algérienne n'est ni politique, ni sociale, ni identitaire, ni historique, ni culinaire, ni militaire, ni religieuse, ni économique, ni constitutionnelle, ni khla dar echarr...


Ana n'goul et je suis responsable de ce que j'avance: notre crise est strictement terminologique...

Le Hiwar que projettent ceux qui nous gouvernent contre notre gré et ceux qui veulent les remplacer sans demander notre avis doit, à mon avis s’articuler autour des seules définitions consensuelles de certains concepts que chacun interprète à sa manière, ce qui nous donne ces cacophonies et ces dialogues de sourds... et ces concepts sont:

- langues véhiculaires
- liberté d'opinion
- justice et justice sociale
- armée
- jeunesse
- peuple
- révolution
- tolérance
- pratiques religieuses
- politique
- associations
- nationalité
- droits et devoirs...

Continuer à réunir des gens qui définissent ces concepts, chacun selon sa propre (parfois sale) approche étymologique, c'est perdre son temps a vouloir faire se rencontrer des lignes parallèles...



Commentaires
  • Mahdi Abdoun Tout à fait d'accord

  • Zahia Zahou Benabid Tout ceci ayant pour fond de toile, une crise de confiance entre algériens

  • Fadila Bouattoura ni caniculaire

  • Ali Mehadji Carnaval fe dechra

  • Ammar Chenane En d'autres termes, organiser une conférence de consensus pour donner une même signification à ces notions ! Va-t-on pouvoir organiser cette conférence ? Ensuite, va-t-on arriver à des définitions consensuelles ? Commençons par la notion de "hiwar": Faut-il y aller pour le définir ou bien le définir pour ensuite y aller !?
    • Ammar Chenane Pour définir les conditions du « hiwar », il faut forcément passer par une médiation. Comment trouver des médiateurs connus pour leur probité, qui soient volontaires et qu’accepteraient les deux parties ? Car, si désignés par l’une, l’autre les refuserait. Et de part et d'autre, qui seraient les légitimes du "hiwar" ?
    • Mohamed Adjou Ammar Chenane j'ai dit qu'il s'agissait de définir d'abord les concepts... J'en ai énuméré quelques uns... J'ai oublié "médiation", il convient de l'ajouter... Mais entre nous... Je ne comprends pas ce que vient faire ce mot... Il n'y a pas deux parties en conflit... Il y avait le système bouteflika et ceux qui n'en voulaient pas... Aujourd'hui ce système est à El Harrach et le Hirak à la Grande Poste... Soyons sérieux !... On ne tient pas une médiation entre une nébuleuse nommée "pouvoir" et une autre nébuleuse nommée "hirak" et dont personne ne connait les contours, les représentants, les exigences, la finalité aussi bien chez l'une que chez l'autre... En réalité, les forces qui visaient la dislocation de cette nation et qui n'ont trouvé aucune faille sérieuse dans son socle, ont crée des antagonismes et rivalités artificiels et sont en train d'en faire des irréductibilités et notre pseudo élite les laisse faire en espérant des strapontins ou seulement des selfies colorés... Ahachmou chwiya, il y va du devenir d'une nation et non de vos histoires d'ego !
    • Ammar Chenane Quelles histoires d'ego ? Quand le "hirak" n'a pas de représentants identifiés et qu'il rejette le pouvoir actuel, quelle possibilité du "hiwar" ? Entre qui et qui ? C'est ce que j'ai dit dans la dernière phrase.

    • Saadi Smail Mohamed Adjou ...Le Hirak c'est les étudiants...les chômeurs ...les smicards ,les petits fonctionnaires et les gagnes petit...les hommes et les femmes sans ressources ,les sdf ,les sans logement , ...Les personnes âgées sans ou avec ressources faibles ...les handicapés et tous les laissés pour compte ...Mais aussi toutes les bonnes âmes qui veulent être solidaires avec les catégories sociales citées...
    • Mohamed Adjou Saadi Smail ce ne sont que des mots...rien que des mots... selon mon propre constat, les plus acharnés des hirakistes n'appartiennent à aucun de ces groupes... s'il s'agissait de prolétaires et de laissés pour compte, cela ferait longtemps que la presse bourgeoise s'en serait désintéressée et que les forces de la répression les auraient écrasées sous les applaudissement s nourris des croquantes et des croquants... Ces classes dont vous parlez s'en f... de la démocratie, de la liberté d'expression et des discours phraséologiques...leurs soucis sont ailleurs !

  • Abderrahmane Sider Absolument d'accord.
  • Djamila Bouterfas Malgré toutes les bonnes intentions,le hiwar n'arrive pas a décoler.

  • Ahmed Kaci Très bien dit si Mohammed. Ces concepts sont minés. Malheureusement pour les besoins de clarification nous n’avons pas produit des valeurs à leur opposer et il n’existe pas un mouvement intellectuel et philosophique à la hauteur de cette tâche.

  • قاسم دمدوم Tout à fait raison . Commençons par se réunir sur un seul point , droit et devoir . Mais que ça soit clair et transparent. يقلك القانون لا يحمي المغلفين و لكن البسيط ليس القدرة لمعرفة القانون لان القانون الحزائري مخفي. كما الرادار في الطريق ههههه

  • Ahmed Halfaoui J'ose résumer : qui veut quoi et qui veut parler au nom de qui ?
  • Mohamed Bennini Si le pouvoir réel actuellement fait preuve d’intention sincères de vouloir dialoguer et non de Manœuvrer pour piéger le mouvement et récupérer la mise, il y’a et il y’auras des interlocuteurs fiables,
  • Mohamed Adjou je peux vous assurer que "le pouvoir" ou ce que vous appelez "pouvoir" sans pouvoir en donner le moindre contour n'est intéressé que par une sortie de crise consensuelle et que c'est l'opposition ou ce qu'il convient d'appeler "opposition" sans que personne ne puisse en dessiner les contours qui ne sait pas ce qu'elle veut... Que les "protagonistes" s'identifient clairement devant le peuple et la solution sera trouvée dans l'heure qui suivra... Dans ce vaudeville que nous vivons, personne ne se sent responsable, personne n'a une feuille de route, personne n'a un objectif et personne n'a le courage de se montrer sous son vrai visage, tout le monde préférant les batailles par les slogans parce que c'est moins pénible, plus pratique et...ça fait moins mal.
  • Youcef Guidoum très exacte Mohamed Adjou !
  • Nasser Merbah Fixer une définition commune à chaque concept sera un bon début et le premier ordre du jour du dialogue. Si les définitions sont inconciliables, c'est que le concept de Nation algérienne lui même est encore flou et reste à définir. Serions nous encore une nation en formation ou en déformation ? Les tabous du fédéralisme, de l'autonomie régionale et du pluralisme territorial de l'Algérie s'inviteront inévitablement à la table de négociation.
  • Lamia Hanniche Wallah tu as raison Moh !! Toi au moins tu as pu le formuler !

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