mardi 25 février 2020

BOUMEDIENE, QUOI QU'ON DISE... 2ème PARTIE.


BOUMEDIENE… DEUXIEME PARTIE

Parmi les reproches faits à Boumediène on rencontre outre ceux que j’ai cités dans la première partie et qui ne furent malheureusement que très peu débattus, les intervenants se cramponnant à 2 ou 3 idées fixes, on rencontre dis-je deux autres, l’un politique et l’autre économique, qui sonnent en "eureka" dans la bouche et les écrits de ses pourfendeurs :
1-     l'option monopartiste
2-    l'option socialiste
Je vais, dans ce qui suit, essayer de dire quelques mots sur ces choix que certains jugent catastrophiques en faisant prévaloir l’idée que d’autres choix auraient permis au pays un décollage vertigineux quand d’autres affirment que sans ces choix le pays aurait été disloqué et la Révolution n’aurait même pas tenu la promesse de l’unité de la nation et de la conservation de son intégrité territoriale…
Les deux ont bien sûr raison parce qu’avec des hypothèses toute conclusion se tient…


1- LE CHOIX DU PARTI UNIQUE.
Ceux qui reprochent à Boumediene l’option monopartiste oublient sciemment cette incontestable évidence: L'Algérie n'est ni la France, ni le Maroc, ni la Libye, ni la Tunisie.
L'Algérie est un cas unique.
C'est un pays qui a subi une colonisation de peuplement et dont la décolonisation s'est faite avec une rare brutalité et une véritable politique de la terre brûlée.
La guerre a été menée sous la bannière du FLN, un mouvement de libération qui avait pour programme essentiel et exclusif: LA LIBERATION DU PAYS car c'était en elle même un trop vaste programme...
Pour y arriver, le FLN a du réduire toutes les velléités et les ambitions politiques (parfois fondamentalement divergentes) qui divisaient les Algériens: Ulémas, communistes, messalistes, arabistes, berbéristes, assimilationnistes...
La mise au pas de ces tendances ne pouvait se faire avec un gant de velours et ça se comprend ! Et si les différentes tendances ont accepté de se fondre dans le moule du FLN, elles n'ont pas pour autant renié leurs principes ni pardonné cette mise au pas.
A l'indépendance, deux choix se présentaient:
a)- libérer les tendances et leur permettre d'activer, chacune selon ses conceptions.
b)- adopter le même schéma politique que celui imposé par la guerre de libération …
La première alternative ne pouvait être envisagée, sachant que le pays était d'une part extrêmement fragile et que d'autre part, la guerre froide battait son plein et faisait courir le risque d'une guerre civile dévastatrice sous les influences et les exhortations des deux blocs.
Et c'est la deuxième option qui ne fut même pas choisie mais qui s'est imposée.
La première Constitution a le mérite d'expliquer sans ambages cette option puisque dans son préambule elle dit textuellement:
" Les régimes présidentiels et parlementaires classiques ne peuvent garantir (la) stabilité alors qu'un régime basé sur la prééminence du peuple souverain et du parti unique, peut l'assurer efficacement."
Le pouvoir de l'époque fut aussi très clair dans ses choix puisque:
-         Le 14/8/63, le décret 63/297 fut promulgué; tous les ministres et Ben Bella signèrent l'interdiction "sur l'ensemble du territoire national les associations ou groupements de fait ayant un caractère politique."

-         Et comme conséquence logique de ce décret, le 28/9/63 est prononcée la dissolution du FFS "considérant qu'il poursuit un but politique, que son activité est de nature à porter atteinte à l'intégrité du territoire et à l'unité nationale."
Le choix du parti unique ne découle pas de la volonté de Boumediene mais des résolutions sans ambiguïté du CNRA…
Dans l’annexe réservée au parti, voici en toutes lettres ce qui est dit : 
" Pour réaliser les objectifs de la Révolution démocratique populaire, il faut un parti de masse puissant et conscient.
Né dans le feu de I'action, le FLN a rassemblé en son sein toutes les forces vives de la nation. Des tendances diverses drainant des idéologies disparates ont coexisté en son sein.
Les structures ont été élaborées d'une manière empirique et en fonction des besoins immédiate de la lutte.
Sa reconversion en parti politique est devenue une nécessité impérieuse pour notre marche en avant."
Ceux qui accusent Boumediene d’avoir choisi le monopartisme se gardent toujours de citer ce texte et se contentent de disserter sur l’antinomie qui existe entre démocratie et parti unique… chose que le CNRA a évacuée à sa manière en prévoyant l’application de la démocratie dans le parti lui-même et non en dehors.
Conclusion ; le monopartisme n’est pas une décision de Boumediene… le FLN a, dans la plate forme du Congrès de la Soummam exclu d’emblée le pluripartisme en dénonçant nommément toutes les tendances (communisme, messalisme, maraboutisme etc)…
Mais les pourfendeurs de Boumediène ne font aucun cas des textes « fondamentaux » de la Révolution pour la bonne et simple raison qu’ils ne les ont pas lus ou… parce qu’ils croient plus pertinentes les théories démocratistes développées en «métropole»…

2- L'OPTION SOCIALISTE
Dans le domaine économique aussi, deux alternatives (il n'y en a pas d'autres !) devaient s'imposer: le libéralisme ou le dirigisme.
La propriété terrienne, commerciale ou industrielle étant vacante du fait du départ général et précipité des colons, commerçants et industriels français suite à la grave fracture entre les deux communautés causée par l’OAS, il fallait consacrer cette propriété "bien du peuple" ou l'affecter à de nouveaux propriétaires.
La Révolution s'étant laissée prendre à son altruisme a préféré ne pas considérer cette propriété comme un butin de guerre et la répartir entre les combattants.
Le pouvoir a confié l’exploitation des fermes dès le 22 octobre 1962 aux "Comités De Gestion" (décret signé par Ben Bella, Francis, Medeghri, Ouzeggane et Boumaaza) et en fit de même pour celle des usines, ateliers et mines le 23 novembre 1962 (décret du 23 novembre 1962 signé Ben Bella, Francis, Laroussi Khelifa et Boumaaza ).
Le choix du socialisme qu’on avait surnommé « autogestion » s'est ainsi imposé de lui-même et bien malin celui qui peut même aujourd’hui suggérer une autre solution sans occulter les réalités des statuts des biens de production aux lendemains de la libération…
Et pour prouver que le socialisme fut une option imposée aussi bien par la philosophie de la Révolution que par la situation réelle de l’économie et non par Boumediène, on doit savoir que le 5/4/1963 déjà Ben Bella avait nommé Mohamed Harbi conseiller chargé du secteur socialiste; et ce qu’on feint d’ignorer c’est que Boumediene fut plutôt accusé de tiédeur dans la mise en oeuvre du socialisme plutôt que d’empressement…
L'option socialiste qu'on impute à Boumediène ne fut en rien comme nous venons de le voir, une lubie du Kim Il Sung qui dormait en "Boukharrouba" mais une option prévue par les textes fondamentaux de la Révolution et imposée par le statuts des terres et des établissement industriels, artisanaux et commerciaux... C'est en tergiversant dans l'adoption de cette option que Boumediene aurait trahi la cause nationale, pas en l'assumant.





LE DEBAT

Aziz: voila une très bonne explication des options prises par les gouvernants de l'époque : c'était donc une obligation et non un choix…
Borhan :- Exact... non seulement une obligation imposée par la situation du pays mais aussi par la réalité du monde... une obligation morale aussi car c'était des étapes que les textes fondamentaux de la Révolution avaient prévues implicitement ou explicitement pour l'après indépendance et ne pas les respecter aurait été une trahison.
Samy : Personnellement, je souscris globalement à cette analyse, concernant ces deux points. Après le départ des Français, ces derniers ont laissé un peuple sans instruction, sans élite, etc. Si dans ces conditions de déshérence sociale, on s'était lancé en plus, dans une mascarade pseudo démocratique (elle ne pouvait être que "pseudo"), il s'en serait suivi un "carnage" politique ! 
Et même, ce fut un miracle que Boumediene intervienne à temps, pour écarter Ben Bella, qui clairement n'avait aucunement la stature nécessaire, et s'enfonçait de plus en plus dans un populisme de mauvais aloi catastrophique (c'est mon avis en tout cas).
Après, on pourra discuter du pourquoi de l'échec de l'expérience politique Algérienne, vu la situation où on se trouve actuellement (de fait, personne n'est satisfait, le moins qu'on puisse dire, de la situation historique actuelle).
On en reparlera...
Mais encore une fois, globalement, c'était infiniment difficile de faire mieux que ce qu'a essayé de faire Boumediene.
Nasreddine :- Nous avons vécu cette période avec nos tripes, nos émotions et par notre militantisme au sein des différentes organisations ( scouts, JFLN, FLN et autres mouvements) mais ce que nous apprenons a travers tes analyses, c'est le summum et aussi a travers ce débat si enrichissant. Et tenez vous bien gratuitement…
Rafik:- Mr Borhan:-, vous présentez des faits historiques commentés ou une analyse propre soutenue par des éléments historiques ?
Borhan:- les deux mon général! Mais j'aurais aimé que vous commentiez le fond, pas la forme.
Rafik: On est en plein dedans. Le texte se présente plutôt comme une analyse personnelle plutôt qu'une narration de faits historiques. Il y fait certes des référence, mais d'avantage comme argument.
Samy :- attendons la suite !
Samy :- Il ne s'agit d'ailleurs pas de béatement approuver à 100% ce qui a été fait sous Boumediene. La perfection n'est pas de ce monde. Et on aura l'occasion de pointer telle ou telle "erreur", "faiblesse"... Je mets des guillemets, parce que la critique est aisée, mais l'art est difficile, comme on dit,
Borhan:- l'une des erreurs de Boumediene fut de confier la mise en oeuvre de ces options à ceux qui n'en étaient pas convaincus... Je vous donne deux cas vérifiables tirés du JORADP...
PREMIER EXEMPLE ...21.01.71: La Commission Nationale de la Révolution Agraire (dont tous les torts avérés ou présumés sont imputés à Boumediène) compte pourtant entre autres membres: Mostefa Lacheraf pour la présidence, Mohammed Ali Ammar pour le Parti, El Hachemi Hadjeres pour le MDN, Abdelmalek Temmam pour les finances, Abdelmadjid Cherif pour les Affaires religieuses et... Ghazi Hidouci pour le plan!...
2ème EXEMPLE: 30.01.74: La Commission Nationale chargée de l’étude de l'harmonisation des statuts et des rémunérations applicables aux personnels des secteurs publics et privés (tout simplement le SGT) compte parmi ses membres: Mohamed Chaa pour l'UGTA, Mustapha Belloucif pour le MDN et... Ghazi Hidouci pour le Plan...
3e EXEMPLE: 10.11.72: Désignation des membres de la commission nationale pour la gestion socialiste des Entreprises. On y rencontre au hasard des noms: Smail Hamdani, Driss Jazaîry, Abdelhamid Brahimi (tiens ! tiens! tiens!), Ali Benmohamed, Abdellaziz Khellaf, Mohamed Djerraba, Mohamed Ali Ammar et Mouloud Oumeziane bien sûr.
Presque tous ces preux socialistes ont aujourd'hui tourné casaque pour défendre tous chiffres dehors les options libérales et même... islamistes !...) ...GHAZI HIDOUCI pour la RA et ABDELHAMID BRAHIMI pour la GSE... il n'y'a qu'à voir l'itinéraire de ces deux personnes pour comprendre que ces options ne pouvaient réussir.
Samy :-  Le problème, c'est qu'aussi puissant qu'il était, Boumediene n'avait pas le pouvoir d'envoyer à la retraite anticipée 80 % des très hauts cadres de la Nation, souvent des desperados sans foi.
Il y a eu assez vite, une génération de jeunes intellectuels qui auraient pu prendre la relève, très politisés, beaucoup étant des militants du fameux PAGS, très politiquement conscientisés, très convaincus par l'option socialiste...
Le problème d'une part, c'est qu'ils étaient peut-être, aux yeux de Boumediene trop proches de Moscou d'une part, et d'autre part, les caciques entourant Boumediene ne se laissaient pas faire.
Franchement, la plupart d'entre eux s'en foutaient de l'option socialiste (alors que Boumediene y croyait sincèrement, et peut-être même a-t-il été un peu trop naïf, quant au mouvement des "Non alignés"). Bref, il n'avait pas les coudées aussi franches qu'on croit pouvoir imaginer...
Les Abdel Ghani, les Medeghri, les Hoffman, et autres Bencherif, c'était des durs. Il fallait composer avec eux.
Je me rappelle bien de la frustration que nous éprouvions à voir tous ces vautours tourner dans les très hautes sphères du pouvoir. Voilà... Pas trop le choix... 
Il a manqué, disons, une dizaine d'années supplémentaires à Boumediene, pour mener au mieux son expérience, avec des hommes nouveaux, avec les bons ajustements nécessaires...
D'autre part, et là je n'ai que des rumeurs, on dit qu'un temps, il a favorisé discrètement l'émergence des cadres de gauche du PAGS, puis, les voyant devenir trop pressants, il a du faire un virage à "droite", qui consistera à jouer imprudemment la carte "arabisante" (arabisation certainement mal menée) et "islamiste". 
Mais je n'ai aucune preuve de telles allégations... C'était les rumeurs de l'époque...
Abdelhak :- Borhan:- cela démontre quoi a votre avis? sinon que ses collaborateurs qui étaient choisi à l'époque, ne partageaient pas les mêmes options que lui (Boumediène), ils avaient accepté la responsabilité, la peur au ventre, sinon ils connaissaient leurs sorts, ils auraient fini assassinés, pour haute trahison où par chance radier de toutes fonctions administratives où politiques, il y avait que ses lieutenants qui l'avaient aidés dans le coup d'état qui pouvaient tout se permettre en Algérie. Tout ce que tu as développé dans cette deuxième partie ne tient pas la route plutôt je ne le partage pas.
 La propriété industrielle, commerciale, terrienne qui étaient vacante, personne n'avait songé a l’attribuer a des privés, l’état pouvait rester propriétaire.
Ce qui n'était pas réalisé a l'époque c'était de construire un état souverain où le peuple participerait réellement a l'édification et aux choix de ses gouvernants, à la place, qu'est ce qu'on avait eu, en échange? Un clan s'appropriant le destin de tout un peuple. Même si c'est vrai ce que tu avances comme arguments, Boumediène n'acceptait pas les contradicteurs, il avait continué sa politique autoritaire bureaucratique jusqu'à sa mort. Résultats des courses on a hérité d'un état en faillite économique avec une dette de 19 milliards de dollards en 1998.
Borhan:- Abdelhak j'allais vous répondre concernant ce leitmotiv de l'assassinat politique pour un homme qui n'a même pas exécuté le jeune homme qui a tenté de l'assassiner, ni le subalterne qui a tenté de lui faire un coup d'état et vous dire qu'à ma connaissance les seuls exécutions qu'il a cautionnées sont celles du coupable de l'enlèvement du fils Racim et celle de Daho Said, le serial killer au pilon puis j'ai lu cette sentence sans appel: "Tout ce que tu as développé dans cette deuxième partie ne tient pas la route," et je me suis dit qu'il ne servirait à rien de continuer car vous me semblez trop convaincu par vos "non-arguments" pour être perméable à mes arguments...
Samy :-  Non ! Faut arrêter, avec ce fantasme d'une supposée violence politique en Algérie sous Boumediene !
Faut arrêter ! Même en France, pays super ultra hyper démocratique, on n'hésitait pas, pour raison d'Etat, à zigouiller des personnes par-ci par-là...
Il n'y a pas eu plus de violence réelle en Algérie que dans n'importe quel pays "normal". Et d'ailleurs, non seulement la violence politique était surtout un fantasme, mais de fait, la violence tout court était un phénomène rare ! j'en ai vécu des situations "improbables", à Alger, à Chelghoum Laïd, à Oran, à Belabess, à Constantine... des trucs de fous à 4h du matin, des situations frisant l'inconscience de la jeunesse...
Eh bien, jamais je ne me suis retrouvé vraiment en danger. Jamais.
La paix civile était le symétrique de la paix politique. J'ai connu par exemple, par le biais de son fils (Allah yarrahmou), Mr Merbah. Le grand manitou de la SM. Un homme civilisé, avec une obsession des intérêts du pays, etc.
Et certainement pas le Pol Pot que les gens fantasmaient ! Je parle en connaissance de cause.
Fati :-  Un grand homme.
Boualem:-  Grand parmi les grands !
Nasreddine: Il était de ceux qui ont lutté pour un nouvel ordre mondial qui favorise notamment un meilleur équilibre des relations Nord-Sud. Il était un des leaders du Mouvement des non-alignés, rempart contre les politiques impérialistes et soutien indéfectible des luttes de libération dans le monde et notamment de la lutte du peuple palestinien.
Il était conscient également qu’ignorer un problème et ne pas le résoudre, c’est l’aggraver, l’Algérie ne savait pas jouer au luciférien, c’est-à-dire un esprit qui ne fait que nier les choses mêmes si elles sont correctes. Chaque chose se faisait en son temps, l’idée même de la charte nationale était les prémices d’une Algérie démocratique. Lycéen, les idées bouillonnaient en moi entre libéralisme, laïcité, socialisme.
Samy :- la période de la discussion de la Charte nationale, une expérience extraordinaire ! Une liberté politique absolue. Et une très grande qualité dans les débats. C'était d'ailleurs la preuve, qu'en une 10aine d'année, un peu plus, une génération intellectuelle extraordinaire s'était créée, avec une riche conscience politique. Et ça, ça n'a pas de prix !
Nasreddine:- Les dirigeants politiques du pays à leur tête le président Houari Boumediene avaient donné des instructions aux différentes structures du parti unique alors, aux assemblées élues et aux responsables des institutions de l'Etat pour "ouvrir des espaces et des tribunes où les citoyens pouvaient s'exprimer librement sur les lacunes et carences enregistrées mais aussi pour décliner leurs tendances et orientations". Ces tribunes "ont éliminé les pressions qui pesaient en matière de liberté d'expression tout en faisant naître l'espoir de pouvoir gagner le pari et de relever les défis de l'époque.
Samy :- avec tout ce qui se disait à la Fac, à la Cinémathèque, dans les chambres d'étudiants, dans les cafés, dans les restaurants, dans les soirées, dans les enterrements, dans les moments d’énervements... eh bien si c'était un Etat politiquement violent et répressif, mais il aurait fallu ouvrir des camps de concentration pour y fourrer les dizaines de milliers d'anti Boumediene ! Et pourtant...
Borhan:- Samy,  j'ai souvenir des débats d'idées qui fleurissaient dans Révolution Africaine et Algérie Actualité, des librairies où on pouvait trouver Afrique-Asie bien sûr mais aussi l'Express, Le Point, Newsweek, le Times; The Herald Tribune, Le Monde, France Soir, Spoutnik et même Détective et Le Canard Enchaîné...
Samy :- c'est bien là la preuve D'une horrible dictature fermée et totalitaire !
Samy :-(et je confirme !!!!)
Samy :-  les frontières étaient ouvertes, et la fameuse "Autorisation de sortie" n'a jamais empêché aucun jeune d'aller s'amuser en Suède, en Angleterre, en Pologne, ou je ne sais où, et toute cette jeunesse avide de vie, rentrait au pays avec le plus grand plaisir, une fois les vacances terminées !!!! Quel plaisir c'était de tous se retrouver en septembre à la Fac ! Lorsque l'un d'entre nous ne revenait pas, chose rarissime, on restait interloqué. On se disait presque: "le pauvre, pourquoi n'est-il pas revenu d'Europe ?".... On ne comprenait pas.
Nasreddine: J'ai été choisi en 74 pour une formation politique a Cuba, le voyage a duré 10 jours a l'aller, 15 jours de training et tenez vous bien 25 jours pour revenir ( une dizaine de ports visités) c'est pour vous dire que sous la gouvernance de feu Boumediene tout était permis surtout quand il s'agissait d'éducation et de culture
Abdelhak:  Tout ça n'est pas vrai. Moi même j'ai dû déposer mon dossier 20 fois pour obtenir une autorisation de sortie ,je n'ai jamais pu l'obtenir, jusqu'au jour où certaines connaissances m'ont guidé vers la bonne personne moyennant tout le pécule de ma bourse 1200 DA à l'époque 1978. Un voisin avait reçu un abonnement d'un journal de France qui lui a été payé par un de ses parents en France ,il a été convoqué par la police et lui ont intimé l'ordre de ne plus recevoir le dit journal.
Samy :-   Désolé, mais tous les amis autour de moi, à la fac à Alger, ou dans mon village natal Chelghoum Laïd, tous ceux qui ont eu envie d'aller se balader en Europe, ont pu le faire. Fallait de la paperasse, fallait souvent ramer, je ne le nie pas, mais ça a toujours marché. Et je précise que tous ces jeunes étudiants appartenaient à toutes les classes sociales. Plus encore : la plupart étaient d'origine modeste. Et tous, après avoir souvent passé des vacances mémorables, étaient heureux de rentrer au bled.
Je ne dis pas que ce que vous me racontez "n'est pas vrai". Je dis juste qu'à chacun son expérience de vie...
Abdelhak:  On dirait qu'on ne vivait pas dans le même pays alors , tous mes camarades a Constantine de l'époque avaient subi le même traitement un niet absolu, pas d'autorisations de sortie du territoire; il y avait que les pistonnés, les passe-droits qui pouvaient se la permettre a tout moment. Je ne vous cache pas que jusqu'à aujourd'hui je garde un goût amère de cette période stressante et abominable. j'étais sorti pour ne plus revenir, et ce fut réalisé;
Samy :-   Oui, c'est étrange, mais nous avons une grande différence d'appréciation de cette même période. Ca arrive...
Nasreddine: Je ne suis ni pistonné ni walou , lambda mais je sortais le plus normalement du monde...juste un hébergement et le tour était joué
Borhan:-  je ne parle pas de 78 mais du cœur des années Boumediène... 1969-1976... J’étais fervent auditeur de RFI, Radio Berlin International, Radio Prague, Radio Moscou, Radio La Havane et Radio Washington...
J'ai même reçu quelques cadeaux: un jeu de tennis de table de Radio Berlin, la photo de Armstrong, Aldrin et Collins de Radio Washington...
 J'étais aussi abonné à titre gratuit à des revues soviétiques et à Chine Nouvelle...et je recevais par poste leurs publications...
Il y'avait même une mission évangélique à Tizi Ouzou qui m'envoyait des tas de livres sur Jésus et même des Pin's (j'en recevais aussi des radios)...
Je ne fus jamais inquiété par quiconque...
Et puis c'était aussi la période faste de la correspondance et de la philatélie... j'avais plein d'ami(e)s à travers le globe... dont "Mimma" une italienne qui habitait via Vittorio Amédéo à Cunéo...
Et j'étais guévariste, castriste, sandiniste, maoïste, tupamaro, et je tâtais même de l'anarchisme et du situationnisme après avoir lu "l'increvable anarchisme" de Mercier Vega et m'être intéressé de près à Marcuse et Cohn Bendit alors que je trouvais assez intéressantes les idées que professaient Rachid Benaissa sur une vision de l'Islam qui était très différente de celle de nos parents...
C'était une période de forte ébullition intellectuelle et politique et.je n'ai jamais senti la moindre surveillance (on va me dire qu'elle était discrète)...
Je ne manquais pas même d'avoir des sympathies pour Carlos, Abu Nidal, la Fraction Armée Rouge, l'IRA, l'ETA et la Bande à Baader ...
Et quand je parle de moi, je sais, à travers mes discussions que je n'étais pas le seul dans mon cas...
 Je fus interdit d'accès au FLN qui, il est vrai, était dirigé par des caciques locaux et ce sont eux qui ne m'ont pas admis mais c'était surtout pour mon activisme local et non pour mes hautes idées subversives même si le fédéral du parti disait à ses militants qu'ils devaient se méfier de moi car j'avais crée "un parti clandestin recevant ses directives de Hollande"... Je ne sais même pas d'où il avait tiré ça !...
Abder:- merci
Ikram : Hi tu devrais faire un livre c'est impressionnant comme d'habitude me compter parmi tes fans. Allah yarahmou . Je partage.
Samy :-  Mais bon, au-delà des défauts des uns ou des autres, il faut voir les choses avec distanciation. Et de fait, par exemple, si on prend 3 secteurs d'une importance capitale, l'Education, l'Armée et la Santé, ce fut franchement une réussite. Avec les moyens dont disposait le pays, c'était impossible de faire mieux. 
Mais c'est cela le pire ! C'est que nous avons prouvé que la réussite était une chose possible en Algérie ! Possible et réalisée !
Samy :-   Et qu'on aime ou pas le personnage, c'est sous sa présidence que l'Algérie a été au plus proche d'un décollage irréversible. Et c'est après lui, que les choses se sont gravement gâtées..
Fodil:- Et le fait d'avoir choisi des exécutants "non-convaincus" n'est-ce pas en soi une preuve de mauvaise gouvernance?
Borhan:- je n'ai pas dit qu'ils n'étaient pas compétents mais qu'ils n'étaient pas convaincus... et la preuve de leur absence de conviction n'est apparue que des années après
Fodil:-  Je ne parle pas non plus de "compétents" je parle également de "convaincus". En d'autres termes, je vous invite à voir la photo ici-bas de ce lien et je vous laisse le soin de juger de l'adhésion à l'option socialiste http://www.serrai-ic.com/about-us/
Borhan:- c'est en anglais... ça me prendrait trop de temps... et puis, je préfère ne pas trop m'inspirer de ce qu'écrivent les autres pour me faire une opinion sinon ce sera non plus un échange d'idées mais de vidéos et de pages de journaux...
Fodil: C'est écrit en arabe également, je voulais juste votre avis sur la photo au bas de la page svp
Borhan:- Fodil: je m'excuse... je trouve que ça n'a aucun rapport ou un rapport très lointain avec le sujet qui concerne 2 points: Le choix du monopartisme et du socialisme à l'indépendance du pays...
Fodil: Je pense que vous mettez un cadre trop restreint pour discuter avec vous, ça ne laisse pas de la place à un échange de références (en arabe et anglais aussi par exemple). Je vous montre une photo de Ghazi Hidouci du plan, qui se trouve l'initiateur du libre marché à la Hamrouche (faire du neuf avec du vieux ou alors un libéral qui sommeillait dans la peau d'un exécutant), je trouve qu'il y a rapport
Borhan:- je ne l'ai pas reconnu... vous auriez pu citer son nom... ça corrobore ce que j'ai écrit plus haut... avec Abdelhamid la Science qui enseignait "l'économie islamique"... mes deux exemples sont donc bien choisis.
1-     Je ne les ai pas reconnus parce qu'ils ne font pas partie de mes fréquentations...
2-     vous parlez d"échec de la Révolution agraire"... je préfère parler d'abandon de l'option...
3-     je ne pense pas que les acteurs n'aient pas adhéré... ce sont plutôt les metteurs en scène qui ont changé le scénario ...
4-     je ne sais pas si on peut concevoir un socialisme inévitable et un monopartisme évitable sauf si on instaure un pluripartisme... socialiste... c'est à dire un parti du FLN cloné 60 fois comme nous le voyons aujourd'hui...
Fodil: Je ne vois la nuance lorsque vous dîtes que "l'option a été abandonnée" à contrario d'un échec?! Qui a abandonné et pourquoi?! Lorsqu'une vérité nous frappe, on doit agir. Lorsqu'une option est un échec, elle est systématiquement abandonnée (en allant chercher des boucs émissaires loin s'assumer simplement l'échec).
Étant donnée l'état des infrastructures, des institutions et de la mondialisation des années 60, oui l'option socialiste était un choix et un idéal et des gens sincères ont cru à ce choix et y ont adhéré mais pour vous ça va de paire, si le socialisme est inévitable vous voulez que l'autoritarisme le soit aussi Non!
Mettre dans un même parti Mostapha lechraf, Redha Malek, Abassi Madani sans égard aux libertés individuelles, linguistiques, ne pensez-vous pas que ça aurait fait des mécontents. Quel soi-disant "danger" aurait encourue
L'Algérie si ça constitution avait reconnue (comme elle se devait) la langue et la culture Amazigh? Ou reconnu des partis politiques organisés, au lieu de les réduire à des "courants" à l'intérieur d'un parti unique qui a usurpé le sigle FLN?
Borhan:- je dis ce qui fut... pas ce qui aurait dû être...
A la mort de Boumediene on a arrêté la construction des villages "socialistes" puis on a démantelé sous prétexte de restructuration les domaines autogérés et on a graduellement détruit les CAPCS, les Souk el Fellah etc... et en 1989 on a instauré les inénarrables EAI - EAC ...
10 ans après la mort de Boumediene, la Révolution agraire et les domaines autogérés étaient morts et enterrés alors que l'option aurait dû bénéficier de l'engagement politique et financier de l'Etat...
On ne peut parler d'échec d'une expérience qu'on a effectivement abandonnée après lui avoir crée les conditions non pas de sa réussite mais de son échec...
Pour le multipartisme, il aurait été beaucoup plus "hypocrite" que celui que nous vivons aujourd'hui si on l'avait institué en exigeant des partis de considérer que le socialisme est une option irréversible...
Je ne sais pas si c'est l'option politique qui fixe l'option économique ou l'inverse... mais dans les deux cas, retenir l'option socialiste comme option fondamentale aurait légalement conduit aux geôles de la république toute formation politique qui défendrait une autre option puisque l'alternance aurait été constitutionnellement interdite...
Je ne commente pas votre question sur la langue et la culture amazigh... elle ne fait pas partie de notre sujet... on pourrait en parler quand j'aborderai ces griefs dans une prochaine participation...
Fodil: Monsieur, ce qui fut doit être discuté. Ce fut un échec cuisant. Vous vous gardez bien de parler de libertés d'expression, de droits linguistiques et de trahison du GPRA , d'arabisation idéologique forcée, de la condition d'adhérer au FLN pour accéder aux postes... etc Si vous n'abordez pas ces sujets, vous allez occulter ces vérités historiques, vous allez certes mettre en avant votre admiration mais ce ne sera en aucun cas une explication convaincante.
De plus puisque vous continuez à lier l'autoritarisme du parti unique avec l'option socialiste. Plusieurs parti déjà étaient de gauche mais interdits par le FLN alors c'était pas un problème de clivage gauche-droite
Abdelhak Fodil: Même le monopartisme, n'existait pas, c'était l' autocratie et la bandocratie si j'ose dire le terme!. Si tu n'est pas avec nous , tu es un ennemi du peuple, et sous couvert de l'idéal révolutionnaire pompeux, le pouvoir était confisqué, et le peuple était le <<ghachi>> bon à tout avaler en lieu et place de lui apprendre à évoluer progressivement avec un vrai partage du pouvoir. On lui a permis de s'exprimer librement un mois et puis on l'avait renvoyé à sa destinée de spectateur amorphe.
Rafik: Il faut rappeler qu'à la mort de Boumediene, grâce à la RA lancée en 72, l'autosuffisance est passée de +70% en 69 à 30% en 80.Faut le faire !
Au lieu de faire l'éloge des intentions, faisons le bilan des responsabilités.
Fodil: Je pensais que vous alliez le reconnaître avec les autres (benchenouf de rachad, Hocine Malti ex Sonatrach, Ali Benouari ex ministre des finances).
Bref, le point que je voulais mettre en avant et qu'on peut expliquer l'échec de la révolution agraire par exemple seulement par la non-adhésion " sincère" des acteurs, d'ailleurs c'est le propre des systèmes autoritaires, les acteurs ne montrent pas où montrent très peu leur hostilité à une option politique! Le choix du système socialiste, je suis d'accord que c'était inévitable, pas de problème sur ça mais le monopartisme, je ne le pense pas.
Borhan:-  
1-     Je ne les ai pas reconnus parce qu'ils ne font pas partie de mes fréquentations...
2-    vous parlez d"échec de la Révolution agraire"... je préfère parler d'abandon de l'option...
3-    je ne pense pas que les acteurs n'aient pas adhéré... ce sont plutôt les metteurs en scène qui ont changé le scénario ...
4-     je ne sais pas si on peut concevoir un socialisme inévitable et un monopartisme évitable sauf si on instaure un pluripartisme... socialiste... c'est à dire un parti du FLN cloné 60 fois comme nous le voyons aujourd'hui...
Fodil: Je ne vois pas la nuance lorsque vous dîtes que "l'option a été abandonnée" à contrario d'un échec?! Qui a abandonné et pourquoi?! Lorsqu'une vérité nous frappe, on doit agir. Lorsqu'une option est un échec, elle est systématiquement abandonnée (en allant chercher des boucs émissaires loin s'assumer simplement l'échec). Étant donnée l'état des infrastructures, des institutions et de la mondialisation des années 60, oui l'option socialiste était un choix et un idéal et des gens sincères ont cru à ce choix et y ont adhéré mais pour vous ça va de paire, si le socialisme est inévitable vous voulez que l'autoritarisme le soit aussi Non! Mettre dans un même parti Mostapha lacheraf, Redha Malek, Abassi Madani sans égard aux libertés individuelles, linguistiques, ne pensez-vous pas que ça aurait fait des mécontents.
Quel soi-disant "danger" aurait encourue L'Algérie si ça constitution avait reconnue (comme elle se devait) la langue et la culture Amazigh? Ou reconnu des partis politiques organisés, au lieu de les réduire à des "courants" à l'intérieur d'un parti unique qui a usurpé le sigle FLN?
Rafik: Il faut rappeler qu'à la mort de Boumediene, grâce à la RA lancée en 72, l'autosuffisance est passée de +70% en 69 à 30% en 80.
Faut le faire !
Au lieu de faire l'éloge des intentions, faisons le bilan des responsabilités.
Rafik: Alimentaire s'entend. Sinon, les chiffres eux, ça résonne.
Fodil :- désolé monsieur, j'ai appuyé par mégarde sur le mauvais emoticon pour réagir à votre commentaire. "Autocratie" "bandocratie" sont des qualificatifs plus appropriés je pense. La guerre froide ne saurait être une raison valable pour s'enfermer dans un modèle aussi autocratique et confisquer le pouvoir
Borhan:-  Je ne sais franchement pas d'où vous tirez ces chiffres et même s’ils sont vrais, j'aimerais bien qu'en votre qualité de "professionnel du chiffre" vous les lisiez avec honnêteté...
C'est quoi l'autosuffisance ?... Parlez vous de la capacité du pays à subvenir aux besoins du peuple en fruits et légumes ou en huile, lait, sucre, viandes, œufs, semoule... fromages en portions, yaourts, confiture d'abricots et anchois ou d'une plus large gamme touchant les détergents, l'habillement, les fournitures scolaires, les médicaments et les carburants ?... Ana ma 3labalich... et puis... pourquoi ne pas avouer que la population de 1969 avait presque doublé en 1980... que les besoins conséquents à l'amélioration des conditions de vie s'étaient multipliés par 20 ou 30 ?...
 Je préfère mettre cette "désinformation" sur le compte de votre "oubli" de ce que peut signifier un chiffre, plutôt que sur le compte d'une volonté de tromper nos ami(e)s qui suivent notre débat...
Borhan:-   Fodil, Vous dites: "La guerre froide ne saurait être une raison valable pour s'enfermer dans un modèle aussi autocratique et confisquer le pouvoir"... vous auriez dû écrire; "s'accaparer du pouvoir" parce que le verbe confisquer signifie qu'on a enlevé quelque chose à quelqu'un et en l'occurrence, je ne vois pas à qui le pouvoir aurait été enlevé... il y avait une lutte entre différentes forces pour s'en emparer, il a été arraché par la force la plus structurée... et c'est tout bonheur pour le pays qu'il ne soit pas tombé entre les mains de l'une quelconque des autres forces parce qu'elles n'auraient pas su le garder...et il serait retombé à coup sûr entre les mains de ceux auxquels il venait d'être arraché au prix que l'on connait...
Et ne me parlez pas de "peuple" car le peuple était réduit à sa plus simple expression... un ghachi pour dire les choses comme vous...
Fodil :- Borhan:- je n'ai jamais utilisé le terme "ghachi", je n'ai ni une admiration pour un quelconque dictateur ni un mépris à mon propre peuple duquel je suis issu. Ce n'est en substituant le mot "s'accaparer" au mot "confisqué" que vous allez convaincre qui que ce soit sur cette page. Vous avez un parti pris clair et vous persistez dans cette nostalgie. Peut-être j'aurais eu votre âge, j'aurais dit la même chose mais il se trouve que non, je ne suis pas désabusé et mon idéal est la démocratie et le multipartisme n'en déplaise aux tenants de la mentalité de "pieds-noirs" déçus
Borhan:-    vous m'avez fait rire en me situant parmi les "pieds noirs déçus"...
 j'ai bien ri aussi quand j'ai lu que je n'allais convaincre personne sur cette page sans savoir de quoi j'essaierais de convaincre les gens...
je vous rassure... je ne veux convaincre personne pour deux raisons: la 1ere c'est que je ne suis convaincu de rien moi-même et je l'ai toujours écrit: je suis une personne à qui il arrive même de douter de l'existence du Créateur... c'est vous dire la gravité de mon mal !...
la deuxième raison c'est que je n'ai aucune action de masse à mener et je n'ai nulle intention de me faire gourou d'une quelconque secte ou dirigeant d'un quelconque parti...
Je vous remercie pour l'analyse psychanalytique que vous me faites à l'œil...
 j'ose croire en votre sincérité quand vous dites que vous croyez au peuple, à la démocratie, à la maturité des masses et à leur conscience de leurs intérêts... d'aucuns se sont essayés avant vous à cet angélisme démocratiste... l'un a fini par se faire à l'idée que ce peuple est un ghachi et le second a reconnu s'être trompé de peuple... et si vous croyiez réellement en ce peuple et non pas en ses tuteurs démocratistes, vous auriez reconnu comme le défunt Boudiaf que ce peuple avait plébiscité Boumediene et qu'il continue à l'aduler, l'adorer ou du moins à respecter sa mémoire beaucoup plus que celle de tout autre leader...
Rafik: Je présente des chiffres, vous répondez avouer, tromper... Je vais clore cette discussion en vous disant que Boumediene tout comme vous devait avoir "obstinément" raison.
C'est sans doute le peuple et l'histoire qui doivent avoir tort.
Borhan:-    je vous répète qu'un chiffre ne veut rien dire dans sa valeur absolue... et que vos chiffres sur la dette autant que sur l'autosuffisance ne signifient ABSOLUMENT RIEN... Je persiste et signe et si vous considérez que c'est un motif à quitter le débat faites le mon cher monsieur...
Borhan:-  et ni le peuple ni l'histoire n'ont rendu un verdict contre Boumediene... ne leur faites pas dire ce qu'ils n'ont pas dit car ils ne vous ont pas mandaté pour parler à leur place...
Rafik:Marz3afch bark
Borhan:-  loukane cheft rouhi nez3af wallah que je n'aurais jamais abordé ces sujets qui...fâchent...
Fodil :- Je vous accorde que Boumediene a son capital de sympathie, je vous avoue que mon propre père demeure un de ses admirateurs mais ce n’est point mon cas.
Je suis ravi de vous avoir fait rire monsieur, même si votre rire a été moqueur, ça demeure un rire pareil
Je ne pense pas qu’infantiliser le peuple, soit une fatalité, c’est la mentalité de Bouteflika and Co. qui parlait lui de « peuple qui se plait dans sa médiocrité s'il ne votait pas sur sa majesté » mais au fond qui rit de l’autre, le peuple ou l’arrogant grabataire?!
Vous sembliez déçu ne pas avoir eu autant de commentaires que vous le souhaitiez concernant le 1ère partie alors réjouissez-vous Monsieur, ne dit-on pas que « lorsque les dieux veulent punir les hommes, ils exhaussent leurs vœux ».
Rafik:-   permettez moi de revendiquer le droit d'avoir un avis différent, un avis propre et même le droit d'avoir tort.
Abdelhak: Le pouvoir a été confisqué par un clan, sur le dos de tout un peuple . Ce peuple aurait dut être guidé par les vrais révolutionnaires comme Boudiaf, Ait Ahmed , Khider et autres .
.Le départ n'aurait pas été biaisé. Des hommes de convictions qui avaient mis leurs volontés au service du peuple et qui n'attendaient rien en retour .
Ait Ahmed avait refusé le pouvoir, parce qu'il refusait de collaborer avec des usurpateurs de la volonté du peuple; Boudiaf avait préféré mourir que de subir le diktat de la mafiocratie ect.......
Borhan:-    Ait Ahmed et Boudiaf ne valent pas mieux que Ben Bella et Bitat... les deux premiers ont eu la chance, certains disent la lâcheté, d'autres la ruse... de ne pas se mouiller... ils ne se sont pas trempés... et ne se sont pas trompés...CQFD
Rafik: Rassembler Bitat et Benbella. Bitat était opposant de Benbella... Quelque chose cloche dans le développement.
Rafik: Désolé de sortir du contenu à nouveau. Qu'on m'explique yarham waldikoum ou wraskoum kadalik: kifach ya 3adjaba, le chef d'etat major complote dans le dos du gpra pour choisir le futur président AVANT même la signature des accords d'Évian !!!
Borhan:-    Rafik: ils ont accompagné Boumediene tous les deux... je peux aussi vous rétorquer: rassembler Boudiaf et Ait Ahmed ou dissocier Ait Ahmed de Ben Bella... · 
Borhan:-   le GPRA comme son nom l'indique était un gouvernement PROVISOIRE... Les rapports de force étaient inévitables... ce n'était pas un complot... c'était un jeu de coulisse comme on en trouve même lors de l'élection du SG du FFS ou du FLN...
Rafik:- Petite précision, on peut rassembler Boudiaf et Ait Ahmed. Au moins dans le GPRA.
Rafik:Ceci dit. Nous sommes de toute évidence confrontés à une forme de sacralisation chronique ou Boumediene érigé en demi dieu n'a rien fait de travers. À nouveau, je le redis pour ceux qui ne vous ont pas compris: tous avaient tort, sauf lui.
Borhan:-  On peut rassembler même Ait Ahmed et Ben Bella à Genève ou St Egidio... winou el mouchkil ?
Borhan:-  Ce n'est pas moi qui ai déifié qui que ce soit et je n'ai jamais affirmé que quiconque soit irréprochable mais puisque vous voulez me coller cette étiquette je dirais à la bonne heure !
Rafik:- C'est ce qui transparaît dans vos interventions. Chouf a dadda, faut juste se dire que toutes les réformes entreprises sous Chadli avaient pour but de rattraper les désillusions des slogans aussi pompeux que creux presque.
Borhan:- On revient à la charge... non ya Dadda... toutes les pseudo-réformes entreprises par Abdelhamid Brahimi sous Chadli ne visaient qu'à faire capoter les politiques engagées par Boumediene... mais ces politiques étaient si bien réfléchies qu'on n'a pas pu en déboulonner totalement une seule... on a pu tout au plus créer une situation inédite, totalement hybride entre un socialisme trop tenace et un libéralisme trop vorace et tout le monde sait que tout ce qui est hybride est stérile... d'où notre situation actuelle...
Abdelhak:-   La différence fondamentale entre Ait Ahmed -Boudiaf et Benbella -Bitat c'est leurs alliances politiques, les premiers avaient choisi d'être libres et autonomes revendiquant un consensus politique et les seconds avaient choisi l'alliance avec Boumédiene pour s'accaparer du pouvoir, le premier a été gratifié du grade de président de la république et le second de président de l'assemblée nationale.
Rafik:-Asbar chwiya j'ai les cheveux qui se dressent ! Investir quasiment 25% du PIB dans les industries industrialisantes et finir en Guelma bleu ciel. Achwiyaaaaa ! Pidabor quelles sont les compétences de Boumediene en termes économiques ? Qui devait s'en charger ? Qui les a nommé ? Qui est comptable du bilan ?
Rafik:-D'ailleurs, au passage, l'exode rural aussi, je le lui colle.
Borhan:-   Abdelhak- c'est votre lecture et vous ne pouviez dire le contraire....
Borhan:-  Rafik- vous pouvez lui coller aussi le seisme d'el Asnam et les inondations de Bab El Oued...
Rafik:- Yetsema nta rak hab t9oul belli ma ghlat fi walou sauf li machi bel3ani ?
Borhan:-  Rafik- l'industrie industrialisante c'était aussi les tracteurs Cirta, les camions Sonacome, les détergents SNIC, les costumes Sonitex, les peintures ENAP, les compteurs d'El Eulma, les produits en acier de la SNS...
Borhan:-   Rafik- c'est toi qui, après avoir parlé au nom du peuple parle en mon nom... kemmell 3liha !
Rafik:-Juste à côté de la sonacome rouiba, il y a un grand hangar ZF made in la bas et des vieux camions neufs mais avec des moteurs prêts à démarrer.
Abdelhak:- Pourquoi ce n'est pas la réalité? Ce n'est qu'après une dizaine d'années de prison que Ben Bella avait changé, il avait compris que le système menait a la ruine. Bitat avait fini par comprendre et s'est retiré en démissionnant du perchoir.
Borhan:-  Rafik- quelles sont les compétences de Boumediene en termes économiques ?... djabli Rabbi bdit etkharref... ya "Dadda" on ne demande pas à un président d'être techniquement compétent en toutes les matières qui font la gouvernance d'un pays… il y'a des conseillers et des experts pour ça... je pensais que c'était élémentaire mon cher Wat... heu... Rafik !
Rafik:- Quels étaient les compétences de Boumediene alors ??
Borhan:-   Abdelhak- rak tgoul bark... je veux dire "ettiri bark"... khallina men la blague nta3 Ben Bella... mais Bitat a assuré l'intérim et devait partir après l'élection du Président... et à ma connaissance il ne s'est pas retiré de gaîté de coeur walla wach igoul Zoheir ?
Fodil :- Vous savez monsieur ce qui m’inquiète?!  Eh ben ce n’est pas de prendre parti pour le gagnant (armée des frontières et Boumediene plus particulièrement) en qualifiant un fait historique sur lequel beaucoup s’entendent à dire que c’était une trahison du GPRA qui pour vous étaient de simples «jeux de coulisse» où vous sous-entendez que c’était normal, c’était sain, le meilleur avait gagné c’est tout et tant pis pour le perdants.
Ceci est réducteur de la réalité et au bas mot une contre-vérité cynique. Mais en même temps, en voyant la lecture officielle de l’histoire récente du terrorisme islamiste, je comprends que notre histoire contemporaine de même que l’antiquité où le moyen âge n’est qu’un tissu de mensonges et aussi longtemps qu’on ne la connaîtra pas, on continuera à refaire les mêmes erreurs pendant qu’un noyau de « super-algériens » continuera à se gargariser avec ses certitudes bidons.
Borhan:- Rafik- Celles de tout bon président: le charisme, l'autorité, le courage, l'engagement, l'art du discours, les suites dans les idées, la sagesse, la pondération... on parle de "qualités" et non de compétences pour les postes de "chefs"...ya Dadda !
Zoheir :-Melguit mengool Ya Borhan devant tant d’affirmations qui restent à confirmer....Voilà
Rafik:- Magouiller et s'entourer d'incompétents aussi. Un peu au moins
Borhan:-   Fodil- c'est un autre problème... nous ne sommes pas le seul pays touché par la déferlante islamiste... il faut situer ce phénomène ailleurs que dans nos errements et nos erreurs...
Zoheir :-Certains Algériens se plaisent à pondre des affirmations et autres qui restent à vérifier ....
Zoheir :- الهدرة باطل
Borhan:- Zoheir- c'est ce qu'on appelle "tiribarkisme"...
Borhan:- Rafik-reponditlek 3la hadhi...
Abdelhak:- RAK ANTA ALLI TEKHELAT? j'avais dit démissionné du perchoir le 03 octobre 1990 pour exprimer son désaccord avec le président Chadli, c'est toi qui n'avais rien compris. Bitat avait mis du temps pour comprendre le système autoritaire qu'il avait enfanté avec ses amis .
Borhan:-  il vous aurait fait cet aveu ? Si c'est le cas il faut tout de suite communiquer à Ennahar ce scoop!
Zoheir :- Système en ruine dictateur et autres affirmations que je trouve beaucoup plus du verbiage que de l'analyse pondérée... Moi je sais une chose à l’annoncé de la mort de Boumediene Allah yarehmou j'étais à côté de mon père dans sa R8 il posa sa tête sur le volant et éclata en sanglots ça m’a marqué à vie. J avais 13-ans
Borhan:-   Moi j'ai vu pleurer ma mère... et au boulot le matin, j'ai vu les femmes de ménage en sanglots...
Zoheir :- Abdelhak- « le système qu'il avait enfanté avec ces amis» ... on enfante un SYSTÈME? Je crois que c est vraiment du verbiage...
Rafik:- Ya djma3aaa, ya djma3aaa... Ne confondez pas vos idéaux nobles de l'époque, vos aspirations légitimes avec les résultats calamiteux qui ont suivi. Haw 40 ans plus tard faut commencer à être lucides.
Zoheir :- Rafik-  je vous conseille un très bon livre de Claude Julien l'empire Américain édité en 1969 pour comprendre l'actualité....
Borhan:-  Rafik-  rani goultlek la calamité ne vient pas du boumedienisme mais de la déboumedienisation...
Abdelhak:Borhan-  Tu sais ,j'ai remarqué qu'a chaque fois que tu es en difficultés d'arguments tu rabaisses le niveau de discussion, moi je n'attache pas d'importance aux imposteurs et aux faux dévots pour m'intéresser au journal Annahar.
Borhan:-   Abdelhak-  j'ai parlé d'Ennahar parce qu'il est friand de scoops de ce genre... sinon, pour moi et en dépit de tout, il reste le journal le plus lu et donc que ce sacré peuple a plébiscité...
Borhan:-  je vous signale que je ne suis jamais à court d'arguments... jamais !
Rafik: Zoheir wach igoul had lektab ?
Zoheir:- Faut le lire
Rafik:Borhan:-  ceux qui ont boumedienisé ont déboumedienisé. Comment les qualifier? Des traîtres? Haw kanou m3a el kaed el 3adim. D’ incompétents?  Si on leur donnait la parole (ils ne l'avaient pas tellement bekri),  peut-être qu'ils nous seront utiles
Abdelhak:Borhan-   Avant de parler de scoop, renseigne toi, avant de faire des affirmations erronées Bitat avait bien démissionné du perchoir parce qu'il n'était pas d'accord avec la politique du président Chadli.
Borhan:-  Rafik- il me semble que le sujet est précis...nous parlons de Boumediene et de sa gouvernance... et spécialement des accusations formulées contre son choix du monopartisme et du socialisme... c'est toi qui nous a menés vers d'autres pistes malgré ma promesse que j'y arriverai...
Borhan:-   Abdelhak-  nous parlons de Boumédiene... c'est pour ça que j'ai pensé à sa démission suite à son intérim à la mort de Boumediene... wach eddana el Chadli ?
 Abdelhak:-  Moi je parlais de l'itinéraire politique de feu Bitat, je disais que lui aussi, qui avait participé au même système, avait mis du temps pour comprendre qu'il (système) était mauvais et avait démissionné …
Ben :- Despote, il le fut, mais un despote éclairé! Contrairement à  beaucoup de responsables il avait une vision pour l'Algérie et les algériens...
Il n'était ni mégalo ni rêveur...
Il était contrairement à ce que l'on pense un pragmatique...
Malheureusement, malgré sa poigne il a sous estimé les ennemis de l'Algérie et des algériens qui ont fini par tout faire dérailler...
Ses réformes : du système agraire, du système scolaire et du système médical ne furent que... justice sociale ! On le lui reproche jusqu’à nos jours...
Personnellement je lui dois tout et je fus de son vivant un ''soutien critique'' a travers le volontariat estudiantin, j'ai fait aussi mon service militaire avec fierté ... wa salam !
Adam:- Un génocidaire des élites kabyles qu'il repose fi jahanam el 7amera !
Borhan:-   Le mythe autant tenace que faux de Boumediène anti-kabyles sera un sujet que j'espère traiter dans un prochain texte... merci pour la suggestion...
Rafik:- Dire que son tort fut de "choisir des personnes peu convaincues" revient à leur transférer la responsabilité de l'échec. De plus, entre les caciques et les institutions ou organes, avait-il autorité ou non de choisir tout le monde et partout.
Dire qu'à sa disparition, on s'est attelé à démanteler ses réalisations revient à accuser toute la smala (la même grosso modo) d'incompétence ou d'anti-nationalisme.
Ou alors, il a fait les mauvais choix d'hommes et/ou de politiques et qu'on s'en est rendu compte ???
Beaucoup de contradictions dans les développements.
Le puzzle ne colle pas.
Borhan:-   c'est votre lecture... moi je parle de révisionnisme... tout le monde sait qu'à sa mort et profitant d'un nouvel équilibre des forces mais aussi des bouleversements politiques mondiaux et des recompositions géostratégiques, les adversaires de ses options et qui étaient contraints de composer se sont retrouvés avec les coudées franches et ont imprimé les virages qui servaient leurs intérêts... On ne peut reprocher à l'homme de les avoir laissé faire... il était mort !... On ne peut lui reprocher de ne pas avoir construit un édifice plus ferme: sa construction était en cours...
Rafik:-  Construction en cours... Please wait... Downloading... Installation in progress... À part lui, y'avait que du vide quoi...
Borhan:-  
1-     Vous dites la même chose que moi: discuter ce qui fut, pas ce qui aurait dut être... et c'est ce que je fais...
2-     On ne peut honnêtement parler d'échec d'une expérience sans en donner la moindre preuve... et une expérience n'échoue pas "absolument" mais "relativement"... La RA, malgré tout ce qu'on dira aura permis à des paysans sans terres et qui étaient voués à faire les ilotes ou les lumpen prolétaires alors qu'ils furent les premiers à souffrir de la domination coloniale, des citoyens dignes dont les enfants sont aujourd'hui hauts cadres des institutions de ce pays... et puis... tout le monde peut avoir la preuve sans trop chercher que l'expérience a été sabordée... et puis...que les options de substitution ont été tragiquement moins performantes, puisqu'elles furent la cause d'une mémorable spéculation foncière qui se poursuit jusqu'à ce jour et d'une perte à très grande échelle de la vocation agricole des terres qui a transformé les meilleures d'entre elles en lotissements sauvages construits sans aucune norme de fonctionnalité ou d'esthétisme...
Rafik:- Faut poser la question aux hauts cadres des institutions de ce pays qui ont laissé faire. Cette forme de complicité s'apparente à une malhonnêteté, probablement mêlée à une Incompétence et pire: la corruption de "ne changeons pas un système kharedj 3lina".
Borhan:- 
3-    Vous vous gardez bien de parler de libertés d'expression me reprochez-vous... il me semble que j'ai, au contraire fait une digression sur les deux sujets que je traite, pour m'étaler assez longuement sur cette liberté d'expression qui fleurissait en tout coin du pays et mes amis Samy et Nasreddine n'ont pas manqué d'apporter leurs témoignages sur cet état de fait que seuls pourront nier ceux qui n'ont pas vécu cette période de grande effervescence politique et culturelle.
4-    les droits linguistiques niés... c'est une ritournelle victimisante que je réfute...
Aucun algérien n'a été interdit d'usage de sa langue ou de son dialecte vernaculaire... les chaouis parlaient chaoui, les mozabites parlaient mozabite, les kabyles parlaient kabyle et les autres parlaient chacun la forme de darja qui prévalait dans les lieux...
 je n'ai pas oui dire qu'on aurait imposé à l'oranais de dire "naam" au lieu de "wah" ni au annabi de dire "enta" au lieu de "nti" en s'adressant à une personne de sexe masculin, ni au m'sili d'éviter l'interjection "ya ettell !" ni au sétifien de fleurir son langage en pestant contre les arbitres qui défavorisaient l'entente ou d'appeler leur club phare: "saouda ou baydha" au lieu de "kahla ou baidha"... Et ce n'est ni Mouloud Kacem Nait Belkacem ni Cherif Kharroubi qu'on aurait forcés à s'exprimer en arabe châtié...,

5-    l'expression " trahison du GPRA, est à mon sens déplacée... trahir c'est s'engager puis ne pas respecter son engagement...
Dans le conflit tout à fait "normal" qui opposait les hommes et les idées des différentes factions de la Révolution, je pense que le seul qui n'a trahi personne car il est resté toujours d'accord avec ses options déclamées sans ambages, il faut le reconnaître, qu'on soit d'accord ou pas avec lui, ce fut Boumediene... le seul aussi à avoir un projet politique, social et économique cohérent dans la tête...

6-    l'arabisation comme le monopartisme et le socialisme n'était pas elle aussi une option boumedieniste... ce point sera traité en son temps et il vous sera prouvé que Boumediene n'a fait qu'appliquer un programme décidé par la Révolution et noté en noir sur blanc dans ses textes "fondamentaux"

7-     Je vous rappelle,  je pense ne pas me tromper que " la condition d'adhérer au FLN pour accéder aux postes" est une mesure chadlo-messadienne prévue par l'article 120 et cet article ne date pas de l'effroyable dictature de boumediene mais de l'infitah qui a suivi...

8-    si je n'ai pas abordé ces sujets ce n'est pas par volonté de les occulter mais tout simplement parce que je n'ai ni la prétention ni la capacité ni la volonté de tout dire dans un post ... mais j'espère pouvoir en dire ce que je pense dans mes prochaines interventions....

9-    vous affirmez vous même que "Plusieurs partis déjà étaient de gauche mais interdits pat le FLN alors c'était pas un problème de clivage gauche-droite"... je n'ai jamais présenté le FLN comme un parti et il ne l'était pas du temps de Boumediene...ni du temps de la Révolution... c'était un "front" regroupant toutes les tendances soucieuses de terminer la deuxième phase de la Révolution, celle de la construction institutionnelle qui devait suivre la libération (du moins si on se réfère à la volonté déclarée et déclamée de Boumediene)...

Nos amis qui ont suivi les tribulations du FLN pourront certainement dire quand le Front s'est transformé en parti et a adopté l'autoritarisme qui a fini par le faire exploser en octobre 1988...
Borhan:-  Je viens de trouver sans trop chercher que l'article 120 date du Congrès extraordinaire du FLN qui a suivi la mort de Boumediene en 1980... et qu'il ne s'imposait pas à tous les cadres mais seulement à ceux des organisations de masse du FLN (et c'était de bonne guerre)... le voici in extenso: " le parti du Front de Libération Nationale joue un rôle d'impulsion, d'orientation ct de contrôle vis·à·vis des organisations de masse,  sans se substituer à elles ou affaiblir leurs capacités d'initiative. Ne peut assumer des responsabilités au sein des organisations de masse que celui qui est militant structuré au sein du parti.  Le Comité central arrêtera les étapes d'application de ce dernier principe»...
Rafik:- 15 milliards de dollars de dette extérieure au 12/1978. Rapporté à aujourd'hui ça ferait 53,5 Milliards pour un baril à 48 dollars (actualisés) avec une population moitié moindre à majorité rurale et bien modeste.
À part la nostalgie du panaf, des voyages à 200 da et des complexes d'Alger ouest...
Rafik:- Nzidou la dette intérieure ??
Ikram:- Ohhhhh borné
Rafik :- C'est à moi que vous vous adressez Ikram ?
Rafik:- Sans réponse de votre part et de toute évidence, votre message m'est adressé.
Pour vous, je ne l'espère quand même pas.
Dans ce genre de gentillesses, je peux vous combler.
Quoique à bien regarder faudrait avoir des tendances simiesques.
Borhan:-  Vous insistez sur ce point comme s'il pouvait signifier quelque chose... je vous ai répondu dans la 1ere partie quand vous l'avez soulevé... pour ma réponse, référez vous à ce que j'ai déjà écrit et si vous ne le retrouvez pas, je ferai l'effort de vous le copier-coller.
Rafik:- Tesmehli je suis plutôt chiffres que nostalgie/appréhensions ou appréciations romancées (qu'elles soient pour ou contre).
Rafik:- L'avis de trois universitaires sur la question:
La brève période d’Ahmed Ben Bella (1962-1965) fut «davantage nourrie de discours populistes que de réalisations» et «démontre le défi que peut poser l’indépendance politique d’un pays sans leadership et sans ressources organisationnelles». Celle de Houari Boumediène, qui s’étale de 1965 à 1978, coïncide avec l’exercice de la souveraineté sur les richesses et «les mesures de nationalisation effectuées ont permis d’asseoir les bases d’un financement du développement».

Ceci dit, le projet de développement d’«industrie industrialisante», selon les deux auteurs, «trop ambitieux pour un pays dépourvu de compétences humaines et de ressources organisationnelles, trop politisé dans sa mise en œuvre, a plongé le pays dans la spirale de l’endettement extérieur et l’a installé dans une situation d’économie de rente».
Borhan:- Vous êtes chiffres et moi je n'ai rien d'un cabot qui aboie et se mord la queue en allant et revenant dans ses explications...
Je vous ai donné mon point de vue... je ne peux vous en donner que le même une seconde fois....
Vous êtes chiffres, Allah ibarek... mais je vous conseille de revenir à plus de rationalité... le sujet concerne pour cette fois ci deux points: le monopartisme et le socialisme... si à chaque fois vous me revenez avec votre dette, je ne crois pas que ça fera avancer le débat...
Borhan:-  J'aurais aimé que vous nous donniez, vous le féru des chiffres, la structure de cette dette...
 Je devine pour ma part que c'était essentiellement une dette militaire russe (nous avions subi deux guerres et nous étions sous la menace franco-israelo-marocaine permanente et il fallait aussi doter notre armée d'une force de dissuasion) et une dette d'investissement vu l'effort de construction des complexes industriels (qui continuent malgré tous les coups de boutoir des "experts" es-restructurations à tourner au grand dam des anti-boumediénistes...
Rafik:-  Matnarvach bark. Nous pouvons être d'avis différents et s'exprimer librement (sans se faire boumedieniser.
Borhan:-  je vous réponds même en vous suivant dans vos digressions... wach nzidlek ?
Rafik :- El mochkel c'est s'écouter. Au lieu de se répondre.
Borhan:-  Rafik- vous êtes difficile... vous n'acceptez pas de suivre la discipline du débat... je vous avoue publiquement que:
1-     je ne peux vous donner du tac au tac le montant de la dette algérienne à une date précise de notre histoire...
2-     je ne peux et ne veux pas vous répondre en sautant d'un sujet à un autre...
3-      je ne peux pas et ne veux vous répondre plusieurs fois à la même question...
4-     je ne peux pas et ne veux pas vous répondre à des questions que vous êtes seul à comprendre...
Rafik:-  Je crois également que, fondamentalement vous êtes allergique à toute forme de critique relative à Boumediene. Une idolâtrie, un dogme. Il faut désacraliser l'individu un peu.
Borhan:-  Et puis, entre nous... 53 milliards de dollars... pour un pays exsangue...
Rafik:- On parle pas de chiffres goulna. On va se fâcher
Rafik:- Parlons intentions du marhoum, conspirations extérieures et trahisons intérieures. Ça fera des textes plus longs
Borhan:-  vous êtes trop décousu... je ne parviens pas à vous suivre.... parlons chiffres... on ne parle pas de chiffres... parlons réalisations... non parlons intentions.... et de temps en temps une petite phrase se voulant laconique... revenez au sujet si vous voulez qu'on poursuive... et permettez moi de m'absenter pour quelque temps... je dois me lever pour faire mes 50 km d'obligations familiales...
Rafik:- La preuve.
Rafik:- Démystifions le personnage pour commencer tiens !
Borhan:-  je ne pense pas faire autre chose depuis le début...
Malika :-  Tout ce que vous dites doit rester dans les livres . Écrivez Mr BORHAN .
Madjid :- Une vérité !
Kamal3 :- Au lendemain de l'indépendance les intentions commençaient à se dessiner, et les luttes de toutes sortes pour la conquête du pouvoir faisaient rage... tous étaient prétendants mais personne ne faisait l'unanimité... sauf Boumediene qui a su manipuler pour obtenir un consensus...
Quant au choix de l'option politique, c'était évident de ne se mettre sur la voie de notre ennemi et que la bipolarisation imposait ce choix...
Adam :-L'héritage désastreux laissé par Houari Boumediène est le pouvoir assassin ... son bras droit "le clan Bouteflika" … les généraux mafieux ... l'arabisation
Borhan:-  Vous ne faites que répéter des slogans qui ne font nullement avancer les débats...
Si vous avez des arguments ou des réflexions même sans arguments, nous gagnerons à les entendre quant à ces slogans, il nous est facile de les trouver dans certaines publications et chez certaines personnes.
Adam :-  Ok je sors .
Borhan:- Je pense que vous devriez rester et essayer d'étayer vos "accusations" par des preuves si vous en avez ou des recoupements...
Par n'importe quoi mais évitez de les assener comme vérités absolues parce que certains hommes et cercles en usent pour leur propagande...
Mohamed :- De son vivant on accusait Boumediene d’avoir des actions chez BMW par rumeurs. Une fois mort on l’accuse de tous les maux de l Algérie ceux qui l’ouvrent n ont rien fait que de le dénigrer…
Slim :- Et juste après sa mort, le démantèlement / dissolution des Écoles des Cadets de la Révolution, cheval de bataille de Boumediene.
Mounira :- Franchement cela devrait faire un grand livre d'histoire de référence, vous devriez y penser M. Borhan !
Djaffar :- Certaines personnes insistent vraiment pour laver les crimes de Boumediene,  ils sont devenus des juges des avocats les preuves etc etc… il y a les familles des disparus qui sont vivantes et celles des personnes assassinées un peu de respect
Borhan:- Je me doutais bien qu'en bout de parcours on nous jouerait cette carte...
Je trouve que le doute est de rigueur que ce soit à charge ou à décharge et que l'incrimination sans preuve vaut la déculpabilisation sans preuve...
Et dans tous les cas, ce n'est pas en discutant du passé d'un présumé coupable qu'on témoignerait d'irrespect envers les proches de ses présumées victimes... surtout quand il s'agit de faits d'histoire (et de guerre) et non de crimes de droit commun...
Djaffar :- Boumediene n'avait jamais applaudi avec ses propres mains mais celles de la sécurité militaire
Borhan:- La SM n'est pas une honte... C'est un service de renseignement de notre pays...
Ses éléments peuvent parfois se rendre coupables d'actes répréhensibles ou même criminels mais l'institution doit être respectée ...
Certains opposants ont inculqué dans l'esprit des citoyens l'idée d'un ogre répressif...
Khaled4 :- Juste une réserve : La SM n'était peut-être pas un ogre répressif (ce qui me paraît sujet à caution), c'était tout de même une hydre tentaculaire qui se mêlait de toute la gestion du pays. Aucun fonctionnaire d'autorité n'était nommé sans son aval et aucun "élu" adoubé. Elle a couvert beaucoup d'abus puisque beaucoup de prédateurs (anciens et actuels) sont passés à travers ses filets.
Borhan:- je doute très fort que dans toute la vaste mappemonde on puisse trouver un seul pays où les "fonctionnaires d'autorité" sont nommés sans l'aval des "s'rabess"...
Tous les "services" du monde fonctionnent de la même manière... nous n'avons rien inventé ou plutôt si... nous avons inventé la méfiance face à nos "renseignements" et la propension à leur imputer tout abus... et c'est ce regard qu'on nous a appris à porter vers ce service de haute souveraineté qui fait que notre citoyenneté prête souvent à caution...
Borhan:-  Vous m'avez très très mal lu... Je ne suis pas déçu de ne pas avoir eu beaucoup de commentaires sur la 1ere partie... Je suis déçu qu'on n'ait pas débattu les 5 points développés et qu'on ait focalisé sur les clichés habituels de l'anti-boumedienisme...
Borhan:- Oui... Si vous prenez le qualificatif "propre" dans le sens de "personnel"... Je peux même vous dire que je resterai votre ami sauf si vous décidez vous même de vous faire mon ennemi... Et puis... Il se peut bien que dans un mois, dans un an, un peu plus, un peu moins, vous pourriez devenir zélé défenseur de la mémoire de Boumediene et je pourrais m'en faire pour ma part acharné pourfendeur... Chkoun chaf ?...
Nasreddine:- Boumediene le visionnaire
Louiza : Et qu'en est-il de ses pourfendeurs qui l'accusent d'être anti kabyle? D'où leur viennent leurs assertions? Moi je suis une inconditionnelle de Boumediène et je vous remercie beaucoup pour vos témoignages le "réhabilitan" en ces temps où il est de bon ton de le critiquer, de l'accuser de tous les maux de l'Algérie, passés présents et futurs. Merci monsieur Borhan.
Mostefa:- Le plus important reproche à faire à notre deuxième président après l'indépendance c'est de s'être emparé du pouvoir par la force des armes et a donné beaucoup de pouvoir même un excès de pouvoir aux militaires. Il fallait avoir fait le service militaire durant les années 70 pour connaître le pouvoir Boumediene.
Lire aussi " Un algérien nommé Boumediens " de Annia Francos.
Après être appelé et rappelé j'ai fini par haïr et détester Boumediene, l’hymne national actuel et le drapeau sous lesquels on m'a fait ramper nu sous des crachats et des insultes .
Oui la SM était l'ogre des années Boumediene.
Ça me fait mal de voir des intellectuels défendre Boumediene et le régime que l'on a hérité de lui.
Borhan:-  Je présume y'a Si Mustapha qu'après avoir effectué votre formation militaire vous avez eu à entraîner les bidasses des promotions postérieures... Je ne sais pas comment vous vous y êtes pris... Il y avait peut être des abus, de la dureté, de la cruauté même dans le bol d'air matinal, les revues de la troupe à une heure indue, les coups de gueule et parfois de crosse des caporaux et sergents, les punitions collectives, le ragoût où surnageaient les cafards, les permissions bloquées, les corvées de bois etc ... J'y suis passé moi aussi... Mais ça nous faisait bien rire dans les chambrées après coup...
La caserne n'est pas faite pour des scouts et ces méthodes faisaient partie de la pédagogie...
Il n'y avait ni haine ni sadisme... C'était si mécanique qu'après notre formation on retrouvait nos chefs avec leurs vraies valeurs et ils devenaient nos amis au mess ou ailleurs et sans qu'il n'y ait trace du syndrome de Stockholm...
Je crois que citer le SN comme infamie du boumedienisme est injuste pour cette sublime école de la vie, du nationalisme, de l'amitié, de la "rojla" etc...
Mostefa:- Je m'excuse Mr Borhan,  au contraire j'ai appris à être lâche, et je regrette beaucoup de n'avoir pas tué mes tortionnaires au moment où j'étais rappelé;  je disposais de munitions… le Service militaire est un esclavage moderne
Mostefa:-  J'étais impressionné par vos écrits mais cette fois étonné par votre position en ce qui concerne Boumediene et l'armée.
Mostefa:- Tout le malheur de l'Algérie actuelle nous vient de Boumediene et de ses compagnons, de quel droit ils ont pris le pouvoir. Un officier militaire se comporte comme officier même hors de la caserne.
Azzeddine:- Pleurer à la suite de la mort d un dictateur est une réponse psychanalytique à ses propres déchirures. Le dictateur nord coréen a été pleuré par de millions de ses compatriotes. Idem pour Staline.
Borhan:- Et c'est 2 ou 3 psy qui fustigent et condamnent des millions de pleureurs et de pleureuses... Les psy sont les seuls hommes libres et qui ont "tout compris" et la psychiatrie est décidément une science qui ignore la démocratie...
Azzeddine: Ma trouch bi3d. On parle des pleureurs et des pleureuses payés pour pleurer. Chez nous en Algérie, lors des cérémonies funéraires, on engage des pleureuses pour quelques jours afin de louer les qualités du défunt. Quant à la psychanalyse, laissons-la aux spécialistes
Borhan:- Azzeddine:  Dans le cas qui nous concerne, on aurait payé plutôt des hyènes ricanantes pour fêter la disparition de l'homme... Les millions d'hommes et de femmes qui l'ont pleuré ne l'ont pas fait pour l'argent ou pour la frime.
Azzeddine :- Si Bouteflika meurt maintenant ,des millions d’algériens vont sortir dans la rue et le pleurer. Chez nos voisins de l ouest, des millions de marocains sont sortis pleurer Hassan 2 lors de sa mort.
Azzeddine: On appelle ça l hystérie collective
Borhan:- Appelez ça comme vous voulez... ce qui est certain c'est que l'envergure de cette "hystérie collective" est proportionnelle au respect que doivent ceux qui en sont sujets au défunt qu'ils pleurent... Ca s'est vu avec Nasser, Péron, Castro, Tito, Oum Kalthoum, Mohamed Abdelwahab ou Amar Ezzahi...
Borhan:- Mostefa:... L'armée est une institution de la République... La principale, tant que les autres pays disposent aussi de leurs armées ... J'y ai connu des HDT, Sous-Off et Officiers de grande probité, d'intelligence remarquable et de belle humilité ...
J'en ai connu aussi des gredins... Parce que l'armée émane du peuple, elle ne peut qu'être à l'image de ce peuple...
Tout comme la Justice, l'enseignement, la santé, le fisc ou les pêcheurs à la ligne et les vendeurs de pesticides de souks hebdomadaires...
Vous êtes peut être tombé sur quelques gredins... Cela ne vous donne absolument pas le droit de rejeter toute l'institution...
Je suis persuadé que dans votre noble famille il y a quelques fieffés escrocs ...
Ce n'est pas pour cette raison que vous iriez changer de nom...
Borhan:- Afulay a clos la discussion par ce gentil mot qu'il a supprimé ensuite... C'est quand même gentil de me vouvoyer...
Rafik:-Goulna j'enregistre.
Borhan:- je ne suis pas comptable de tes faits et gestes... dir kima tobghi Rabbi elli 3tak !
Rafik: Si nous considérons un profil type pour le boumedieniste,  pouvons nous dire qu'il est souvent : rural, modeste avec une carrière de charika wataniya ? (Il n'y a rien de péjoratif ou de rabaissant !)
Borhan:- Ce n'est pas le sujet de mon post... je vais clore les débats sur les questions relatives au monopartisme et au socialisme... je vous retrouve à Reggane, Mers el Kebir ou Oued Namous pour discuter de Boumediene et les accords d'Evian...
Rafik:- J'enregistre...
Amar:-Bravo bravo ! Tu est comme un petit dieu, ghlebt ga3 ennass... t'as remarqué?
Borhan:- je n'y peux rien si mes "adversaires" ne sont pas de taille à me porter la contradiction...
Plus sérieusement, je pense que les anti boumedienistes souffrent de 2 pêchés mignons:
1-      ils développent les mêmes clichés et idées toutes faites: dictature, autorisation de sortie, coup d'état, usurpation de la volonté populaire, socialisme, répression, exécution des opposants...
2-     Ils regardent tous Boumediène avec les yeux de maintenant et le jugent avec les critères socio-politico-économico-culturo-religieux d'aujourd'hui et non de son temps.
Rafik: Là aussi la réponse s'écarte du sujet pourtant.
Borhan:-  Rafik: la remarque est subsidiaire... j'ai jugé bon de lui répondre... mais arrêtez donc ce numéro... Vous avez un post, il contient deux idées forces, si vous avez quelque chose à en dire faites le sinon contentez vous de lire ou de regarder ailleurs, en attendant de pouvoir commenter...
Personne ne vous mandate pour venir me faire des reproches sur ma manière de conduire les débats sur mon propre mur...
Rafik:-  J'enregistre et je constate. Mais où voyez- vous donc qu'il y a reproche ?!
Rafik:  Et bonjour.
Borhan:- Rafik-  bonjour... vous en êtes à 4 ou 5 fois l'expression "j'enregistre"...changez de registre... ça lasse. Quant au reproche il est évident à moins que nous ayons une définition différente du terme... ceci dit, je me refuse de répondre à vos prochains reproches... le but de ma diffusion de ces posts n'est pas d'engager un dialogue personnel avec mes ami(e)s sur des questions d'ego mais de discuter des controverses entretenues à propos de Boumediène, Rabbi yerahmou.
 Borhan:-  Je ne sais pas ce que vous voulez prouver par ces photos...
Je vois dans celle-ci au premier plan un Boumediene au visage émacié... et sur le véhicule Gamal Abdenasser...
La photo doit dater de mai 1964 lors de la visite de Nasser à Alger sous la présidence de Ben Bella...
Si c'est pour prouver une quelconque inféodation de Boumediene au président égyptien (qui reste une des plus marquantes figures de l'histoire du monde au 20e siècle), vous devrez repasser...
Ben Bella fut sans conteste un nassérien convaincu mais Boumediene avait trop d'orgueil et d'amour propre pour ne pas cultiver son aura propre...
Borhan:- Je ne sais pas là aussi pourquoi ce montage qui montre la remise de grade de Boumediene et de Chadli à Nezzar...
Je ne comprends absolument pas ce qu'on veut démontrer...
Je pense que la première photo montre le président Boumediene remettant des distinctions aux militaires algériens qui ont participé à la guerre israélo-arabe de juin 1967 et qui s'y sont remarquablement distingués...
Nezzar y était.
Bref...il faut d'abord comprendre ce que vous voulez passer comme messages en publiant ces photos, pour qu'on puisse vous en dire ce qu'on peut en penser...
Amar:- Une image vaut mille mots, il a prêté serment au diable et vous aussi malheureusement
Borhan:-  Amar:  le mystère des photos reste entier... merci pour l'insulte.
Amar:-  Puisque tu le défends mieux que quelconque , parle-nous un peu de sort de Krim, les dépouilles d'Amirouche et de El Heouas ?!
Borhan:-   Amar:  Ana ma 3labalich... si vous avez quelque chose à dire sur ces tristes épisodes, nous attendons votre aimable participation...
Amar: Tu as insulté même ceux qui sont morts zaâma pour ....
Amar:  Voilà !
Amar: Ma3labalekch !
Borhan:-   je vous défie de publier un seul copié-collé de la moindre insulte que j'aurais proférée...
Amar: 3lach ghleb ga3 nnas imala
Borhan:-   parce qu'il était plus fort et plus rusé...
Amar: Plus fort en quoi ? En quelle bataille?
Borhan:-  en stratégie de prise du pouvoir...
Amar:  En temps de guerre , quel était son ennemi ?
Borhan:-  la France, pardi !
Amar:  Hhhhh
Borhan:-  heureux de vous avoir fait rire...
Amar: Je vais pas vous insulter, et je ne t'ai pas insulté… Heureux les martyrs qui ont rien vu auss…i
Borhan:-  notez que le sujet concerne 2 points: l'option socialiste et le monopartisme... quant aux phrases toutes faites du genre: "une photo vaut 1000 discours"..."heureux les martyrs qui n'ont rien vu"... n'importe qui peut nous en fournir à satiété... pour l'insulte, je ne crois pas que vous m'ayez offert une rose en me disant que j'ai conclu un pacte avec le diable... merci de revenir au sujet...
Amar: Hadak essocialisme 3labali belli te33arfou
Amar: Les grandes terres limen sahou ? La vallée de oued isser limen sahet ?
Amar:  J'ai rien contre les djelfaouis et tiartis mais.......kifach ennas regdet w sebhet lgat'houm saknin fi tizi w bjaia ?
Amar:  Wa 3labali ta3ref , mais rak ghir...
Amar: Ih heqqa ..nta thani sahetlek fi Zemmouri , 3labiha ?!!
Borhan:- rak ettiri bark... tu peux même me dire que dabbart fiha villa fel club des pins... eskout ya radjel, tu risques de tuer de rire les gens qui me connaissent...
Rafik :- On a pleuré Boumediene qui a renversé Benbella qu'on a pleuré aussi.
Azzeddine :- Ah non Oum Keltoum, Abdekwahab, Amar Ezzahi, je les pleure toujours. Ils ont chanté l’amour, la  paix, la tolérance...
Azzeddine :- Je vais te raconter une histoire ya Borhan, .Pendant que les algériens pleuraient la mort de Boukharouba Mohamed, ma famille pleurait notre maison prise par un capitaine de l ANP. Nous avons écrit 1230 lettres aux autorités dont 159 à Boukharouba.  Aucune réponse de qui que ce soit.
Il a fallu que mon cousin qui s’est engagé dans l’ANP, devenu général pour récupérer notre maison.
Borhan:-  Je devine aisément que le capitaine de l'ANP ne devait pas venir de loin... nous, nous avions une maison en toub dont un caporal n'aurait pas voulu...
Vous me donnez l'explication la plus crédible sur les motivations de ceux qui n'aiment pas Boumediene : il ne s'agit ni de politique ni d'assassinat d'opposants, ni de mauvais choix économiques, ni de Oued Namous... toute la question réside dans les faveurs données ou arrachées en son temps... mais, et c'est toujours ainsi, celui qui se fait enlever un bien dit "yen3al waldih !"... celui qui s'en accapare ne dit pas "yerham waldih " mais... ikathar khair Rabbi... J'aurais voulu que les discussions transcendent un peu les contingences personnelles mais c'est trop demander...
Rafik :- Pour l'autre bord, c’est  pareil. Souvenez vous: profil du pro-Boumediene.
Borhan:-  Pas du tout !... on sait que les opportunistes tournent casaques et que leur principal "qualité" c'est de jeter les premiers la pierre à ceux qui les ont faits rois...
Rafik :- Je parle de bénéficiaires et non d'opportunistes
Borhan:- le gros des "bénéficiaires" sont des opportunistes et vice-versa...
Rafik :- Le peuple aussi. lbas sabat ou kla lkhobz.  Y'avait pas encore la cession des bien de l'état, que l'accaparement bark…
Borhan:-  tu vas comparer "loqmett el 3aich" à une villa sur les hauteurs d'Alger... barkak men les amalgames... un compte BDL en milliers de Da n'a rien de comparable avec un compte off shore fi les Bahamas et une villa à Neuilly n'a rien à voir avec un logement social à Corso...
Rafik :- Barkak men les comparaisons tendancieuses.  Li medlek logement tu lui diras daymen sahitou et tahya Boumediene... Même si c'est à la frontière du Mali.
Borhan:- C'est toi qui fais des comparaisons tendancieuses... le logement même s'il constitue une faveur, reste une faveur méritée... la villa beaucoup moins... l'argent de l'Office de Développement de la Steppe pas du tout !
Rafik :-Gauchiste !
Rafik :- Azzeddine- Sans vous juger, votre intervention résumé très bien les motivations des pro et des anti. L'affaire ga3 wach rbaht wach khsert. Commentt ta vie a changé ou bess !
Borhan:-  pour une fois goult une chose sensée ! yaatik essaha ! 
Rafik :- Non, elle n'est PAS plus ou moins sensée. Elle abonde bark dans le même sens que le tien khoya rouji.
Borhan:-  ma tzidch tgoulli errouji... elli yessem3ek imout bedhahk...
Rafik :-T’es pas gaucho ?
Borhan:-  j'ai écrit dans un de mes posts: "on est tous anarchistes à 20 ans"... j'en cumule plus du triple.
Azzeddine :- Et si je dis que je suis pour un cinquième mandat de Bouteflika. Que vont répondre les supporters de Boukharouba ?
Rafik :-  Que tu es fidèle à ses choix éclairés
Borhan:-   Ana n'goul ils ne vont rien dire...koul wahed yaaraf ouine yedfen oummou...
Abder:- . . . ou babah aussi bien sur…
Azzeddine :-  En fait tout peuple normalement constitué aime son dirigeant s il lui apporte une plus value de quel ordre que ce soit.
Borhan:-   klam zine !
Rafik :- Ça ne construit pas toujours un pays au final
Azzeddine :-  je suis désolé pour la maison de toub. Moi même j y suis né. Mais le monde avance. La preuve toi l’enfant de la maison de toub, tu es devenu universitaire.
Borhan:-  Ca ne remet pas en cause le principe...
Borhan:-   La lâcheté ne se mesure pas à l'obédience qu'on voue à un "leader"... les kamikazes se tuaient en criant: "vive l'empereur"...
Agoune :- L'Algérie est un asile ou les fous vivent en liberté!
Farid :- Des rappels historiques nécessaires sur le contexte et sur un homme que l'on ne pourra jamais qualifier d'avoir brader les idéaux d'une guerre de libération d'une colonie de peuplement. Édifiant par rapport au chemin parcouru d'un pays qui aspirait à un avenir meilleur. Débat très instructif surtout pour la jeune génération !!!!
Farid :-  Merci pour ce partage.
Rien ni personne ne pourra absoudre ce Boumediene de ses errements et forfaitures !
il a mis l'Algérie sur de mauvais choix tant politiques qu'économiques.
Cet usurpateur des acquis de la révolution mérite un jugement à titre posthume.
L’histoire retiendra de lui qu'il était un inconnu aux bataillons de la révolution, un stationné de l'armée des frontières.
Tout le reste n'est qu'assertion !
Azzeddine :- Les kamikazes défendaient leur pays millénaire.L empereur était juste .Il n a jamais spolié une maison d un japonais lambda ya Borhan
Borhan:-  Je n'ai pas vécu au Japon pour pouvoir vous confirmer ou infirmer la probité, la moralité et le respect de Hiro Hito pour son peuple millénaire... Mais j'ose émettre une réserve sur ces kamikazes qui défendaient un Japon agressé... L'histoire ne dit pas que ce sont les alliés qui ont attaqué les premiers... Pearl Harbor peut en témoigner... Et si les japonais et leur empereurs peuvent avoir en la "millenarité " de leur pays une justification de leur discipline et du travail parfait de leurs institutions, je crois qu'on doit être indulgent et considérer 8 ans d'indépendance comme une circonstance plus qu'attenuante aux abus et errements que nous a fait vivre Boumediene... relativisez donc messieurs dames... Relativisez et ne soyez par si perfectionnistes avec ce seul monsieur !
Borhan:-   Aouich... Je n'ai pas l'impression qu'on peut dialoguer sereinement avec un monsieur qui commence son speech en vous collant des étiquettes... Mais j'ai vu pire... Je ne vous répondrai pas parce que vous pouvez trouver tout ou partie de mes réponses à votre réquisitoire dans mes précédentes interventions...
Borhan:-   M'hand Slimani... Je ne commente ceux qui accusent, jugent et condamnent... Pour ce qui est de l'accusation selon laquelle "il n'a tiré aucune balle", je pense que j'en ai suffisamment parlé... Relisez moi ou faites comme si ma goult walou et continuez à la répéter en ritournelle...
Aouich :- Je colle mon commentaire ici : Monsieur Borhan voulant ainsi réhabiliter un stalinien sanguinaire, un putschiste seigneur de guerre, ne révèle pas un peu votre cautionnement moral et intellectuel d une telle mouvance: le stalinisme ou le capitalisme d’état dans sa forme la plus fasciste?
 Comment osez vous, le progressiste que vous prétendez être, réhabiliter un homme qui non seulement n’a participé à aucune bataille avec ses camarades, complotait dès 58 à s’accaparer du pouvoir militairement?
Vous citez le congrès de la Soummam tout en sachant que ce petit bourgeois putschiste l’a dénigré en assassinant même ceux qui y ont participé?
Un homme impliqué dans le meurtre de colonels connus tel Krim, vous parlez du congrès de la Soummam tout en omettant de dire que ce dernier avait promulgué la primauté du politique sur le militaire, le putschiste en question était bien un militaire lui qui avait évincé le GPRA, on aurait pu faire du socialisme, mais une vraie démocratie socialiste pas du stalinisme ou du nassérisme bien copié!
Il a tué ou évincé tout ses rivaux , Krim, Khider, Ait Ahmed, il a créé du dirigisme militaire, c’est lui d’ailleurs qui a ouvert grand les portes aux DAF , future grands bourgeois militaires de l’Algérie, sur ce point Chaabani s’est farouchement opposé, il a eu le sort que nous connaissons.
Mostefa :- C'est pire que le stalinisme , Staline au moins à sa mort il a laissé un pays puissant , 2ème puissance du monde et est sorti vaiqueur de la seconde guerre mondiale et Boumédiène qu'est ce qu'il a laissé " DAOULA LA TAZALOU BI ZAOUAL ERRIJAL " est ce vrai ,je ne pense pas !
Borhan:-   Mostefa- et pourtant, si Boumediene a réussi un seul pari, c'est celui-ci... nous avons eu combien de présidents et l'état est toujours debout... nous sommes même sans président ou presque et l'état est toujours là... cela veut dire que les institutions qui ont été construites donnent à cet état un piédestal d'airain...
Borhan:-   Aouich... Vous n'aviez pas besoin de copier coller votre commentaire, personne ne l'a effacé... Je ne vais pas vous suivre et copier-coller ma réponse... C'est une perte de temps !
Azzeddine :- vous êtes un polémiste. Avez vous vécu à Oujda, pour dire tout le bien sur Boukharouba? Avez vous été membre du conseil de la révolution pour nous parler de lui? Ne pas avoir vécu au Japon n est pas un préalable pour ne pad connaître l’histoire de ce pays.
Borhan:-   je devrais donc vivre à Cuba pour parler de Castro et à Rome pour parler du pape... je ne parle pas de la couleurs des chaussettes de Boumediene ou de sa marque de dentifrice... j'écris mes "analyse" comme tout observateur qui se respecte, sur ce que je tire comme conclusion de sa gouvernance... je peux quand même vivre à Rabat aujourd'hui et connaitre toutes ses tares d'hier... il me suffira de collectionner les on-dits et les clichés...
Rafik :- El hamdoullah !!!! Mes analyses. D'autres en ont aussi. Boiteuses ou pas. Rana fi 3alam les hypothèses.
Borhan:-   Rafik-  bdit te3djebni... wach techrob ?
Rafik :-  Za3ter ! si ça ne dégénère pas en conflit entre le mtld et le fln. Saha
Borhan:-  Rafik- kayen na3na3... c'est à prendre ou à laisser... mazel Rebrab ma ibi3ech hadhak nta3 el b3ir fi les Uno dialou... Allah ghaleb !
Azzeddine :- Mais c est ce que vous ne voulez pas admettre. Relisez-vous!
Azzeddine :- Vous avez dit: je n ai pas vécu au Japon pour...
Borhan:-   Je parlais des rapports de l'empereur à ses sujets...
Azzeddine : çà me fait rappeler les interminables discussions nocturnes dans nos chambres de cité U.
Borhan:-  si ça vous lasse, allez voir Ennahar... il y'a toujours un scoop... à défaut Chikh Chemsou et ses dourouss qayyima !
Azzeddine : Et en plus agressif. Bonne soirée
Borhan:-   aucune intention de vous agresser... d'autant plus que vous me portez la contradiction de manière très civilisée... je 'excuse si vous avez mal interprété ma répartie mais je vous reconfirme... c'est sans méchanceté.
Rafik :- Hada plaidoyer pour Boumediene. Ça change d'une analyse critique. A trop vouloir le défendre, il est plutôt normal de provoquer des réactions hostiles. Bref, quand on en arrive à associer fanatisme boumedieniste et nationalisme, je ne suis guère étonné du sort de ceux qui en ont fait les frais.
Borhan:-   J'aimerais bien savoir où je l'aurais défendu sans arguments comme d'autres défendent certaines figures de la Révolution et même de l'après Révolution...
Rafik :- l'Algérie est plus grande qu'un homme ou deux ou dix. Autant pour sa révolution. Un échange apaisé aurait permis de décrypter quels événements, choix et décisions, pris par qui, ont pu conduire à la situation actuelle du pays. Un simple bilan entrée/sortie dissiperait bien des doutes et des convictions.
Borhan:-   Rafik-  vous dites des généralités après avoir posé une question précise... votre réponse n'a rien à voir avec ma question... je vous le redit: il y'a en ce pays des figures historiques, pré-historiques ou post-historiques mortes ou vivantes qui sont adulées bien plus que Boumediene par leurs soutiens fanatisés et ne me demande pas de noms, je ne t'en donnerai pas !
Rafik :- Ici, nous parlons de boum
Borhan:-  Rafik-  Ok... vos contorsions sémantiques me font comprendre que vous n'avez pas de réponse...
Rafik :-  Pas celles que vous attendez non.
Rafik :-  Ni moi celles que j'attends.
On ne peut pas être d'accord sur tout. Et heureusement. !
Vous éludez pas mal de questions laissées en jachère plus haut.
Azzeddine :-  La chambre basse et la chambre haute, le conseil constitutionnel, la modernisation et la professionnalisation de l ANP, de la police et de la gendarmerie ne sont pas l oeuvre de Boukharouba.
Borhan:-   Ce que vous citez sont des compléments d'institutions de base crées sous Boumediène... certaines de ces institutions n'ont été créees que pour cadrer la volonté du peuple (chambre haute) ... la modernisation et la professionnalisation des corps constitués ne s'appelle pas "création" mais l'honnêteté devrait nous inciter à reconnaître que ces corps ont été crées et renforcés sous Boumediene...
Abdelouahab :-  Je ne peux m'attarder sur les détails , mais lire que les militaires des frontières sont les sauveurs et redresseurs de la nation a cause des dissidences des acteurs de la révolution bien que nous avons vécu toutes périodes des événements a ce jour , mais notre propre témoignage est un mensonge selon les écrits que j'ai le malheur de lire .
Borhan:-   calmez vous reprenez votre texte... ça va nous permettre de mieux le comprendre et peut être d'approuver votre colère...
Rafik :- Un président c'est un bilan (non pas un procès) et surtout pas que les merveilleuses intentions.
Question bilan c'est pas très reluisant. l'Allergie aux chiffres ne les invalide pas. Ils sont là, vérifiables. Opposables. Tout le reste n'est que slogans et mythe.
Borhan:-  Quels chiffres tu as donnés???? BDIT TNIRVINI... tu as cité deux chiffres sur la dettes en 1970 et je t'ai démontré qu'ils n'étaient indicatifs de rien du tout (s'ils sont réels)... tu as cité un taux d'autosuffisance alimentaire sans rien préciser de ce qu'il signifie réellement et sans prise en charge de la poussée démographique et de l'amélioration du pouvoir d'achat... wach men démonstration gigantesque dert'ha avec ces pseudo-chiffres dont tu n'arrêtes pas de parler ?
Rafik :- Achrob tizana mliha lik.
Chouf a lemnarvi, on va parler des deux programmes phares: la révolution industrielle et la révolution agraire.
A-     La dette extérieure a commencé sous Boumediene : 15 Mds de dollars (53 actualisés/ Population : 22 Millions
1/ Le tort n’est pas dans la dette, le tort est de laisser croire que la dette a commencé après Boumediene (ou ne pas le dire)
2/ Le gros de cette dette était destiné aux industries industrialisantes qui manifestement ne furent pas une réussite.

B-     La Révolution Agraire (1972) et ses inepties de terre, de fellah, et de prolétaire a fait chuter l’autosuffisance de +70% à -30% (1969-1979) pour une population qui n’a augmenté que de 50%.

Toute tentative d’absoudre Boumediene serait malhonnête car 62, 65, 78, 86, 92, 99 et par extension 2014 sont liés.
 
Faut pas se foutre de la gueule des gens b'nationalisme ezayed. (mouch mlih tkatar sokor f'tisana)
Rafik :- Tu ne discutes que conditions et intentions.
Jamais résultats et bilans.
(Pour ces points précis. Merci)
Borhan:-   Rafik- je ne vais passer mon temps à te répondre à ces questions... remonte le fil de la discussion tu trouveras mes réponses...
Rafik :- ihe ihe fhamna 
Borhan:-  ma fhamt walou... loukane f'hmat kane tefham belli chaque partie traite d'un sujet précis... mais nta à chaque fois tu reviens, dans chaque partie, deux à trois fois sur cette question de dettes qui, je le précise encore une fois, ne veulent rien dire !...
Tout comptable de niveau élémentaire te dira que les dettes d'investissement ne rentrent pas dans le compte de charges et tu le dis toi-même, ce sont des dettes qui ont permis l'achat des équipements industriels en grande partie... beddell eddisque !
Rafik :-  Le service de la dette et les conséquences de ces orientations économiques ont explosé mi-80 sous Chadli. Période à laquelle tu sembles imputer les trahisons (c le même beau monde) et le changement de cap (eux disent des réajustements) avec bien entendu les compétences de l'Université algérienne (made in Houari). Chute du pétrole aidant on déboule sur 92. La suite tu la connais. Yatik saha, dok rani fhamtni. Wenta ?
Borhan:-   Rafik- c'est du n'importe quoi...
Rafik :- Bien entendu
Abdelhamid:- M. Borhan,  je tiens à vous rendre hommage pour votre persévérance dans la défense du dirigeant exceptionnel que fut Boumediene, le meilleur de l'Algérie indépendante.
Il est vrai que plus un homme politique est grand, plus on s'évertue, pour l'atteindre, à chercher, dans le lexique des calomnies, des vilenies et des bassesses, les termes les plus abjects, les plus sordides.
 Quand on ne trouve pas, on va aller jusqu'à remonter au nom de famille, Boukharouba.
Je ne sais pas si je me suis fait comprendre mais pour faire simple, a-t-on jamais entendu proférer pareils mensonges, contre-vérités en des termes orduriers à l'encontre de Chadli ou même de Ben Bella ?
Que l'on n'aille surtout pas me rétorquer qu'ils ont été de grands Présidents, qui ont marqué leur époque.
 Ils ont été tout simplement insignifiants, avec, pour Ben Bella, la paternité de 90 pc des actes que l'on fait endosser à Boumediene, comme l'exécution du Colonel Chaabani.
 C'est l'envergure du personnage qui déchaîne les passions. On reproche même à Boumedienne de ne pas avoir mis en place les chambres haute et basse et de pas avoir professionnalisé l'ANP.
Ceux là semblent oublier qu'il était arrivé au Pouvoir trois ans après la proclamation de l'indépendance. Les caisses étaient complètement vides et il fallait hiérarchiser les priorités. A quoi auraient servi les chambres dont on parle, alors que 90 pc des Algériens étaient illettrés et vivaient en dessous du seuil de pauvreté ? Elles auraient été tout au plus des chambres d'enregistrement.
Quant à la professionnalisation de l'ANP, il faudrait que les contradicteurs de Boumedienne se mettent d'accord. D'aucuns lui reprochent de s'être entouré d'officiers issus de l'armée française à l'image d'Abdelkader Chabou, dont il fit le SG du MDN.
Il avait agi de la sorte pour justement encadrer l'armée et former les militaires dans tous les domaines, compte tenu de l'expérience que ces officiers avaient acquise dans l'une des plus grandes armées du monde.
Et à cet égard, je tiens à m'insurger contre le qualificatif attribué à ces cadres par certains milieux, -islamistes principalement - "sergeanates frança"- alors que la plupart ont déserté de l'armée coloniale en 1958, avec armes et bagages, entraînant avec eux des dizaines de compatriotes soldats, pour la plupart appelés.
Parallèlement, des personnes qui ont regagné les rangs de la Révolution la veille du cessez -le-feu -ceux que l'on a appelé les martiens-se sont vu gratifier du titre de membre de l'ALN ou de l'OCFLN et un grand nombre d'entre eux ont occupé et continuent à occuper des postes de responsabilité dans les rangs du FLN ou dans l'Administration.
Quant aux Officiers dont s'était entouré Boumediene, ils ont été le bras armé qui ont sauvé le Pays, de la guerre des frontières de 1963, à la lutte contre le terrorisme.
Ce sont eux qui ont été appelés les Novembristes.
Beaucoup d'entre eux sont morts -que Dieu ait leur âme ! - les autres sont aujourd'hui à la retraite.
J'avais parlé de la nécessité pour Boumediene de hiérarchiser les priorités. Commença alors l'épopée.
En cinq ans, furent récupérées toutes les richesses nationales: mines - banques - bien immobiliers et restitution aux Paysans de terres dont l'occupant les avait spoliés pour les attribuer à des collabos, caïds, bachagha, fonctionnaires d'autorité.
À cet égard, si la Révolution agraire n'a pas été menée à son terme, ce n'est pas la faute à Boumediene. La mort l'a emporté avant et son successeur a complètement remis en cause toute son oeuvre - on a appelé cette époque celle de la deboumedienisation-
L' épopée dont j'ai parlée s'est achevée par la nationalisation des hydrocarbures, grâce à laquelle nous ne crevons pas de faim aujourd'hui.
Je ne saurai terminer sans mettre en exergue un élément et ce à l'heure où les détournements de fonds et de biens publics ainsi que la corruption sont devenus un sport national.
Boumedienne est mort en laissant dans son CCP moins de six mille Da-comme
tous les fonctionnaires, il n'avait qu'un CCP.
 Il n'a laissé aucun bien immobilier, ne serait-ce qu'un F3 ou un seul mètre carré.
Je défie celui qui a osé le comparer au dictateur coréen Kim Il Sun - il se reconnaîtra -de prouver le contraire.
Djamel5 :- Le choix de ses hommes laisse a désirer.
Rafik :-  Que peut-on penser d'un chef d'État qui choisis mal ses hommes ? (Bien que, au lieu de parler d'hommes, je dirais davantage mauvaise politique). Le but n'est pas de dénigrer l'homme mais de juger une politique et des résultats tout en se débarrassant de l'auréole du mythe intouchable. Alors ? Conclusion ? Que peut-on dire ?
Rafik :- Bien que le socialisme soit une évidence à l'époque et pour le choix des hommes bien restreint (y'avait pas vrmt le choix ou le nombre). Les erreurs on peut comprendre. Mais l'obstination n'est que le fruit de l'autoritarisme.
Borhan:-  Rafik- chouf ya Essi Rafik... nta insane intilija... Quand on a une politique claire, une stratégie élaborée, un planning de réalisation, un budget bien ficelé et c'était le cas de Boumediene à qui même ses détracteurs les plus acharnés reconnaissaient (même en la contestant) une parfaite connaissance de ce qu'il voulait, on recrute non pas des politiciens qui appliquent leur politique mais des techniciens qui exécutent une politique... c'est quand on navigue à vue qu'on donne des sous aux gens en leur disant: aya etteklou 3la Rabbi ou dabbrou rousskoum !... et on se retrouve avec une ligne bleue sur l'autoroute, des tabliers roses et bleus pour les écoliers, une obligation d'utiliser de la monnaie fiduciaire pour les transactions de plus de 500 000 Da qu'on impose puis sur laquelle on revient, des autorisations d'importations qu'on impose cette semaine et qu'on libère la semaine prochaine, un montage de véhicules qu'on présente comme un haut fait d'économie le matin et comme une basse truanderie le soir, une loi sur les mines qu'on manipule comme on veut, des concessionnaires de véhicules qui ne savent pas s'ils pourront importer ou pas, un Awwal Moharram qu'on ne peut décider qu'à 20 h la veille, une deuxième session du bac qu'on refuse puis qu'on finit par accepter, un service national dont on ne sait plus quoi faire... je peux te citer 2000 cafouillages économiques, politiques, sanitaires, commerciaux, sportifs, culturels, religieux... de l'après Boumediene... cite moi en un seul de sa période !
Rafik :- Ya3ni nta tu tapes tjs de l'autre côté du côté dont je veux parler. Les wdji3 el guelb que tu viens de citer sont relatifs à l'État (surtout sa déliquescence !) Wana je tapais du côté opposé du pas côté sur lequel tu insistes, là où tu veux pas regarder. Quand je parle de politique à juger ou évaluer, tu t'effarouches à vouloir défendre un défunt et sa mémoire. Quand je parle de défaillances, tu cries que c'est toujours la faute aux autres mais pas lui. L'homme a une stature, une aura, un charisme, une intelligence et quelques cigares gratoui de son ami fidèle. Pas mal de paramètres étaient en sa faveur pour justifier les acquis tout comme pas mal de données disent que son super-nationalisme hredna. NOD ! Rahi el 3achra ou noss.
Borhan:-   Rafik- tu ne dis rien... quant à ton conseil, faut que tu saches que rani "intriti"... 45 ou 46 ans de travail 3la charri ou bladi ne vous suffisent donc pas !...
Rafik :- Qui parle de toi particulièrement !!!
Borhan:-   Rafik- toi... c'est toi qui viens de me dire: "NOD ! Rahi el 3achra ou noss."
Rafik :- Ou antriti tog3od ragad ???? C'est là où tu n'as aucun prétexte pour refuser tout ce qu'on te demande de faire.
Borhan:-  Rafik- c'est vrai... marra 3la marra tu as des éclairs de génie...quand on ne parle pas politique... ce qui me retient c'est la pluie... Madame m'a effectivement ordonné d'aller ramener quelques provisions... j'ai dit: "mais il fait un temps à ne pas mettre un chien dehors, wach bik ?... Et elle m'a refroidi par : "Chkoun gallek eddi el kelb ?"...
Rafik :- Sa3a sa3a nmassi. Des étincelles mais pas d'éclairs
Borhan:-   Difficile de devoir se redire à chaque commentaire.
1-     Rôle flou dans la guerre de libération: faux... C'était pratiquement l'un des rares cadres qui avait un rôle très bien défini et de surcroit attribué officiellement par les organes de la Révolution et sans contestation de ses pairs: il était chef d'État major général...
2-     ses activités, même celle du yacht ne sont pas connues effectivement parce que cet homme n'a jamais eu le désir de les mettre en valeur comme d'autres et qu'il n'a pas eu son clan tribal ou familial ou géographique durant la guerre et après, pour lui tisser des légendes.
3-     ses coups d'État contre Abbas, Benkhedda et Ben Bella... On ne dit pas que Benkhedda participa à la chute de Abbas et Ben Bella a celle de Ben Khedda... Les 3 hommes acquièrent une belle virginité alors qu'ils furent acteurs de ces faits, ce qui montre qu'ils avaient eux aussi des ambitions mal placées et qu'ils méritaient bien de laisser leurs places …
4-     Assassinats ou disparitions de la guerre de libération: hypothèses, conclusions, jugements et condamnations sans preuves alors que des liquidations prouvées ne rencontrent que silence... Si Boumediene avait été l'assassin sanguinaire qu'on présente, ni Mahsas, ni Aya, ni Ait Ahmed, ni Ben Bella, ni Amirat, ni Boumaza, ni Zbiri etc ne lui auraient survécu... Je n'ai pas terminé...
5-    la participation à la guerre des 6 jours, d'octobre et du Sahara occidental alors que l'armée n'était pas préparée... Je crois que ce n'est pas le manque de préparation qui gène ceux qui n'arrêtent pas de réitérer ce leitmotiv mais l'engagement de l'Algérie dans les causes de libération des peuples et surtout face au Maroc et à Israël... Si on doit attendre qu'une armée soit préparée pour l'envoyer en guerre, je présumé qu'il n'y aura plus de guerres et cette conception a été déjà combattue par Boudiaf devant ceux qui disaient que le FLN faisait preuve d'aventurisme quand il leur déclara que la guerre sera lancée avec eux ou sans eux et s'il le faut, avec les singes de la Chiffa... Zid bezyada, Boumediene n'a mené aucune guerre au Sahara Occidental, Amgala 2 fut une correction méritée administrée aux FAR pour leur apprendre qu'ils devaient regarder a deux fois avant de se mobiliser pour mettre à exécution leurs velléités de s'emparer de Tindouf... Et la leçon semble avoir été très bien comprise...
6-    vous avez été rappelé alors que vous étiez inapte... Ce sont des risques que court n'importe quel réserviste... Encore heureux que vous n'ayez pas envoyé sur la ligne de front mais affecté aux arrières...
7-     l'arabisation était une option du congrès de la Soummam et une revendication populaire quasi nationale... La mobilisation des enseignants égyptiens (il y avait aussi d'autres nationalités: Palestine, Tunisie...) était la seule solution parce qu'on ne pouvait ramener des maîtres d'arabe de Belgique, de Pologne ou de Suède...
8-    Ceux qui ont connu Boumediene ne peuvent qu'être subjectifs... Ou ils sont ses adversaires et ils vont le noircir ou ses partenaires et ils vont le blanchir... Analysons ses options et ses réalisations à la lumière de nos propres réflexions... Elles seront certainement plus objectives... thanemirth !
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Borhan:-  On ne fait pas un bilan d'une opération inachevée... On dresse le constat de son abandon... Je pensais que c'était élémentaire !
Abdelhamid:-  Je sais que vous n'avez pas besoin de moi pour faire face à la véritable "meute" qui continue à cracher sur la tombe de Boumediene quarante ans après sa mort. Je voudrais juste préciser Un ou deux points. 1/ Dans votre point 8, vous énoncez deux vérités tellement évidentes qu'elles passeraient pour des lapalissades et elles ne sont pas valables uniquement pour lui. Mais,vous avez raison, il fallait absolument en faire part. À savoir que les pro-Boumedienne vont s'evertuer à le blanchir et les anti vont tout faire pour le démolir, il n'y a pas d'autre mot. Avec une différence de taille. Celle -ci : les pro, -pour abréger - comme vous et moi, n'éprouvent aucune gêne à parler des aspects négatifs -ils sont rares,mais ils existent - de son oeuvre . Comme le dit Philippe Bouvard, il faut faire son auto -critique pour désamorcer les critiques des autres. Par contre, les anti.sont,comme on dit chez nous, dans les Aures, des adeptes de l'adage populaire "Maaza oualou taret ".Vous le dites vous même, vous êtes fatigué de rabâcher à chaque fois les mêmes arguments pour répondre aux accusations formulées à son encontre en ce qui concerne les assassinats de certains dirigeants de La Révolution. J'ai vécu la même expérience, durant plus de deux mois, sur une autre page de Facebook. J'ai eu beau présenter des contre-arguments étayés par des preuves historiquement irréfutables, dont certaines puisés dans mon propre vécu , ces pourfendeurs patentés du grand El-Haouari se sont acharnés à rester sur leurs positions, sans en bouger d'un seul pouce. À les croire, Boumediene n'aurait rejoint les rangs de l'ALN que pour trahir son Pays et exécuter les meilleurs de ses enfants !
Abdelhamid:-Je n'ai pas terminé 2/ L'Arabisation. Comme pour ce dont on a parlé, on a prêté à Boumediene tout ce qui a foiré. L'Arabisation par exemple. -A suivre-
Mostefa :  Qui était l'ami intime du fameux Zeggar Rachid dit Casa l'ami des américain ,Allah yrahmou et comme on dit " l'ami de mon ami est mon ami ";Et pourquoi lors de son dernier discours à l'inauguration du premier complexe gazier GNL I dont toute la production était destinée au marché américain il déclara " qu'il ne faut pas croire que nous avons vendu notre âme aux américains ...etc
Borhan:-  Zeggar Allah yerahmou était un grand monsieur de nos services, tout comme Boudia... nous ne connaissons de lui que certains détails... je préfère ne pas discuter des hommes sur lesquels je ne suis pas bien renseigné...
Borhan:-  Quant à ce que Boumediene "aurait" déclaré, je pense que c'est une vérité... on leur a vendu du gaz... pas notre âme car même si elle est aérienne, je doute fort que notre âme soit composée de...méthane !
Abdelhamid:-Je continue -mon doigt à ripé sur le clavier -Boumediene n'a pas ramené un seul enseignant en Arabe. C'est Ben Bella/-Les anciens doivent se rappeler de sa déclaration à sa descente d'avion à Tunis, à sa sortie de prison avec ses compagnons " Nous sommes Arabes,! "et il l'a répété trois fois, sous le regard abasourdi de veux qui l'accueillaient, dont Ben Khedda et Boumediene et même de ses quatre compagnons de prison qui, eux, n'avaient pas prononcé un seul mot. Contrairement à Ait Ahmed, qui y avait vécu avec lui un certain temps, Ben Bella avait été profondément marqué par son séjour au Caire. Il avait surtout été littéralement subjugué par le Président Nasser. Aussi, dès sa prise de fonctions à la tête du Pays, il avait demandé à ce dernier de lui adresser de lui envoyer d'urgence le maximum d'enseignants pour arabiser l'Algérie. À cette époque, les Frères Musulmans étaient déjà très bien implantés en Égypte et Nasser qui en avaient déjà embastille un grand nombre, ne savait pas quoi faire avec eux. Il sauta sur l'occasion et envoya à Ben Bella un ramassis d'individus, dont la majeure partie n'avait jamais enseigné de leur vie. C'est à eux que l'on doit l'endoctrinement des zombies qui ont constitué plus tard les bataillons de militants du FIS et les terroristes du GIA. Après le 19 Juin 1965, occupé à régler d'autres problèmes ,dans un Pays dont 90 pc des habitants vivaient au dessous du seuil de pauvreté -Qui d'entre nous ne se rappelle la véritable épopée de la récupération des richesses nationales avec, en apothéose, la nationalisation des hydrocarbures, grâce à laquelle nous ne crevons pas de faim aujourd'hui -Boumediene, dis-je, ne se rendit pas tout de suite compte des dégâts causés, et, dès qu'il en prit connaissance, décida de prendre les choses en mains. Il commença par nommer Chérif Belkacem, un francophone pur et dur, à la tête du Ministere de l'Education Nationale, avec pour mission d'y remettre de l'ordre. Mais celui-ci ne put mener à bien cette mission, devant les fortes résistances qu'il avait rencontrées .Il allait cependant faire oeuvre utile en mettant le paquet sur la formation et au fur et à mesure que des promotions sortaient de nos instituts, des Égyptiens étaient renvoyés chez eux. Le Président décida alors de prendre le taureau par les cornes - à suivre -
Waheb :-
Merci maitre de ces rsppels historiques qui sont beaucoup plus destines aux universitaires et chercheurs dont souffre enormement l universite algerienne.la mediocrite de cette institution a devie l histoire de son cours naturel
Abdelhamid:-Il désigna, fin 1976, debut 1977, Mostefa Lacheraf, avec carte blanche. Un mastodonte de la politique, de la diplomatie et surtout de la culture - c'etait un spécialiste mondialement reconnu des civilisations inca et aztèque. Lacheref s'attela à sa tâche. Tout en faisant le tri dans le magma que formait le corps enseignant arabisant pour un enseignement de qualité en Arabe - Il fallait bien puisque c'était la langue nationale -A suivre.
Abdelhamid:-Parallèlement, il revit de fond en comble l'enseignement du Français, allant jusqu'à rédiger lui même des livres scolaires. Malheureusement, à sa mort, Chadli, qui n'avait pas son envergure, ne put faire face à une autre race de démolisseurs du Savoir, avec ceux que l'on a appelés alors les barbefelenistes, à la tête desquels se trouvait feu M.C. Messaadia. L'acte de décès fut signé par la "gracieuse" Zhor Ounissi. Le résultat, nous l'avons aujourd'hui sous les yeux. PS Mon texte est certainement truffé d'erreurs et d'omissions, mais compte tenu de la qualité de mes interlocuteurs, je sais qu'il sera compréhensible. Je n'ai pas le temps de relire. Je salue tout le monde.
Borhan:-   j'ai enseigné le français aux élèves de seconde au lycée Si Haoues de Lakhdaria en 73-74... au programme (ça peut se vérifier): l'opium et le bâton de Mammeri et Nedjma de Kateb Yacine...
Borhan:-  je souhaiterais juste préciser que dans les années 65 à 75, nous eûmes des profs égyptiens, français, soviétiques, belges, pakistanais, canadiens etc et que les idées s'entrechoquaient si bien que nous avions peut être l'enseignement le plus ouvert sur le monde... ce ne sont pas les élèves de cette période qui vont par la suite se radicaliser malgré les efforts de quelques égyptiens car la conscience nationaliste était inébranlable... la karitha viendra de l'après Boumediene quand un pouvoir faible se laissa aller à toutes les compromissions avec les wahhabites...
Abdelhamid:-Je vous crois, M'. Borhan   Vous savez, à mon âge, les souvenirs commencent à s'estomper !
Louiza :-  merci encore Borhan, vos posts sur Boumediène font réagir et les contributions qui suivent sont très édifiantes. et on peut relever , aussi, que les intervenants, sont, pour les pro Boumediène sereins, posés, et avancent chiffres et statistiques. par contre les anti sont agités, profèrent injures et insultes et n'avancent aucun argument crédible. (en étude du comportement cela doit avoir un sens  ) . c'est dire la férocité de la cabale montée contre lui. il a dérangé beaucoup de projets anti algériens et son souvenir fait peur car susceptible de créer des vocations..
Toufiq :- Faire endosser à quelqu'un qui est mort depuis 40 ans, les problématiques d'aujourd'hui, relève au mieux de la débilité et au poste de la mauvaise fois. Surtout lorsqu'on lui colle les tords mais pas les bénéfices.
Abdelhamid:-M'. Mostefa. Vous auriez dû terminer votre raisonnement, parce qu'il est des moments où les non-dits sont plus expressifs que les dits.
Le tout est justement dans cet etc...
Remplissez les blancs et je me fais fort de vous administrer la preuve que Zeggar, sans prendre le maquis ni les armes, ni directement militer au sein du FLN, a plus fait que quelques bataillons de l'ALN.
Il en est ainsi des hommes qui utilisent d'autres moyens pour servir la cause de leur Pays.
Zeggar, en plus d'une fortune légalement acquise, avait un carnet d'adresses que ne possède aucun de nos hommes politiques actuels. Il avait mis les deux au service de la Cause, sans rien demander en échange.
Les médias de l'époque de la Lutte de Libération Nationale, écrits et parlés -la Télé n'existait pas encore, même si certains films documentaires ont été tournés à l'époque, ont également apporté leur pierre à l'édifice.
Pour abonder dans ce sens, celui des militants de l'ombre,  je pourrai citer le défunt Messaoudi, qui animait l'émission " صوۃ الجزاءر من قلب الجزاءر " dont De Gaulle a dit " Il faut absolument faire taire cette voix. Ce journaliste vaut à lui seul un bataillon blindé ! "
Je pourrai vous citer bien d'autres militants demeurés inconnus. Je me contenterai de parler d'un Algérien émigré en France, militant de la Fédération de France, originaire du Nord constantinois, qui avait réussi à "prendre dans ses filets" la secrétaire particulière du Général de Gaulle, qui prenait en sténo les conseils ministériels restreints consacrés à L'Algérie.
Le soir même de ces réunions, elle remettait copie des PV à ce militant qui les transmettait aussitôt au Commandement de la Wilaya II.
Grâce à ce héros méconnu, la Wilaya II a pu éviter de tomber dans le piège fomenté par les Services spéciaux du cinquième bureau Français et qui avait fait des dégâts considérables dans les Wilaya III et IV, avec "l'affaire des bleus" et d'autres opérations de ce genre.
Cet épisode m'a été rapporté par feu Brahim Chibout, ancien Ministre des Moujahiddine qui était mon supérieur et mon ami, qui était Capitaine, Chef de Zone à la Wilaya II et à ce titre, membre du Conseil de cette Wilaya et qui avait été chargé par cet organe d'exploiter ces PV. Qui a jamais entendu parler de cet obscur militant de la Fédération FLN ?
Il en est de même de la majeure partie des fameux "porteurs de valise".
Les initiés savent que l'histoire avec un grand H s'écrit par des historiens, plus d'un siècle après que les armes se soient tures et une fois tous les protagonistes disparus.
Il est impossible d'écrire l'Histoire tant que ceux ci sont vivants, car chacun va vouloir tirer la couverture à lui et s'adjuger le beau rôle.
Pour en revenir à M. Zeggar, je vois que Borhan a essayé de vous convaincre, mais sans résultat. Peu me chaut que mon intervention connaisse le même sort. L'essentiel pour moi n'est en aucune façon de vous convaincre, mais, durant toute ma vie, je n'ai pu laisser piétiner la vérité sans réagir. Sans rancune !


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