C’est devenu une habitude !
Des contestataires attitrés, gonflés à bloc par des médias mercenarisés, pour un oui, pour un non, pour le pas de porte d’une garçonnière ou un poste de gardien de nuit, pour un délestage ou une panne d’AEP, pour exiger une prime de rendement sans rendement ou le retrait d’une obligation de ponctualité, ferment les routes, dressent des barricades, détruisent ce que d’autres ont construit, ferment des services publics, sanctionnent une population qui ne leur a rien fait, polluent l’atmosphère en brûlant des pneus...
Et c’est devenu une habitude aussi que de toujours approuver la revendication et applaudir les contestataires en imputant tout à l’Etat, au point où la « chikaya » est devenue une mode qu'on conjugue à tous les sexes, à tous les âges, à tous les temps, à tous les tons et en tous les lieux…
Une « chikaya » que n’arrêtent pas de relayer les chaînes de télés et les journaux privés au nom du principe de liberté d’expression… une liberté d’expression galvaudée et réduite à son seul aspect pleurnicheries, jérémiades et réclamations…
L’assistanat castrant du « socialisme spécifique » a crée ces classes de citoyens amorphes qui ne retiennent de l’idée de citoyenneté que le droit et en excluent tout devoir, qui pensent que la gouvernance est strictement distributive et que la rente est inépuisable.
Le libéralisme bureaucratisé et l’ouverture politique et médiatique ont complété ce tableau en créant arrivisme arrogant et fortunes indues et des partis politiques dont les programmes populistes ne parlent que de répartition et non de création des richesses et des médias qui croient que l’art de bien informer est tributaire du seul acte de dénigrer et de se faire porte-parole et parfois instigateur de toutes les contestations, de toutes les réclamations, de toutes les subversions…
Si on ajoute les cohortes de faux dévots qui conçoivent l’Etat comme ogre tyrannique à abattre et professent à ciel ouvert la désobéissance civile, on mesure un peu l’incivilité générée par cette course en avant qu'applaudissent sournoisement ceux qui nous conduisent vers les impasses en nous faisant accroire qu'ils nous ouvrent les portes du modernisme, de la liberté et de la démocratie.
Tétanisée par un occident qui a découvert les droits de l’homme après les avoir allègrement piétinés durant des siècles, la classe gouvernante n’use plus de cet autoritarisme qui faisait ordre et discipline mais d’une complaisance qui éloigne d’elle le spectre des sanctions économiques collectives et surtout celui, encore plus dissuasif parce que individuel, d’un Tribunal Pénal International qui favorise l’anarchie sous prétexte de veiller sur les libertés des peuples.
Devant le dilemme de l’opium ou du bâton, elle prend naturellement option pour la complaisance en distribuant à tout va des biens qui ne sont de toute manière pas les siens et en répondant à chaque contestation par une obole, créant ainsi cet réflexe social conditionné qui veut que quand on veut une route on en coupe une autre et quand on cherche un travail en empêche l’autre d’aller travailler…
Et c’est ainsi qu'on a restauré par petites touches les atavismes hilaliens en développant une forme de gouvernance qui ne prévoit pas, n’anticipe pas, ne planifie pas… qui se renferme dans l’expectative et la léthargie et pour faire taire ceux qui dérangent son hibernation leur remplit la bouche à chaque fois qu'ils font les grandes gueules pour se faire entendre…
C’est cette pratique qui n’a pu être adoptée que grâce à la rente pétrolière qui a fait qu'en ce pays si riche et si généreux, tout un peuple réputé stoïque et laborieux se complaît dans le trafic aux frontières, le vol des câbles électriques et téléphoniques, le squat des espaces publics, l’affairisme immobilier, la fraude fiscale, la corruption, le trafic d’influence, l’achat des diplômes, la fuite des capitaux, le népotisme, l’arbitraire, la spéculation, les rapts, le terrorisme routier, le hold-up, l’abus de droits, de privilèges, de pouvoir et d’autorité, la drogue et tous les autres fléaux qui, il y’a seulement vingt années, étaient tout à fait inimaginables pour des citoyens à qui les nécessités de la sociabilité, le culte des vraies valeurs et la peur du gendarme avaient appris à respecter l’autre autant que Dieu, le pain autant que le Livre, la parole et l’honneur autant que la vie, la loi autant que la foi, à ne considérer halal que les fruits de l’effort et à sacraliser le bien public…
C’est vrai qu’en ces temps là, les modestes cheikhs qui nous expliquaient la foi nous persuadaient que le bien mal acquis ne profite jamais, alors que les aigrefins poilus d’ici et d’ailleurs, qui se sont faits directeurs de nos consciences au jour d’aujourd’hui nous « halalisent » tout moyen d’arriver à notre fin et nous légalisent toute rapine en l’assimilant à une ghanima (butin de guerre) prélevée sur notre Etat contre lequel ils nous ont convaincus de mener une guerre sans merci…
3/3/2013
3/3/2013
2015
Abd Enour - Kamir Arab - Massika Ben- Mourad Ait Oumessaoud
2017
Abdel Adel - Abderrachid Beggar-b - Akli Menkour - Atika Boutaleb - Baba-Ali Youcef
- Benmehidi Sami - Djamila Bouterfas - - Djillali Brahimi - Fadila Bouattoura - Kamal Bouaboud - Khaled Harrane- Leulmi Badis - Mima Benaissa - Mohamed
Nabi - Mouna Lakhdari - Moussa Ben - Nacer Boumriche - Nadia Belkacem- Nadia Semmari- Nasr-eddine Aouni - Nawel Boukhechba - Noureddine
Niar - Rawia El Badry - - Said
Clos Salembiers - Tiddis Abderrahmane - Yasmine Bouaraba Éps Bouammar - Youcef
Guidoum
JANVIER 2020
Djillali Brahimi - Fatima Marouf
- Hacene Sellami - Halit Mohamed - Hinda Boursas Saouli - Kamel Gani - Kelam
Ahmed - Moussa Ben
2015
Mohamed Adjou :- Ana je n'ai jamais épousé le populisme... ni
flirté un seul instant avec lui... et je n'ai aucune ambition politique,
contrairement à d'autres "hommes d'affaires" qui se croient
présidentiables en dépit du fait que je cumule plus de 36 années de gestion...
je n'ai jamais caressé dans le sens du poil ni la foule ni ceux qui prétendent
l'administrer.
Massika Ben:- ah ya Mohamed
merci beaucoup pour ce beau et surtout, réaliste texte qui a lui seul résume
tellement les maux qui rongent notre beau pays l'Algérie. Mais grandioses, de bêtises,
sont les slogans...
MARS 2017
Nadia Afnoukh :- Bonjour mon ami...je vais te lire après un bon
café...
Abdel Adel :- Merci si Mohamed. Tout est dit.
Khaled
Harrane :- il n'y
a qu'à voir la dérive sémantique : autrefois le terme "baylek"
voulait dire "bien public" réputé intouchable, aujourd'hui
"baylek" veut dire "gratuit" donc bon à prendre et
l'exemple vient d'en haut.
Hocine
Benbayoud :- Faut il
se taire devant la surdité et l arrogance d un pouvoir illégitime qui ne prend
pas en charge les revendications élémentaires du peuple. Gouverner c est
prévenir et non attendre là contestation pour la réprimer. Quant à la notion du beylek, ce que reste pour le
peuple ce n’est des miettes. non ce n est pas la personne lambda qui est
responsable. Cette situation est
programmée pour maintenir la société dans sa médiocrité pour le maintien et la
pérennité du pouvoir.
Mohamed
Adjou :- je crois que si des reproches doivent être faits
au pouvoir c'est sur sa "dispendiosité" et non sur son
"avarice"... c'est son gaspillage tous azimuts pour les besoins du
populisme et de la démagogie qui a tué tout esprit d'initiative, toute volonté
et tout amour de l'effort et non son absence de réponse aux "besoins du
peuple"...
Krimo Melfou :- Un
coup de gueule qui demeure parmi les plus significatifs d'un ras le bol et...
d'une "dérive(s)" qui laisse (nt) le bateau Algérie tanguer
dangereusement.
Yasmine
Yasmine :- Magnifique écrit qui rejoint point pour point
l idée que je me fais de notre société actuelle et qui ne laisse pas grand
place a la fierté ou a l espoir pour les jours qui viennent (......cela fait qd
même chaud au cœur de voir que nous ne sommes pas seuls (bien que minoritaires)
à dresser ce malheureux constat et a trouver cette situation totalement anormale.
Excellente journée. Mohamed Adjou et encore merci
Mohamed Nabi :- Sabah Elkhir 3ala Elhabib. Tu as dessiné à la
perfection le tableau de notre société en ébullition, en mouvement qui se
recherche . Une société en transition vers, inchallah, l'apaisement et la
maturité. Encore une fois Yattik Essaha.
Benmehidi Sami:- Une société qui se recherche ? Qui se perd,
plutôt, malheureusement... Une société qui brûle allègrement ses dernières
valeurs, le peu qui en restait. L'histoire d'une tragédie historique.
Mohamed Nabi:- Mes respects Si Sami et Bonsoir cher ami.
Personnellement, j'ai comme une conviction ou même une certitude que se sont
les élites nationales qui apportent le changement. Ni les partis politiques ni
les gouvernements désignés pour soutenir des programmes sans discours politique
car sans idéologie. Les élites nationales compétentes existent et tu dois en
connaître quelques unes car pour moi tu en fais partie. "Les valeurs brûlées" seront rapidement reconstituées quand le pouvoir sera tenu par
des mains propres et dirigé par des cerveaux sains connectés sur le futur, sur
le modernisme et le mérite Merci Dr.
Noureddine Niar:- Merci mon ami! Que faire mon ami? Le constat
est amère. Il est le fruit et le résultat de notre errance et surtout de notre
démission à cause de notre inertie. Nous sommes tous, de pré ou de loin,
coupables et complices de cette réalité prévisible et programmée. Aussi, parce
que nous sommes restés figés avec mains et pieds liés faibles et résignés par
manque de réflexions intelligentes et d'effort intellectuel, observateurs,
attentistes, fatalistes, croyants naïvement que tout va changer un jour et ce
n'est qu'un orage qui passe. Hélas! Le mal est terrible difficile à juguler.
Y'a t-il un espoir une sortie heureuse de ce long tunnel? La question est
posée! Encore merci ! Et bonne journée!
Baba-Ali Youcef:- Sabah ennour oustadhna....ya3tik assaha ,vous
avez tout dit ,ce que vous avez relaté est une triste réalité , nous la goûtons
au quotidien mais dressée à votre façon dont c'est pas nouveau, votre
réquisitoire qui est incontestablement légitime, va droit au cœur....continuez
de nous régaler chaque matin de vos merveilleuses matinales!
Nasr-eddine Aouni:- A propos des partis qui se présentent, lors
des élections, devant leur électeurs, avec des identités différentes et des
programmes et des propositions parfois contradictoires, Libéraux pour les uns,
régionalistes amazigh pour les autres, conservateurs et même sans convictions
pour d'autres, les élections passées, ils mettent de coté leur identité et leur
spécificité et s'assoient dessus, et finissent par constituer une coalition au
mépris total de ceux qui leur ont fait confiance pour défendre leurs idées,
Comment ils osent parler de valeurs et de militantismes ( une dérive de plus)
alors que celles-ci ne peuvent se prêter à d'autres interprétations qui ne
répondent pas à la défense de ses principes, le reste a un nom, et il n'est pas
glorieux, lâcheté. Effectivement Rabi yehfed bladna. Nharkoum zine.
Abderrachid Beggar-b :- je n'arrive tjrs pas à être
convaincu que les oxydantos qui chante et dansent aux slogans "droits de
l'homme"" en créant des "hordes-gainistes= voyous
opportunistes"" camouflant des services de manipulation espionnage et
coups bas.
JANVIER 2020
Sihem Karoubi :-
دعه يتكلم ثم ينام أتركنا ننهب
Boudjemâ Lamri :- Chutt! On vole, on s'attribue, on usurpe, on prend au gré.
Fatima Marouf :- C est un texte d'actualité
Adda Belmedjahed :- Un constat amer et qui ne présage rien de positif ,du moins à court terme
Menouar Meslem :- Ne gueulez pas a haute voix et comptez en silence ce que je suis en train de m offrir de ce qui vous appartient


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