BOUMEDIENE… DEUXIEME PARTIE
Parmi les
reproches faits à Boumediène on rencontre outre ceux que j’ai cités dans la
première partie et qui ne furent malheureusement que très peu débattus, les
intervenants se cramponnant à 2 ou 3 idées fixes, on rencontre dis-je deux autres,
l’un politique et l’autre économique, qui sonnent en "eureka" dans la
bouche et les écrits de ses pourfendeurs :
1-
l'option monopartiste
2-
l'option socialiste
Je vais, dans
ce qui suit, essayer de dire quelques mots sur ces choix que certains jugent catastrophiques
en faisant prévaloir l’idée que d’autres choix auraient permis au pays un
décollage vertigineux quand d’autres affirment que sans ces choix le pays
aurait été disloqué et la Révolution n’aurait même pas tenu la promesse de
l’unité de la nation et de la conservation de son intégrité territoriale…
Les deux ont
bien sûr raison parce qu’avec des hypothèses toute conclusion se tient…
1- LE CHOIX DU
PARTI UNIQUE.
Ceux qui
reprochent à Boumediene l’option monopartiste oublient sciemment cette incontestable
évidence: L'Algérie n'est ni la France, ni le Maroc, ni la Libye, ni la
Tunisie.
L'Algérie est
un cas unique.
C'est un pays
qui a subi une colonisation de peuplement et dont la décolonisation s'est faite
avec une rare brutalité et une véritable politique de la terre brûlée.
La guerre a été
menée sous la bannière du FLN, un mouvement de libération qui avait pour
programme essentiel et exclusif: LA LIBERATION DU PAYS car c'était en elle même
un trop vaste programme...
Pour y arriver,
le FLN a du réduire toutes les velléités et les ambitions politiques (parfois
fondamentalement divergentes) qui divisaient les Algériens: Ulémas,
communistes, messalistes, arabistes, berbéristes, assimilationnistes...
La mise au pas
de ces tendances ne pouvait se faire avec un gant de velours et ça se comprend
! Et si les différentes tendances ont accepté de se fondre dans le moule du
FLN, elles n'ont pas pour autant renié leurs principes ni pardonné cette mise
au pas.
A
l'indépendance, deux choix se présentaient:
a)- libérer les
tendances et leur permettre d'activer, chacune selon ses conceptions.
b)- adopter le
même schéma politique que celui imposé par la guerre de libération …
La première
alternative ne pouvait être envisagée, sachant que le pays était d'une part
extrêmement fragile et que d'autre part, la guerre froide battait son plein et
faisait courir le risque d'une guerre civile dévastatrice sous les influences
et les exhortations des deux blocs.
Et c'est la
deuxième option qui ne fut même pas choisie mais qui s'est imposée.
La première
Constitution a le mérite d'expliquer sans ambages cette option puisque dans son
préambule elle dit textuellement:
" Les
régimes présidentiels et parlementaires classiques ne peuvent garantir (la)
stabilité alors qu'un régime basé sur la prééminence du peuple souverain et du
parti unique, peut l'assurer efficacement."
Le pouvoir de
l'époque fut aussi très clair dans ses choix puisque:
-
Le 14/8/63, le décret 63/297 fut promulgué;
tous les ministres et Ben Bella signèrent l'interdiction "sur l'ensemble
du territoire national les associations ou groupements de fait ayant un
caractère politique."
-
Et comme conséquence logique de ce décret, le
28/9/63 est prononcée la dissolution du FFS "considérant qu'il poursuit un
but politique, que son activité est de nature à porter atteinte à l'intégrité
du territoire et à l'unité nationale."
Le choix du
parti unique ne découle pas de la volonté de Boumediene mais des résolutions
sans ambiguïté du CNRA…
Dans l’annexe
réservée au parti, voici en toutes lettres ce qui est dit :
" Pour
réaliser les objectifs de la Révolution démocratique populaire, il faut un
parti de masse puissant et conscient.
Né dans le feu
de I'action, le FLN a rassemblé en son sein toutes les forces vives de la
nation. Des tendances diverses drainant des idéologies disparates ont coexisté
en son sein.
Les structures ont été élaborées d'une manière empirique et en fonction des besoins immédiate de la lutte.
Les structures ont été élaborées d'une manière empirique et en fonction des besoins immédiate de la lutte.
Sa reconversion
en parti politique est devenue une nécessité impérieuse pour notre marche en
avant."
Ceux qui
accusent Boumediene d’avoir choisi le monopartisme se gardent toujours de citer
ce texte et se contentent de disserter sur l’antinomie qui existe entre
démocratie et parti unique… chose que le CNRA a évacuée à sa manière en prévoyant
l’application de la démocratie dans le parti lui-même et non en dehors.
Conclusion ; le
monopartisme n’est pas une décision de Boumediene… le FLN a, dans la plate
forme du Congrès de la Soummam exclu d’emblée le pluripartisme en dénonçant
nommément toutes les tendances (communisme, messalisme, maraboutisme etc)…
Mais les
pourfendeurs de Boumediène ne font aucun cas des textes « fondamentaux » de la
Révolution pour la bonne et simple raison qu’ils ne les ont pas lus ou… parce
qu’ils croient plus pertinentes les théories démocratistes développées en
«métropole»…
2- L'OPTION
SOCIALISTE
Dans le domaine
économique aussi, deux alternatives (il n'y en a pas d'autres !) devaient
s'imposer: le libéralisme ou le dirigisme.
La propriété
terrienne, commerciale ou industrielle étant vacante du fait du départ général
et précipité des colons, commerçants et industriels français suite à la grave
fracture entre les deux communautés causée par l’OAS, il fallait consacrer
cette propriété "bien du peuple" ou l'affecter à de nouveaux
propriétaires.
La Révolution
s'étant laissée prendre à son altruisme a préféré ne pas considérer cette
propriété comme un butin de guerre et la répartir entre les combattants.
Le pouvoir a
confié l’exploitation des fermes dès le 22 octobre 1962 aux "Comités De
Gestion" (décret signé par Ben Bella, Francis, Medeghri, Ouzeggane et
Boumaaza) et en fit de même pour celle des usines, ateliers et mines le 23
novembre 1962 (décret du 23 novembre 1962 signé Ben Bella, Francis, Laroussi Khelifa
et Boumaaza ).
Le choix du
socialisme qu’on avait surnommé « autogestion » s'est ainsi imposé de lui-même
et bien malin celui qui peut même aujourd’hui suggérer une autre solution sans
occulter les réalités des statuts des biens de production aux lendemains de la
libération…
Et pour prouver
que le socialisme fut une option imposée aussi bien par la philosophie de la
Révolution que par la situation réelle de l’économie et non par Boumediène, on
doit savoir que le 5/4/1963 déjà Ben Bella avait nommé Mohamed Harbi conseiller
chargé du secteur socialiste; et ce qu’on feint d’ignorer c’est que Boumediene
fut plutôt accusé de tiédeur dans la mise en oeuvre du socialisme plutôt que
d’empressement…
L'option
socialiste qu'on impute à Boumediène ne fut en rien comme nous venons de le
voir, une lubie du Kim Il Sung qui dormait en "Boukharrouba" mais une
option prévue par les textes fondamentaux de la Révolution et imposée par le
statuts des terres et des établissement industriels, artisanaux et
commerciaux... C'est en tergiversant dans l'adoption de cette option que
Boumediene aurait trahi la cause nationale, pas en l'assumant.
LE DEBAT
Aziz: voila une très bonne explication des options
prises par les gouvernants de l'époque : c'était donc une obligation et non un choix…
Borhan :- Exact... non seulement une obligation
imposée par la situation du pays mais aussi par la réalité du monde... une
obligation morale aussi car c'était des étapes que les textes fondamentaux de
la Révolution avaient prévues implicitement ou explicitement pour l'après
indépendance et ne pas les respecter aurait été une trahison.
Samy : Personnellement, je souscris globalement à
cette analyse, concernant ces deux points. Après le départ des Français, ces
derniers ont laissé un peuple sans instruction, sans élite, etc. Si dans ces
conditions de déshérence sociale, on s'était lancé en plus, dans une
mascarade pseudo démocratique (elle ne pouvait être que "pseudo"), il
s'en serait suivi un "carnage" politique !
Et même, ce fut
un miracle que Boumediene intervienne à temps, pour écarter Ben Bella, qui
clairement n'avait aucunement la stature nécessaire, et s'enfonçait de plus en
plus dans un populisme de mauvais aloi catastrophique (c'est mon avis en tout
cas).
Après, on
pourra discuter du pourquoi de l'échec de l'expérience politique Algérienne, vu
la situation où on se trouve actuellement (de fait, personne n'est satisfait,
le moins qu'on puisse dire, de la situation historique actuelle).
On en reparlera...
On en reparlera...
Mais encore une
fois, globalement, c'était infiniment difficile de faire mieux que ce qu'a
essayé de faire Boumediene.
Nasreddine :- Nous avons vécu cette période avec nos
tripes, nos émotions et par notre militantisme au sein des différentes
organisations ( scouts, JFLN, FLN et autres mouvements) mais ce que nous
apprenons a travers tes analyses, c'est le summum et aussi a travers ce débat
si enrichissant. Et tenez vous bien gratuitement…
Rafik:- Mr Borhan:-, vous présentez des faits historiques
commentés ou une analyse propre soutenue par des éléments historiques ?
Borhan:- les deux mon général! Mais j'aurais
aimé que vous commentiez le fond, pas la forme.
Rafik: On est en plein dedans. Le texte se
présente plutôt comme une analyse personnelle plutôt qu'une narration de faits
historiques. Il y fait certes des référence, mais d'avantage comme argument.
Samy :- attendons la suite !
Samy :- Il ne s'agit d'ailleurs pas de
béatement approuver à 100% ce qui a été fait sous Boumediene. La perfection
n'est pas de ce monde. Et on aura l'occasion de pointer telle ou telle
"erreur", "faiblesse"... Je mets des guillemets, parce que
la critique est aisée, mais l'art est difficile, comme on dit,
Borhan:- l'une des erreurs de Boumediene fut de
confier la mise en oeuvre de ces options à ceux qui n'en étaient pas
convaincus... Je vous donne deux cas vérifiables tirés du JORADP...
PREMIER EXEMPLE
...21.01.71: La Commission Nationale de la Révolution Agraire (dont tous
les torts avérés ou présumés sont imputés à Boumediène) compte pourtant entre
autres membres: Mostefa Lacheraf pour la présidence, Mohammed Ali Ammar pour le
Parti, El Hachemi Hadjeres pour le MDN, Abdelmalek Temmam pour les finances,
Abdelmadjid Cherif pour les Affaires religieuses et... Ghazi Hidouci pour le
plan!...
2ème EXEMPLE:
30.01.74: La Commission Nationale chargée de l’étude de l'harmonisation des
statuts et des rémunérations applicables aux personnels des secteurs publics et
privés (tout simplement le SGT) compte parmi ses membres: Mohamed Chaa pour
l'UGTA, Mustapha Belloucif pour le MDN et... Ghazi Hidouci pour le Plan...
3e EXEMPLE:
10.11.72: Désignation des membres de la commission nationale pour la gestion
socialiste des Entreprises. On y rencontre au hasard des noms: Smail Hamdani,
Driss Jazaîry, Abdelhamid Brahimi (tiens ! tiens! tiens!), Ali Benmohamed,
Abdellaziz Khellaf, Mohamed Djerraba, Mohamed Ali Ammar et Mouloud Oumeziane
bien sûr.
Presque tous
ces preux socialistes ont aujourd'hui tourné casaque pour défendre tous
chiffres dehors les options libérales et même... islamistes !...) ...GHAZI
HIDOUCI pour la RA et ABDELHAMID BRAHIMI pour la GSE... il n'y'a qu'à voir
l'itinéraire de ces deux personnes pour comprendre que ces options ne pouvaient
réussir.
Samy :- Le problème, c'est qu'aussi puissant
qu'il était, Boumediene n'avait pas le pouvoir d'envoyer à la retraite
anticipée 80 % des très hauts cadres de la Nation, souvent des desperados sans
foi.
Il y a eu assez
vite, une génération de jeunes intellectuels qui auraient pu prendre la
relève, très politisés, beaucoup étant des militants du fameux PAGS, très
politiquement conscientisés, très convaincus par l'option socialiste...
Le problème
d'une part, c'est qu'ils étaient peut-être, aux yeux de Boumediene trop proches
de Moscou d'une part, et d'autre part, les caciques entourant Boumediene ne se
laissaient pas faire.
Franchement, la
plupart d'entre eux s'en foutaient de l'option socialiste (alors que Boumediene
y croyait sincèrement, et peut-être même a-t-il été un peu trop naïf, quant au
mouvement des "Non alignés"). Bref, il n'avait pas les coudées aussi
franches qu'on croit pouvoir imaginer...
Les Abdel
Ghani, les Medeghri, les Hoffman, et autres Bencherif, c'était des durs. Il
fallait composer avec eux.
Je me rappelle
bien de la frustration que nous éprouvions à voir tous ces vautours tourner
dans les très hautes sphères du pouvoir. Voilà... Pas trop le choix...
Il a manqué,
disons, une dizaine d'années supplémentaires à Boumediene, pour mener au mieux
son expérience, avec des hommes nouveaux, avec les bons ajustements
nécessaires...
D'autre part,
et là je n'ai que des rumeurs, on dit qu'un temps, il a favorisé discrètement
l'émergence des cadres de gauche du PAGS, puis, les voyant devenir trop
pressants, il a du faire un virage à "droite", qui consistera à jouer
imprudemment la carte "arabisante" (arabisation certainement mal
menée) et "islamiste".
Mais je n'ai
aucune preuve de telles allégations... C'était les rumeurs de l'époque...
Abdelhak :- Borhan:- cela démontre quoi a votre avis? sinon
que ses collaborateurs qui étaient choisi à l'époque, ne partageaient pas les
mêmes options que lui (Boumediène), ils avaient accepté la responsabilité, la
peur au ventre, sinon ils connaissaient leurs sorts, ils auraient fini
assassinés, pour haute trahison où par chance radier de toutes fonctions
administratives où politiques, il y avait que ses lieutenants qui l'avaient
aidés dans le coup d'état qui pouvaient tout se permettre en Algérie. Tout ce
que tu as développé dans cette deuxième partie ne tient pas la route plutôt je
ne le partage pas.
La propriété industrielle, commerciale, terrienne
qui étaient vacante, personne n'avait songé a l’attribuer a des privés, l’état
pouvait rester propriétaire.
Ce qui n'était
pas réalisé a l'époque c'était de construire un état souverain où le peuple
participerait réellement a l'édification et aux choix de ses gouvernants, à la
place, qu'est ce qu'on avait eu, en échange? Un clan s'appropriant le destin de
tout un peuple. Même si c'est vrai ce que tu avances comme arguments,
Boumediène n'acceptait pas les contradicteurs, il avait continué sa politique
autoritaire bureaucratique jusqu'à sa mort. Résultats des courses on a hérité
d'un état en faillite économique avec une dette de 19 milliards de dollards en
1998.
Borhan:- Abdelhak j'allais vous répondre concernant ce
leitmotiv de l'assassinat politique pour un homme qui n'a même pas exécuté le
jeune homme qui a tenté de l'assassiner, ni le subalterne qui a tenté de lui
faire un coup d'état et vous dire qu'à ma connaissance les seuls
exécutions qu'il a cautionnées sont celles du coupable de l'enlèvement du fils
Racim et celle de Daho Said, le serial killer au pilon puis j'ai lu cette
sentence sans appel: "Tout ce que tu as développé dans cette deuxième partie
ne tient pas la route," et je me suis dit qu'il ne servirait à rien de
continuer car vous me semblez trop convaincu par vos "non-arguments"
pour être perméable à mes arguments...
Samy :-
Non ! Faut arrêter, avec ce fantasme d'une
supposée violence politique en Algérie sous Boumediene !
Faut arrêter !
Même en France, pays super ultra hyper démocratique, on n'hésitait pas, pour
raison d'Etat, à zigouiller des personnes par-ci par-là...
Il n'y a pas eu
plus de violence réelle en Algérie que dans n'importe quel pays
"normal". Et d'ailleurs, non seulement la violence politique était
surtout un fantasme, mais de fait, la violence tout court était un phénomène
rare ! j'en ai vécu des situations "improbables", à Alger, à
Chelghoum Laïd, à Oran, à Belabess, à Constantine... des trucs de fous à 4h du
matin, des situations frisant l'inconscience de la jeunesse...
Eh bien, jamais
je ne me suis retrouvé vraiment en danger. Jamais.
La paix civile
était le symétrique de la paix politique. J'ai connu par exemple, par le biais
de son fils (Allah yarrahmou), Mr Merbah. Le grand manitou de la SM. Un homme
civilisé, avec une obsession des intérêts du pays, etc.
Et certainement
pas le Pol Pot que les gens fantasmaient ! Je parle en connaissance de cause.
Fati :- Un grand homme.
Boualem:- Grand parmi les grands !
Nasreddine: Il était de ceux qui ont lutté pour un
nouvel ordre mondial qui favorise notamment un meilleur équilibre des relations
Nord-Sud. Il était un des leaders du Mouvement des non-alignés, rempart contre
les politiques impérialistes et soutien indéfectible des luttes de
libération dans le monde et notamment de la lutte du peuple palestinien.
Il était
conscient également qu’ignorer un problème et ne pas le résoudre, c’est
l’aggraver, l’Algérie ne savait pas jouer au luciférien, c’est-à-dire un esprit
qui ne fait que nier les choses mêmes si elles sont correctes. Chaque chose se
faisait en son temps, l’idée même de la charte nationale était les prémices
d’une Algérie démocratique. Lycéen, les idées bouillonnaient en moi entre
libéralisme, laïcité, socialisme.
Samy :- la période de la discussion de la Charte
nationale, une expérience extraordinaire ! Une liberté politique absolue. Et
une très grande qualité dans les débats. C'était d'ailleurs la preuve, qu'en
une 10aine d'année, un peu plus, une génération intellectuelle extraordinaire
s'était créée, avec une riche conscience politique. Et ça, ça n'a pas de prix !
Nasreddine:- Les dirigeants politiques du pays à
leur tête le président Houari Boumediene avaient donné des instructions aux
différentes structures du parti unique alors, aux assemblées élues et aux
responsables des institutions de l'Etat pour "ouvrir des espaces et des
tribunes où les citoyens pouvaient s'exprimer librement sur les lacunes et
carences enregistrées mais aussi pour décliner leurs tendances et
orientations". Ces tribunes "ont éliminé les pressions qui pesaient
en matière de liberté d'expression tout en faisant naître l'espoir de pouvoir
gagner le pari et de relever les défis de l'époque.
Samy :- avec tout ce qui se disait à la Fac, à la
Cinémathèque, dans les chambres d'étudiants, dans les cafés, dans les
restaurants, dans les soirées, dans les enterrements, dans les moments d’énervements...
eh bien si c'était un Etat politiquement violent et répressif, mais il aurait
fallu ouvrir des camps de concentration pour y fourrer les dizaines de milliers
d'anti Boumediene ! Et pourtant...
Borhan:- Samy,
j'ai souvenir des débats d'idées qui
fleurissaient dans Révolution Africaine et Algérie Actualité, des librairies où
on pouvait trouver Afrique-Asie bien sûr mais aussi l'Express, Le Point,
Newsweek, le Times; The Herald Tribune, Le Monde, France Soir, Spoutnik et même
Détective et Le Canard Enchaîné...
Samy :-(et je confirme !!!!)
Samy :-
les frontières étaient ouvertes, et la
fameuse "Autorisation de sortie" n'a jamais empêché aucun jeune
d'aller s'amuser en Suède, en Angleterre, en Pologne, ou je ne sais où, et
toute cette jeunesse avide de vie, rentrait au pays avec le plus grand plaisir,
une fois les vacances terminées !!!! Quel plaisir c'était de tous se retrouver
en septembre à la Fac ! Lorsque l'un d'entre nous ne revenait pas, chose
rarissime, on restait interloqué. On se disait presque: "le pauvre,
pourquoi n'est-il pas revenu d'Europe ?".... On ne comprenait pas.
Nasreddine: J'ai été choisi en 74 pour une
formation politique a Cuba, le voyage a duré 10 jours a l'aller, 15 jours de
training et tenez vous bien 25 jours pour revenir ( une dizaine de ports
visités) c'est pour vous dire que sous la gouvernance de feu Boumediene tout
était permis surtout quand il s'agissait d'éducation et de culture
Abdelhak:
Tout ça n'est pas vrai. Moi même j'ai dû déposer mon dossier 20 fois pour
obtenir une autorisation de sortie ,je n'ai jamais pu l'obtenir, jusqu'au jour
où certaines connaissances m'ont guidé vers la bonne personne moyennant tout le
pécule de ma bourse 1200 DA à l'époque 1978. Un voisin avait reçu un abonnement
d'un journal de France qui lui a été payé par un de ses parents en France ,il a
été convoqué par la police et lui ont intimé l'ordre de ne plus recevoir le dit
journal.
Samy :-
Désolé, mais tous
les amis autour de moi, à la fac à Alger, ou dans mon village natal Chelghoum
Laïd, tous ceux qui ont eu envie d'aller se balader en Europe, ont pu le faire.
Fallait de la paperasse, fallait souvent ramer, je ne le nie pas, mais ça
a toujours marché. Et je précise que tous ces jeunes étudiants
appartenaient à toutes les classes sociales. Plus encore : la plupart étaient
d'origine modeste. Et tous, après avoir souvent passé des vacances mémorables,
étaient heureux de rentrer au bled.
Je ne dis pas que ce que vous me racontez "n'est pas vrai". Je dis juste qu'à chacun son expérience de vie...
Je ne dis pas que ce que vous me racontez "n'est pas vrai". Je dis juste qu'à chacun son expérience de vie...
Abdelhak:
On dirait qu'on ne vivait pas dans le même pays alors , tous mes camarades a
Constantine de l'époque avaient subi le même traitement un niet absolu, pas
d'autorisations de sortie du territoire; il y avait que les pistonnés, les
passe-droits qui pouvaient se la permettre a tout moment. Je ne vous cache pas
que jusqu'à aujourd'hui je garde un goût amère de cette période stressante et
abominable. j'étais sorti pour ne plus revenir, et ce fut réalisé;
Samy :-
Oui, c'est
étrange, mais nous avons une grande différence d'appréciation de cette même
période. Ca arrive...
Nasreddine: Je
ne suis ni pistonné ni walou , lambda mais je sortais le plus normalement du
monde...juste un hébergement et le tour était joué
Borhan:- je ne parle pas de 78 mais
du cœur des années Boumediène... 1969-1976... J’étais fervent auditeur de RFI,
Radio Berlin International, Radio Prague, Radio Moscou, Radio La Havane et
Radio Washington...
J'ai même reçu quelques cadeaux: un jeu de
tennis de table de Radio Berlin, la photo de Armstrong, Aldrin et Collins de
Radio Washington...
J'étais
aussi abonné à titre gratuit à des revues soviétiques et à Chine Nouvelle...et
je recevais par poste leurs publications...
Il y'avait même une mission évangélique à Tizi
Ouzou qui m'envoyait des tas de livres sur Jésus et même des Pin's (j'en
recevais aussi des radios)...
Je ne fus jamais inquiété par quiconque...
Et puis c'était aussi la période faste de la
correspondance et de la philatélie... j'avais plein d'ami(e)s à travers le
globe... dont "Mimma" une italienne qui habitait via Vittorio Amédéo
à Cunéo...
Et j'étais guévariste, castriste, sandiniste,
maoïste, tupamaro, et je tâtais même de l'anarchisme et du situationnisme après
avoir lu "l'increvable anarchisme" de Mercier Vega et m'être
intéressé de près à Marcuse et Cohn Bendit alors que je trouvais assez
intéressantes les idées que professaient Rachid Benaissa sur une vision de
l'Islam qui était très différente de celle de nos parents...
C'était une période de forte ébullition
intellectuelle et politique et.je n'ai jamais senti la moindre surveillance (on
va me dire qu'elle était discrète)...
Je ne manquais pas même d'avoir des sympathies
pour Carlos, Abu Nidal, la Fraction Armée Rouge, l'IRA, l'ETA et la Bande à
Baader ...
Et quand je parle de moi, je sais, à travers mes
discussions que je n'étais pas le seul dans mon cas...
Je fus
interdit d'accès au FLN qui, il est vrai, était dirigé par des caciques locaux
et ce sont eux qui ne m'ont pas admis mais c'était surtout pour mon activisme
local et non pour mes hautes idées subversives même si le fédéral du parti
disait à ses militants qu'ils devaient se méfier de moi car j'avais crée
"un parti clandestin recevant ses directives de Hollande"... Je ne
sais même pas d'où il avait tiré ça !...
Ikram : Hi tu devrais faire un livre c'est
impressionnant comme d'habitude me compter parmi tes fans. Allah yarahmou . Je
partage.
Samy :- Mais bon, au-delà des défauts des uns
ou des autres, il faut voir les choses avec distanciation. Et de fait, par
exemple, si on prend 3 secteurs d'une importance capitale, l'Education, l'Armée
et la Santé, ce fut franchement une réussite. Avec les moyens dont disposait le
pays, c'était impossible de faire mieux.
Mais c'est cela
le pire ! C'est que nous avons prouvé que la réussite était une chose possible
en Algérie ! Possible et réalisée !
Samy :- Et qu'on aime ou pas le
personnage, c'est sous sa présidence que l'Algérie a été au plus proche d'un
décollage irréversible. Et c'est après lui, que les choses se sont gravement gâtées..
Fodil:- Et le fait d'avoir choisi des
exécutants "non-convaincus" n'est-ce pas en soi une preuve de
mauvaise gouvernance?
Borhan:- je n'ai pas dit qu'ils n'étaient pas
compétents mais qu'ils n'étaient pas convaincus... et la preuve de leur absence
de conviction n'est apparue que des années après
Fodil:-
Je ne parle pas non plus de
"compétents" je parle également de "convaincus". En
d'autres termes, je vous invite à voir la photo ici-bas de ce lien et je vous
laisse le soin de juger de l'adhésion à l'option socialiste http://www.serrai-ic.com/about-us/
Borhan:- c'est en anglais... ça me prendrait
trop de temps... et puis, je préfère ne pas trop m'inspirer de ce qu'écrivent
les autres pour me faire une opinion sinon ce sera non plus un échange d'idées
mais de vidéos et de pages de journaux...
Fodil: C'est écrit en arabe également, je voulais
juste votre avis sur la photo au bas de la page svp
Borhan:- Fodil: je m'excuse... je trouve que ça n'a
aucun rapport ou un rapport très lointain avec le sujet qui concerne 2 points:
Le choix du monopartisme et du socialisme à l'indépendance du pays...
Fodil: Je pense que vous mettez un cadre trop
restreint pour discuter avec vous, ça ne laisse pas de la place à un échange de
références (en arabe et anglais aussi par exemple). Je vous montre une photo de
Ghazi Hidouci du plan, qui se trouve l'initiateur du libre marché à la
Hamrouche (faire du neuf avec du vieux ou alors un libéral qui sommeillait dans
la peau d'un exécutant), je trouve qu'il y a rapport
Borhan:- je ne l'ai pas reconnu... vous auriez
pu citer son nom... ça corrobore ce que j'ai écrit plus haut... avec Abdelhamid
la Science qui enseignait "l'économie islamique"... mes deux exemples
sont donc bien choisis.
1-
Je ne les ai pas reconnus parce qu'ils ne
font pas partie de mes fréquentations...
2-
vous
parlez d"échec de la Révolution agraire"... je préfère parler
d'abandon de l'option...
3-
je ne
pense pas que les acteurs n'aient pas adhéré... ce sont plutôt les
metteurs en scène qui ont changé le scénario ...
4-
je ne
sais pas si on peut concevoir un socialisme inévitable et un monopartisme
évitable sauf si on instaure un pluripartisme... socialiste... c'est à dire un
parti du FLN cloné 60 fois comme nous le voyons aujourd'hui...
Fodil: Je ne vois la nuance lorsque vous dîtes
que "l'option a été abandonnée" à contrario d'un échec?! Qui a
abandonné et pourquoi?! Lorsqu'une vérité nous frappe, on doit agir. Lorsqu'une
option est un échec, elle est systématiquement abandonnée (en
allant chercher des boucs émissaires loin s'assumer simplement l'échec).
Étant donnée
l'état des infrastructures, des institutions et de la mondialisation des années
60, oui l'option socialiste était un choix et un idéal et des gens sincères ont
cru à ce choix et y ont adhéré mais pour vous ça va de paire, si le socialisme
est inévitable vous voulez que l'autoritarisme le soit aussi Non!
Mettre dans un
même parti Mostapha lechraf, Redha Malek, Abassi Madani sans égard aux libertés
individuelles, linguistiques, ne pensez-vous pas que ça aurait fait des
mécontents. Quel soi-disant "danger" aurait encourue
L'Algérie si ça
constitution avait reconnue (comme elle se devait) la langue et la culture
Amazigh? Ou reconnu des partis politiques organisés, au lieu de les réduire à
des "courants" à l'intérieur d'un parti unique qui a usurpé le sigle
FLN?
Borhan:- je dis ce qui fut... pas ce qui aurait
dû être...
A la mort de
Boumediene on a arrêté la construction des villages "socialistes"
puis on a démantelé sous prétexte de restructuration les domaines autogérés et
on a graduellement détruit les CAPCS, les Souk el Fellah etc... et en 1989 on a
instauré les inénarrables EAI - EAC ...
10 ans après la
mort de Boumediene, la Révolution agraire et les domaines autogérés étaient
morts et enterrés alors que l'option aurait dû bénéficier de l'engagement
politique et financier de l'Etat...
On ne peut
parler d'échec d'une expérience qu'on a effectivement abandonnée après lui
avoir crée les conditions non pas de sa réussite mais de son échec...
Pour le
multipartisme, il aurait été beaucoup plus "hypocrite" que celui que
nous vivons aujourd'hui si on l'avait institué en exigeant des partis de
considérer que le socialisme est une option irréversible...
Je ne sais pas
si c'est l'option politique qui fixe l'option économique ou l'inverse... mais
dans les deux cas, retenir l'option socialiste comme option fondamentale aurait
légalement conduit aux geôles de la république toute formation politique qui
défendrait une autre option puisque l'alternance aurait été
constitutionnellement interdite...
Je ne commente
pas votre question sur la langue et la culture amazigh... elle ne fait pas
partie de notre sujet... on pourrait en parler quand j'aborderai ces griefs
dans une prochaine participation...
Fodil: Monsieur, ce qui fut doit être discuté.
Ce fut un échec cuisant. Vous vous gardez bien de parler de libertés
d'expression, de droits linguistiques et de trahison du GPRA , d'arabisation
idéologique forcée, de la condition d'adhérer au FLN pour accéder aux
postes... etc Si vous n'abordez pas ces sujets, vous allez occulter ces vérités
historiques, vous allez certes mettre en avant votre admiration mais ce ne sera
en aucun cas une explication convaincante.
De plus puisque
vous continuez à lier l'autoritarisme du parti unique avec l'option socialiste.
Plusieurs parti déjà étaient de gauche mais interdits par le FLN alors c'était
pas un problème de clivage gauche-droite
Abdelhak Fodil: Même le monopartisme, n'existait pas, c'était
l' autocratie et la bandocratie si j'ose dire le terme!. Si tu n'est pas avec
nous , tu es un ennemi du peuple, et sous couvert de l'idéal révolutionnaire
pompeux, le pouvoir était confisqué, et le peuple était le <<ghachi>>
bon à tout avaler en lieu et place de lui apprendre à évoluer progressivement
avec un vrai partage du pouvoir. On lui a permis de s'exprimer librement un
mois et puis on l'avait renvoyé à sa destinée de spectateur amorphe.
Rafik: Il faut rappeler qu'à la mort de
Boumediene, grâce à la RA lancée en 72, l'autosuffisance est passée de +70% en
69 à 30% en 80.Faut le faire !
Au lieu de
faire l'éloge des intentions, faisons le bilan des responsabilités.
Fodil: Je pensais que vous alliez le
reconnaître avec les autres (benchenouf de rachad, Hocine Malti ex Sonatrach,
Ali Benouari ex ministre des finances).
Bref, le point
que je voulais mettre en avant et qu'on peut expliquer l'échec de la révolution
agraire par exemple seulement par la non-adhésion " sincère" des
acteurs, d'ailleurs c'est le propre des systèmes autoritaires, les acteurs ne
montrent pas où montrent très peu leur hostilité à une option politique! Le
choix du système socialiste, je suis d'accord que c'était inévitable, pas de
problème sur ça mais le monopartisme, je ne le pense pas.
Borhan:-
1-
Je ne les ai pas reconnus parce qu'ils ne
font pas partie de mes fréquentations...
2-
vous parlez d"échec de la Révolution
agraire"... je préfère parler d'abandon de l'option...
3-
je ne pense pas que les acteurs n'aient pas
adhéré... ce sont plutôt les metteurs en scène qui ont changé le scénario
...
4-
je ne
sais pas si on peut concevoir un socialisme inévitable et un monopartisme
évitable sauf si on instaure un pluripartisme... socialiste... c'est à dire un
parti du FLN cloné 60 fois comme nous le voyons aujourd'hui...
Fodil: Je ne vois pas la nuance lorsque vous
dîtes que "l'option a été abandonnée" à contrario d'un échec?! Qui a
abandonné et pourquoi?! Lorsqu'une vérité nous frappe, on doit agir. Lorsqu'une
option est un échec, elle est systématiquement abandonnée (en
allant chercher des boucs émissaires loin s'assumer simplement l'échec).
Étant donnée l'état des infrastructures, des institutions et de la
mondialisation des années 60, oui l'option socialiste était un choix et un
idéal et des gens sincères ont cru à ce choix et y ont adhéré mais pour vous ça
va de paire, si le socialisme est inévitable vous voulez que l'autoritarisme le
soit aussi Non! Mettre dans un même parti Mostapha lacheraf, Redha Malek,
Abassi Madani sans égard aux libertés individuelles, linguistiques, ne
pensez-vous pas que ça aurait fait des mécontents.
Quel soi-disant
"danger" aurait encourue L'Algérie si ça constitution avait reconnue
(comme elle se devait) la langue et la culture Amazigh? Ou reconnu des partis
politiques organisés, au lieu de les réduire à des "courants" à
l'intérieur d'un parti unique qui a usurpé le sigle FLN?
Rafik: Il faut rappeler qu'à la mort de
Boumediene, grâce à la RA lancée en 72, l'autosuffisance est passée de +70% en
69 à 30% en 80.
Faut le faire !
Faut le faire !
Au lieu de
faire l'éloge des intentions, faisons le bilan des responsabilités.
Rafik: Alimentaire s'entend. Sinon, les
chiffres eux, ça résonne.
Fodil :- désolé monsieur, j'ai appuyé par mégarde
sur le mauvais emoticon pour réagir à votre commentaire. "Autocratie"
"bandocratie" sont des qualificatifs plus appropriés je pense. La
guerre froide ne saurait être une raison valable pour s'enfermer dans un modèle
aussi autocratique et confisquer le pouvoir
Borhan:- Je ne sais franchement pas d'où vous tirez
ces chiffres et même s’ils sont vrais, j'aimerais bien qu'en votre qualité de
"professionnel du chiffre" vous les lisiez avec honnêteté...
C'est quoi
l'autosuffisance ?... Parlez vous de la capacité du pays à subvenir aux
besoins du peuple en fruits et légumes ou en huile, lait, sucre, viandes, œufs,
semoule... fromages en portions, yaourts, confiture d'abricots et anchois ou
d'une plus large gamme touchant les détergents, l'habillement, les fournitures
scolaires, les médicaments et les carburants ?... Ana ma 3labalich... et
puis... pourquoi ne pas avouer que la population de 1969 avait presque doublé
en 1980... que les besoins conséquents à l'amélioration des conditions de vie
s'étaient multipliés par 20 ou 30 ?...
Je préfère mettre cette
"désinformation" sur le compte de votre "oubli" de ce que
peut signifier un chiffre, plutôt que sur le compte d'une volonté de tromper
nos ami(e)s qui suivent notre débat...
Borhan:- Fodil, Vous dites: "La guerre froide ne saurait être une raison
valable pour s'enfermer dans un modèle aussi autocratique et confisquer le
pouvoir"... vous auriez dû écrire; "s'accaparer du pouvoir" parce
que le verbe confisquer signifie qu'on a enlevé quelque chose à quelqu'un et en
l'occurrence, je ne vois pas à qui le pouvoir aurait été enlevé... il y avait
une lutte entre différentes forces pour s'en emparer, il a été arraché par la
force la plus structurée... et c'est tout bonheur pour le pays qu'il ne soit
pas tombé entre les mains de l'une quelconque des autres forces parce qu'elles
n'auraient pas su le garder...et il serait retombé à coup sûr entre les mains
de ceux auxquels il venait d'être arraché au prix que l'on connait...
Et ne me parlez
pas de "peuple" car le peuple était réduit à sa plus simple
expression... un ghachi pour dire les choses comme vous...
Fodil :- Borhan:- je n'ai jamais utilisé le
terme "ghachi", je n'ai ni une admiration pour un quelconque
dictateur ni un mépris à mon propre peuple duquel je suis issu. Ce n'est en
substituant le mot "s'accaparer" au mot "confisqué" que
vous allez convaincre qui que ce soit sur cette page. Vous avez un parti pris
clair et vous persistez dans cette nostalgie. Peut-être j'aurais eu votre âge,
j'aurais dit la même chose mais il se trouve que non, je ne suis pas désabusé
et mon idéal est la démocratie et le multipartisme n'en déplaise aux tenants de
la mentalité de "pieds-noirs" déçus
Borhan:- vous m'avez fait rire en me situant parmi les
"pieds noirs déçus"...
j'ai bien ri aussi quand j'ai lu que je
n'allais convaincre personne sur cette page sans savoir de quoi j'essaierais de
convaincre les gens...
je vous
rassure... je ne veux convaincre personne pour deux raisons: la 1ere c'est
que je ne suis convaincu de rien moi-même et je l'ai toujours écrit: je suis
une personne à qui il arrive même de douter de l'existence du Créateur... c'est
vous dire la gravité de mon mal !...
la deuxième raison
c'est que je n'ai aucune action de masse à mener et je n'ai nulle intention de
me faire gourou d'une quelconque secte ou dirigeant d'un quelconque parti...
Je vous
remercie pour l'analyse psychanalytique que vous me faites à l'œil...
j'ose croire en votre sincérité quand vous
dites que vous croyez au peuple, à la démocratie, à la maturité des masses et à
leur conscience de leurs intérêts... d'aucuns se sont essayés avant vous à cet
angélisme démocratiste... l'un a fini par se faire à l'idée que ce peuple est
un ghachi et le second a reconnu s'être trompé de peuple... et si vous croyiez
réellement en ce peuple et non pas en ses tuteurs démocratistes, vous auriez
reconnu comme le défunt Boudiaf que ce peuple avait plébiscité Boumediene et
qu'il continue à l'aduler, l'adorer ou du moins à respecter sa mémoire beaucoup
plus que celle de tout autre leader...
Rafik: Je présente des chiffres, vous répondez
avouer, tromper... Je vais clore cette discussion en vous disant que Boumediene
tout comme vous devait avoir "obstinément" raison.
C'est sans doute le peuple et l'histoire qui doivent avoir tort.
C'est sans doute le peuple et l'histoire qui doivent avoir tort.
Borhan:- je vous répète qu'un chiffre ne veut rien dire
dans sa valeur absolue... et que vos chiffres sur la dette autant que sur
l'autosuffisance ne signifient ABSOLUMENT RIEN... Je persiste et signe et si
vous considérez que c'est un motif à quitter le débat faites le mon cher
monsieur...
Borhan:- et ni le peuple ni l'histoire n'ont rendu un verdict contre
Boumediene... ne leur faites pas dire ce qu'ils n'ont pas dit car ils ne vous
ont pas mandaté pour parler à leur place...
Rafik:Marz3afch bark
Borhan:- loukane cheft rouhi nez3af wallah que je n'aurais jamais
abordé ces sujets qui...fâchent...
Fodil :- Je vous accorde que Boumediene a son capital
de sympathie, je vous avoue que mon propre père demeure un de ses admirateurs
mais ce n’est point mon cas.
Je suis ravi de
vous avoir fait rire monsieur, même si votre rire a été moqueur,
ça demeure un rire pareil
Je ne pense pas
qu’infantiliser le peuple, soit une fatalité, c’est la mentalité de Bouteflika
and Co. qui parlait lui de « peuple qui se plait dans sa médiocrité s'il ne
votait pas sur sa majesté » mais au fond qui rit de l’autre, le peuple ou
l’arrogant grabataire?!
Vous sembliez
déçu ne pas avoir eu autant de commentaires que vous le souhaitiez concernant
le 1ère partie alors réjouissez-vous Monsieur, ne dit-on pas que « lorsque les
dieux veulent punir les hommes, ils exhaussent leurs vœux ».
Rafik:- permettez moi de revendiquer le droit d'avoir un avis
différent, un avis propre et même le droit d'avoir tort.
Abdelhak: Le pouvoir a été confisqué par un clan,
sur le dos de tout un peuple . Ce peuple aurait dut être guidé par les vrais
révolutionnaires comme Boudiaf, Ait Ahmed , Khider et autres .
.Le départ
n'aurait pas été biaisé. Des hommes de convictions qui avaient mis leurs
volontés au service du peuple et qui n'attendaient rien en retour .
Ait Ahmed avait
refusé le pouvoir, parce qu'il refusait de collaborer avec des usurpateurs de
la volonté du peuple; Boudiaf avait préféré mourir que de subir le diktat de la
mafiocratie ect.......
Borhan:- Ait Ahmed et Boudiaf ne valent pas mieux que Ben
Bella et Bitat... les deux premiers ont eu la chance, certains disent la
lâcheté, d'autres la ruse... de ne pas se mouiller... ils ne se sont pas
trempés... et ne se sont pas trompés...CQFD
Rafik:
Rassembler Bitat et Benbella. Bitat était
opposant de Benbella... Quelque chose cloche dans le développement.
Rafik:
Désolé de sortir du contenu à nouveau. Qu'on
m'explique yarham waldikoum ou wraskoum kadalik: kifach ya 3adjaba, le chef
d'etat major complote dans le dos du gpra pour choisir le futur président AVANT
même la signature des accords d'Évian !!!
Borhan:- Rafik: ils ont accompagné Boumediene tous les
deux... je peux aussi vous rétorquer: rassembler Boudiaf et Ait Ahmed ou
dissocier Ait Ahmed de Ben Bella... ·
Borhan:- le GPRA comme son nom l'indique était un gouvernement
PROVISOIRE... Les rapports de force étaient inévitables... ce n'était pas un
complot... c'était un jeu de coulisse comme on en trouve même lors de
l'élection du SG du FFS ou du FLN...
Rafik:- Petite précision, on peut rassembler Boudiaf et Ait Ahmed. Au
moins dans le GPRA.
Rafik:Ceci dit. Nous sommes de toute évidence confrontés à une forme de
sacralisation chronique ou Boumediene érigé en demi dieu n'a rien fait de
travers. À nouveau, je le redis pour ceux qui ne vous ont pas compris: tous
avaient tort, sauf lui.
Borhan:- On peut rassembler même Ait Ahmed et Ben Bella à Genève ou
St Egidio... winou el mouchkil ?
Borhan:- Ce n'est pas moi qui ai déifié qui que ce soit et je n'ai
jamais affirmé que quiconque soit irréprochable mais puisque vous voulez me
coller cette étiquette je dirais à la bonne heure !
Rafik:- C'est ce qui transparaît dans vos interventions. Chouf a dadda,
faut juste se dire que toutes les réformes entreprises sous Chadli avaient pour
but de rattraper les désillusions des slogans aussi pompeux que creux presque.
Borhan:- On revient à la charge... non ya Dadda... toutes les
pseudo-réformes entreprises par Abdelhamid Brahimi sous Chadli ne visaient qu'à
faire capoter les politiques engagées par Boumediene... mais ces politiques
étaient si bien réfléchies qu'on n'a pas pu en déboulonner totalement une
seule... on a pu tout au plus créer une situation inédite, totalement hybride
entre un socialisme trop tenace et un libéralisme trop vorace et tout le monde
sait que tout ce qui est hybride est stérile... d'où notre situation
actuelle...
Abdelhak:- La différence fondamentale
entre Ait Ahmed -Boudiaf et Benbella -Bitat c'est leurs alliances politiques, les
premiers avaient choisi d'être libres et autonomes revendiquant un consensus
politique et les seconds avaient choisi l'alliance avec Boumédiene pour s'accaparer
du pouvoir, le premier a été gratifié du grade de président de la république et
le second de président de l'assemblée nationale.
Rafik:-Asbar chwiya j'ai les cheveux qui se dressent ! Investir quasiment 25%
du PIB dans les industries industrialisantes et finir en Guelma bleu ciel.
Achwiyaaaaa ! Pidabor quelles sont les compétences de Boumediene en termes
économiques ? Qui devait s'en charger ? Qui les a nommé ? Qui est comptable du
bilan ?
Rafik:-D'ailleurs, au passage, l'exode rural aussi, je le lui colle.
Borhan:- Abdelhak- c'est votre lecture et vous ne pouviez dire le contraire....
Borhan:- Rafik- vous
pouvez lui coller aussi le seisme d'el Asnam et les inondations de Bab El
Oued...
Rafik:- Yetsema nta rak hab t9oul belli ma ghlat fi walou sauf li machi
bel3ani ?
Borhan:- Rafik- l'industrie
industrialisante c'était aussi les tracteurs Cirta, les camions Sonacome, les
détergents SNIC, les costumes Sonitex, les peintures ENAP, les compteurs d'El
Eulma, les produits en acier de la SNS...
Borhan:- Rafik- c'est toi qui, après avoir parlé au nom du peuple parle en mon
nom... kemmell 3liha !
Rafik:-Juste à côté de la sonacome rouiba, il y a un grand hangar ZF made in
la bas et des vieux camions neufs mais avec des moteurs prêts à démarrer.
Abdelhak:- Pourquoi ce n'est pas la réalité? Ce
n'est qu'après une dizaine d'années de prison que Ben Bella avait changé, il
avait compris que le système menait a la ruine. Bitat avait fini par comprendre
et s'est retiré en démissionnant du perchoir.
Borhan:- Rafik- quelles
sont les compétences de Boumediene en termes économiques ?... djabli Rabbi bdit
etkharref... ya "Dadda" on ne demande pas à un président d'être
techniquement compétent en toutes les matières qui font la gouvernance d'un
pays… il y'a des conseillers et des experts pour ça... je pensais que c'était
élémentaire mon cher Wat... heu... Rafik !
Rafik:- Quels étaient les compétences de Boumediene alors ??
Borhan:- Abdelhak- rak tgoul bark... je veux dire "ettiri bark"... khallina men
la blague nta3 Ben Bella... mais Bitat a assuré l'intérim et devait partir
après l'élection du Président... et à ma connaissance il ne s'est pas retiré de
gaîté de coeur walla wach igoul Zoheir ?
Fodil :- Vous savez monsieur ce qui m’inquiète?! Eh ben ce n’est pas de prendre parti pour le
gagnant (armée des frontières et Boumediene plus particulièrement) en
qualifiant un fait historique sur lequel beaucoup s’entendent à dire que
c’était une trahison du GPRA qui pour vous étaient de simples «jeux de
coulisse» où vous sous-entendez que c’était normal, c’était sain, le meilleur
avait gagné c’est tout et tant pis pour le perdants.
Ceci est
réducteur de la réalité et au bas mot une contre-vérité cynique. Mais en même
temps, en voyant la lecture officielle de l’histoire récente du terrorisme
islamiste, je comprends que notre histoire contemporaine de même que
l’antiquité où le moyen âge n’est qu’un tissu de mensonges et aussi longtemps
qu’on ne la connaîtra pas, on continuera à refaire les mêmes erreurs pendant
qu’un noyau de « super-algériens » continuera à se gargariser avec ses
certitudes bidons.
Borhan:- Rafik- Celles
de tout bon président: le charisme, l'autorité, le courage, l'engagement, l'art
du discours, les suites dans les idées, la sagesse, la pondération... on parle
de "qualités" et non de compétences pour les postes de
"chefs"...ya Dadda !
Zoheir :-Melguit mengool Ya Borhan devant tant d’affirmations qui
restent à confirmer....Voilà
Rafik:- Magouiller et s'entourer d'incompétents aussi. Un peu au moins
Borhan:- Fodil- c'est un autre problème... nous ne sommes pas le seul pays touché par la
déferlante islamiste... il faut situer ce phénomène ailleurs que dans nos
errements et nos erreurs...
Zoheir :-Certains Algériens se plaisent à pondre des
affirmations et autres qui restent à vérifier ....
Zoheir :- الهدرة
باطل
Borhan:- Zoheir- c'est
ce qu'on appelle "tiribarkisme"...
Borhan:- Rafik-reponditlek
3la hadhi...
Abdelhak:- RAK ANTA ALLI TEKHELAT? j'avais dit
démissionné du perchoir le 03 octobre 1990 pour exprimer son désaccord avec le
président Chadli, c'est toi qui n'avais rien compris. Bitat avait mis du temps
pour comprendre le système autoritaire qu'il avait enfanté avec ses amis .
Borhan:- il vous aurait fait cet aveu ? Si c'est le cas il faut tout
de suite communiquer à Ennahar ce scoop!
Zoheir :- Système en ruine dictateur et autres
affirmations que je trouve beaucoup plus du verbiage que de l'analyse pondérée...
Moi je sais une chose à l’annoncé de la mort de Boumediene Allah yarehmou
j'étais à côté de mon père dans sa R8 il posa sa tête sur le volant et éclata
en sanglots ça m’a marqué à vie. J avais 13-ans
Borhan:- Moi j'ai vu pleurer ma mère... et au boulot le matin,
j'ai vu les femmes de ménage en sanglots...
Zoheir :- Abdelhak- « le système qu'il avait enfanté
avec ces amis» ... on enfante un SYSTÈME? Je crois que c est vraiment du verbiage...
Rafik:- Ya djma3aaa, ya djma3aaa... Ne confondez pas vos idéaux nobles de
l'époque, vos aspirations légitimes avec les résultats calamiteux qui ont
suivi. Haw 40 ans plus tard faut commencer à être lucides.
Zoheir :- Rafik- je vous conseille un très bon
livre de Claude Julien l'empire Américain édité en 1969 pour comprendre
l'actualité....
Borhan:- Rafik- rani
goultlek la calamité ne vient pas du boumedienisme mais de la
déboumedienisation...
Abdelhak:- Borhan- Tu sais ,j'ai remarqué qu'a
chaque fois que tu es en difficultés d'arguments tu rabaisses le niveau de
discussion, moi je n'attache pas d'importance aux imposteurs et aux faux dévots
pour m'intéresser au journal Annahar.
Borhan:- Abdelhak- j'ai parlé d'Ennahar parce qu'il est friand de scoops de ce
genre... sinon, pour moi et en dépit de tout, il reste le journal le plus lu et
donc que ce sacré peuple a plébiscité...
Borhan:- je vous signale que je ne suis jamais à court d'arguments...
jamais !
Rafik:- Zoheir wach igoul had lektab ?
Zoheir:- Faut le lire
Rafik:- Borhan:- ceux qui ont boumedienisé ont déboumedienisé. Comment les
qualifier? Des traîtres? Haw kanou m3a el kaed el 3adim. D’ incompétents? Si on leur donnait la parole (ils ne l'avaient
pas tellement bekri), peut-être qu'ils
nous seront utiles
Abdelhak:- Borhan- Avant de parler de
scoop, renseigne toi, avant de faire des affirmations erronées Bitat avait bien
démissionné du perchoir parce qu'il n'était pas d'accord avec la politique du
président Chadli.
Borhan:- Rafik- il
me semble que le sujet est précis...nous parlons de Boumediene et de sa gouvernance...
et spécialement des accusations formulées contre son choix du monopartisme et
du socialisme... c'est toi qui nous a menés vers d'autres pistes malgré ma
promesse que j'y arriverai...
Borhan:- Abdelhak- nous parlons de Boumédiene... c'est pour ça que j'ai pensé à sa
démission suite à son intérim à la mort de Boumediene... wach eddana el Chadli
?
Abdelhak:- Moi je parlais de l'itinéraire politique de
feu Bitat, je disais que lui aussi, qui avait participé au même système, avait
mis du temps pour comprendre qu'il (système) était mauvais et avait démissionné
…
Ben :- Despote, il le fut, mais un despote éclairé!
Contrairement à beaucoup de responsables
il avait une vision pour l'Algérie et les algériens...
Il n'était ni
mégalo ni rêveur...
Il était
contrairement à ce que l'on pense un pragmatique...
Malheureusement,
malgré sa poigne il a sous estimé les ennemis de l'Algérie et des algériens qui
ont fini par tout faire dérailler...
Ses réformes :
du système agraire, du système scolaire et du système médical ne furent que... justice
sociale ! On le lui reproche jusqu’à nos jours...
Personnellement
je lui dois tout et je fus de son vivant un ''soutien critique'' a travers le
volontariat estudiantin, j'ai fait aussi mon service militaire avec fierté ... wa
salam !
Adam:- Un génocidaire des élites kabyles qu'il repose fi jahanam el 7amera !
Borhan:- Le mythe autant tenace que faux de Boumediène
anti-kabyles sera un sujet que j'espère traiter dans un prochain texte... merci
pour la suggestion...
Rafik:- Dire que son tort fut de "choisir des personnes peu
convaincues" revient à leur transférer la responsabilité de l'échec. De
plus, entre les caciques et les institutions ou organes, avait-il autorité ou
non de choisir tout le monde et partout.
Dire qu'à sa
disparition, on s'est attelé à démanteler ses réalisations revient à accuser
toute la smala (la même grosso modo) d'incompétence ou d'anti-nationalisme.
Ou alors, il a
fait les mauvais choix d'hommes et/ou de politiques et qu'on s'en est rendu compte
???
Beaucoup de
contradictions dans les développements.
Le puzzle ne colle pas.
Le puzzle ne colle pas.
Borhan:- c'est votre lecture... moi je parle de
révisionnisme... tout le monde sait qu'à sa mort et profitant d'un nouvel
équilibre des forces mais aussi des bouleversements politiques mondiaux et des
recompositions géostratégiques, les adversaires de ses options et qui étaient
contraints de composer se sont retrouvés avec les coudées franches et ont
imprimé les virages qui servaient leurs intérêts... On ne peut reprocher à
l'homme de les avoir laissé faire... il était mort !... On ne peut lui
reprocher de ne pas avoir construit un édifice plus ferme: sa construction
était en cours...
Rafik:- Construction en cours... Please wait... Downloading...
Installation in progress... À part lui, y'avait que du vide quoi...
Borhan:-
1-
Vous dites la même chose que moi: discuter ce
qui fut, pas ce qui aurait dut être... et c'est ce que je fais...
2-
On ne
peut honnêtement parler d'échec d'une expérience sans en donner la moindre preuve...
et une expérience n'échoue pas "absolument" mais
"relativement"... La RA, malgré tout ce qu'on dira aura permis à des
paysans sans terres et qui étaient voués à faire les ilotes ou les lumpen
prolétaires alors qu'ils furent les premiers à souffrir de la domination
coloniale, des citoyens dignes dont les enfants sont aujourd'hui hauts cadres
des institutions de ce pays... et puis... tout le monde peut avoir la preuve
sans trop chercher que l'expérience a été sabordée... et puis...que les options
de substitution ont été tragiquement moins performantes, puisqu'elles furent la
cause d'une mémorable spéculation foncière qui se poursuit jusqu'à ce jour et
d'une perte à très grande échelle de la vocation agricole des terres qui a
transformé les meilleures d'entre elles en lotissements sauvages construits
sans aucune norme de fonctionnalité ou d'esthétisme...
Rafik:- Faut poser la question aux hauts cadres des institutions de ce
pays qui ont laissé faire. Cette forme de complicité s'apparente à une
malhonnêteté, probablement mêlée à une Incompétence et pire: la corruption de
"ne changeons pas un système kharedj 3lina".
Borhan:-
3-
Vous vous gardez bien de parler de libertés
d'expression me reprochez-vous... il me semble que j'ai, au contraire fait une
digression sur les deux sujets que je traite, pour m'étaler assez longuement
sur cette liberté d'expression qui fleurissait en tout coin du pays et mes
amis Samy et Nasreddine n'ont pas manqué d'apporter leurs témoignages sur cet état de fait
que seuls pourront nier ceux qui n'ont pas vécu cette période de grande
effervescence politique et culturelle.
4-
les droits linguistiques niés... c'est une
ritournelle victimisante que je réfute...
Aucun algérien n'a été interdit d'usage de sa
langue ou de son dialecte vernaculaire... les chaouis parlaient chaoui, les
mozabites parlaient mozabite, les kabyles parlaient kabyle et les autres
parlaient chacun la forme de darja qui prévalait dans les lieux...
je
n'ai pas oui dire qu'on aurait imposé à l'oranais de dire "naam" au
lieu de "wah" ni au annabi de dire "enta" au lieu de
"nti" en s'adressant à une personne de sexe masculin, ni au m'sili
d'éviter l'interjection "ya ettell !" ni au sétifien de fleurir son
langage en pestant contre les arbitres qui défavorisaient l'entente ou
d'appeler leur club phare: "saouda ou baydha" au lieu de "kahla
ou baidha"... Et ce n'est ni Mouloud Kacem Nait Belkacem ni Cherif
Kharroubi qu'on aurait forcés à s'exprimer en arabe châtié...,
5-
l'expression " trahison du GPRA, est à
mon sens déplacée... trahir c'est s'engager puis ne pas respecter son
engagement...
Dans le conflit tout à fait
"normal" qui opposait les hommes et les idées des différentes
factions de la Révolution, je pense que le seul qui n'a trahi personne car il
est resté toujours d'accord avec ses options déclamées sans ambages, il faut le
reconnaître, qu'on soit d'accord ou pas avec lui, ce fut Boumediene... le seul
aussi à avoir un projet politique, social et économique cohérent dans la
tête...
6-
l'arabisation comme le monopartisme et le
socialisme n'était pas elle aussi une option boumedieniste... ce point sera
traité en son temps et il vous sera prouvé que Boumediene n'a fait qu'appliquer
un programme décidé par la Révolution et noté en noir sur blanc dans ses textes
"fondamentaux"
7-
Je vous rappelle, je pense ne pas me tromper que " la
condition d'adhérer au FLN pour accéder aux postes" est une mesure
chadlo-messadienne prévue par l'article 120 et cet article ne date pas de
l'effroyable dictature de boumediene mais de l'infitah qui a suivi...
8-
si je n'ai pas abordé ces sujets ce n'est pas
par volonté de les occulter mais tout simplement parce que je n'ai ni la
prétention ni la capacité ni la volonté de tout dire dans un post ... mais
j'espère pouvoir en dire ce que je pense dans mes prochaines interventions....
9-
vous affirmez vous même que "Plusieurs
partis déjà étaient de gauche mais interdits pat le FLN alors c'était pas un
problème de clivage gauche-droite"... je n'ai jamais présenté le FLN comme
un parti et il ne l'était pas du temps de Boumediene...ni du temps de la
Révolution... c'était un "front" regroupant toutes les tendances
soucieuses de terminer la deuxième phase de la Révolution, celle de la
construction institutionnelle qui devait suivre la libération (du moins si on
se réfère à la volonté déclarée et déclamée de Boumediene)...
Nos amis qui ont suivi les tribulations du
FLN pourront certainement dire quand le Front s'est transformé en parti et a
adopté l'autoritarisme qui a fini par le faire exploser en octobre 1988...
Borhan:- Je viens de trouver sans trop chercher que l'article 120
date du Congrès extraordinaire du FLN qui a suivi la mort de Boumediene en
1980... et qu'il ne s'imposait pas à tous les cadres mais seulement à ceux des
organisations de masse du FLN (et c'était de bonne guerre)... le voici in
extenso: " le parti du Front de Libération Nationale joue un rôle
d'impulsion, d'orientation ct de contrôle vis·à·vis des organisations de masse,
sans se substituer à elles ou affaiblir
leurs capacités d'initiative. Ne peut assumer des responsabilités au sein des
organisations de masse que celui qui est militant structuré au sein du parti. Le Comité central arrêtera les étapes d'application
de ce dernier principe»...
Rafik:- 15 milliards de dollars de dette extérieure au 12/1978. Rapporté
à aujourd'hui ça ferait 53,5 Milliards pour un baril à 48 dollars (actualisés)
avec une population moitié moindre à majorité rurale et bien modeste.
À part la nostalgie du panaf, des voyages à 200 da et des complexes d'Alger ouest...
À part la nostalgie du panaf, des voyages à 200 da et des complexes d'Alger ouest...
Rafik:- Nzidou la dette intérieure ??
Ikram:- Ohhhhh borné
Rafik :- C'est à moi que vous vous
adressez Ikram ?
Rafik:- Sans réponse de votre part et de toute évidence, votre message
m'est adressé.
Pour vous, je ne l'espère quand même pas.
Dans ce genre de gentillesses, je peux vous combler.
Quoique à bien regarder faudrait avoir des tendances simiesques.
Pour vous, je ne l'espère quand même pas.
Dans ce genre de gentillesses, je peux vous combler.
Quoique à bien regarder faudrait avoir des tendances simiesques.
Borhan:- Vous insistez sur ce point comme s'il
pouvait signifier quelque chose... je vous ai répondu dans la 1ere partie quand
vous l'avez soulevé... pour ma réponse, référez vous à ce que j'ai déjà écrit
et si vous ne le retrouvez pas, je ferai l'effort de vous le copier-coller.
Rafik:- Tesmehli je suis plutôt chiffres que nostalgie/appréhensions ou
appréciations romancées (qu'elles soient pour ou contre).
Rafik:- L'avis de trois universitaires sur la question:
La brève
période d’Ahmed Ben Bella (1962-1965) fut «davantage nourrie de discours
populistes que de réalisations» et «démontre le défi que peut poser
l’indépendance politique d’un pays sans leadership et sans ressources
organisationnelles». Celle de Houari Boumediène, qui s’étale de 1965 à 1978,
coïncide avec l’exercice de la souveraineté sur les richesses et «les mesures
de nationalisation effectuées ont permis d’asseoir les bases d’un financement
du développement».
Ceci dit, le projet de développement d’«industrie industrialisante», selon les deux auteurs, «trop ambitieux pour un pays dépourvu de compétences humaines et de ressources organisationnelles, trop politisé dans sa mise en œuvre, a plongé le pays dans la spirale de l’endettement extérieur et l’a installé dans une situation d’économie de rente».
Ceci dit, le projet de développement d’«industrie industrialisante», selon les deux auteurs, «trop ambitieux pour un pays dépourvu de compétences humaines et de ressources organisationnelles, trop politisé dans sa mise en œuvre, a plongé le pays dans la spirale de l’endettement extérieur et l’a installé dans une situation d’économie de rente».
Borhan:- Vous êtes chiffres et moi je n'ai rien d'un cabot qui aboie et se
mord la queue en allant et revenant dans ses explications...
Je vous ai
donné mon point de vue... je ne peux vous en donner que le même une seconde
fois....
Vous êtes
chiffres, Allah ibarek... mais je vous conseille de revenir à plus de
rationalité... le sujet concerne pour cette fois ci deux points: le
monopartisme et le socialisme... si à chaque fois vous me revenez avec votre
dette, je ne crois pas que ça fera avancer le débat...
Borhan:- J'aurais aimé que vous nous donniez, vous le féru des
chiffres, la structure de cette dette...
Je devine pour ma part que c'était
essentiellement une dette militaire russe (nous avions subi deux guerres et
nous étions sous la menace franco-israelo-marocaine permanente et il fallait
aussi doter notre armée d'une force de dissuasion) et une dette
d'investissement vu l'effort de construction des complexes industriels (qui
continuent malgré tous les coups de boutoir des "experts" es-restructurations
à tourner au grand dam des anti-boumediénistes...
Rafik:- Matnarvach bark. Nous pouvons être d'avis différents et
s'exprimer librement (sans se faire boumedieniser.
Borhan:- je vous réponds même en vous suivant dans vos digressions...
wach nzidlek ?
Rafik :- El mochkel c'est s'écouter. Au lieu de
se répondre.
Borhan:- Rafik- vous
êtes difficile... vous n'acceptez pas de suivre la discipline du débat... je
vous avoue publiquement que:
1-
je ne peux vous donner du tac au tac le
montant de la dette algérienne à une date précise de notre histoire...
2-
je ne
peux et ne veux pas vous répondre en sautant d'un sujet à un autre...
3-
je ne peux pas et ne veux vous répondre
plusieurs fois à la même question...
4-
je ne
peux pas et ne veux pas vous répondre à des questions que vous êtes seul à
comprendre...
Rafik:- Je crois également que, fondamentalement vous êtes allergique à
toute forme de critique relative à Boumediene. Une idolâtrie, un dogme. Il faut
désacraliser l'individu un peu.
Borhan:- Et puis, entre nous... 53 milliards de dollars... pour un
pays exsangue...
Rafik:- On parle pas de chiffres goulna. On va se fâcher
Rafik:- Parlons intentions du marhoum, conspirations extérieures et
trahisons intérieures. Ça fera des textes plus longs
Borhan:- vous êtes trop décousu... je ne parviens pas à vous
suivre.... parlons chiffres... on ne parle pas de chiffres... parlons
réalisations... non parlons intentions.... et de temps en temps une petite
phrase se voulant laconique... revenez au sujet si vous voulez qu'on
poursuive... et permettez moi de m'absenter pour quelque temps... je dois me lever
pour faire mes 50 km d'obligations familiales...
Rafik:- La preuve.
Rafik:- Démystifions
le personnage pour commencer tiens !
Borhan:- je ne pense pas faire autre chose depuis le début...
Malika :- Tout ce que vous dites doit
rester dans les livres . Écrivez Mr BORHAN .
Madjid :- Une vérité !
Kamal3 :- Au lendemain de l'indépendance les
intentions commençaient à se dessiner, et les luttes de toutes sortes pour la
conquête du pouvoir faisaient rage... tous étaient prétendants mais personne ne
faisait l'unanimité... sauf Boumediene qui a su manipuler pour obtenir un
consensus...
Quant au choix
de l'option politique, c'était évident de ne se mettre sur la voie de notre
ennemi et que la bipolarisation imposait ce choix...
Adam :-L'héritage
désastreux laissé par Houari Boumediène est le pouvoir assassin ... son bras
droit "le clan Bouteflika" … les généraux mafieux ... l'arabisation
Borhan:- Vous ne faites que répéter des slogans qui ne font nullement
avancer les débats...
Si vous avez
des arguments ou des réflexions même sans arguments, nous gagnerons à les
entendre quant à ces slogans, il nous est facile de les trouver dans certaines
publications et chez certaines personnes.
Adam :- Ok je sors .
Borhan:- Je pense que vous devriez rester et essayer d'étayer vos
"accusations" par des preuves si vous en avez ou des recoupements...
Par n'importe
quoi mais évitez de les assener comme vérités absolues parce que certains
hommes et cercles en usent pour leur propagande...
Mohamed :- De son vivant on accusait Boumediene d’avoir
des actions chez BMW par rumeurs. Une fois mort on l’accuse de tous les maux de
l Algérie ceux qui l’ouvrent n ont rien fait que de le dénigrer…
Slim :- Et juste après sa mort, le démantèlement /
dissolution des Écoles des Cadets de la Révolution, cheval de bataille de
Boumediene.
Mounira :- Franchement cela devrait faire un grand
livre d'histoire de référence, vous devriez y penser M. Borhan !
Djaffar :- Certaines personnes insistent vraiment pour
laver les crimes de Boumediene, ils sont
devenus des juges des avocats les preuves etc etc… il y a les familles des
disparus qui sont vivantes et celles des personnes assassinées un peu de
respect
Borhan:- Je me doutais bien qu'en bout de parcours on nous jouerait cette
carte...
Je trouve que
le doute est de rigueur que ce soit à charge ou à décharge et que
l'incrimination sans preuve vaut la déculpabilisation sans preuve...
Et dans tous
les cas, ce n'est pas en discutant du passé d'un présumé coupable qu'on
témoignerait d'irrespect envers les proches de ses présumées victimes...
surtout quand il s'agit de faits d'histoire (et de guerre) et non de crimes de
droit commun...
Djaffar :- Boumediene n'avait jamais applaudi avec ses
propres mains mais celles de la sécurité militaire
Borhan:- La SM n'est pas une honte... C'est un service de renseignement de
notre pays...
Ses éléments
peuvent parfois se rendre coupables d'actes répréhensibles ou même criminels
mais l'institution doit être respectée ...
Certains
opposants ont inculqué dans l'esprit des citoyens l'idée d'un ogre répressif...
Khaled4 :- Juste une réserve : La SM n'était
peut-être pas un ogre répressif (ce qui me paraît sujet à caution), c'était
tout de même une hydre tentaculaire qui se mêlait de toute la gestion du pays.
Aucun fonctionnaire d'autorité n'était nommé sans son aval et aucun
"élu" adoubé. Elle a couvert beaucoup d'abus puisque beaucoup de prédateurs
(anciens et actuels) sont passés à travers ses filets.
Borhan:- je doute très fort que dans toute la vaste mappemonde on puisse
trouver un seul pays où les "fonctionnaires d'autorité" sont nommés
sans l'aval des "s'rabess"...
Tous les
"services" du monde fonctionnent de la même manière... nous n'avons
rien inventé ou plutôt si... nous avons inventé la méfiance face à nos
"renseignements" et la propension à leur imputer tout abus... et
c'est ce regard qu'on nous a appris à porter vers ce service de haute souveraineté
qui fait que notre citoyenneté prête souvent à caution...
Borhan:- Vous
m'avez très très mal lu... Je ne suis pas déçu de ne pas avoir eu beaucoup de
commentaires sur la 1ere partie... Je suis déçu qu'on n'ait pas débattu les 5
points développés et qu'on ait focalisé sur les clichés habituels de
l'anti-boumedienisme...
Borhan:- Oui... Si vous prenez le
qualificatif "propre" dans le sens de "personnel"... Je
peux même vous dire que je resterai votre ami sauf si vous décidez vous même de
vous faire mon ennemi... Et puis... Il se peut bien que dans un mois, dans un
an, un peu plus, un peu moins, vous pourriez devenir zélé défenseur de la
mémoire de Boumediene et je pourrais m'en faire pour ma part acharné
pourfendeur... Chkoun chaf ?...
Nasreddine:- Boumediene le visionnaire
Louiza : Et qu'en est-il de ses pourfendeurs qui
l'accusent d'être anti kabyle? D'où leur viennent leurs assertions? Moi je suis
une inconditionnelle de Boumediène et je vous remercie beaucoup pour vos
témoignages le "réhabilitan" en ces temps où il est de bon ton de le
critiquer, de l'accuser de tous les maux de l'Algérie, passés présents et
futurs. Merci monsieur Borhan.
Mostefa:- Le plus important reproche à faire à notre
deuxième président après l'indépendance c'est de s'être emparé du pouvoir par
la force des armes et a donné beaucoup de pouvoir même un excès de pouvoir aux
militaires. Il fallait avoir fait le service militaire durant les années 70
pour connaître le pouvoir Boumediene.
Lire aussi
" Un algérien nommé Boumediens " de Annia Francos.
Après être
appelé et rappelé j'ai fini par haïr et détester Boumediene, l’hymne national
actuel et le drapeau sous lesquels on m'a fait ramper nu sous des crachats et
des insultes .
Oui la SM était
l'ogre des années Boumediene.
Ça me fait mal
de voir des intellectuels défendre Boumediene et le régime que l'on a hérité de
lui.
Borhan:- Je présume y'a Si Mustapha qu'après avoir effectué votre
formation militaire vous avez eu à entraîner les bidasses des promotions
postérieures... Je ne sais pas comment vous vous y êtes pris... Il y avait peut
être des abus, de la dureté, de la cruauté même dans le bol d'air matinal, les
revues de la troupe à une heure indue, les coups de gueule et parfois de crosse
des caporaux et sergents, les punitions collectives, le ragoût où surnageaient
les cafards, les permissions bloquées, les corvées de bois etc ... J'y suis
passé moi aussi... Mais ça nous faisait bien rire dans les chambrées après
coup...
La caserne
n'est pas faite pour des scouts et ces méthodes faisaient partie de la
pédagogie...
Il n'y avait ni
haine ni sadisme... C'était si mécanique qu'après notre formation on retrouvait
nos chefs avec leurs vraies valeurs et ils devenaient nos amis au mess ou
ailleurs et sans qu'il n'y ait trace du syndrome de Stockholm...
Je crois que
citer le SN comme infamie du boumedienisme est injuste pour cette sublime école
de la vie, du nationalisme, de l'amitié, de la "rojla" etc...
Mostefa:- Je m'excuse Mr Borhan, au contraire j'ai appris à être lâche, et je
regrette beaucoup de n'avoir pas tué mes tortionnaires au moment où j'étais
rappelé; je disposais de munitions… le Service
militaire est un esclavage moderne
Mostefa:- J'étais impressionné par vos écrits
mais cette fois étonné par votre position en ce qui concerne Boumediene et
l'armée.
Mostefa:- Tout le malheur de l'Algérie actuelle nous
vient de Boumediene et de ses compagnons, de quel droit ils ont pris le
pouvoir. Un officier militaire se comporte comme officier même hors de la
caserne.
Azzeddine:- Pleurer à la suite de la mort d un
dictateur est une réponse psychanalytique à ses propres déchirures. Le
dictateur nord coréen a été pleuré par de millions de ses compatriotes. Idem
pour Staline.
Borhan:- Et c'est 2 ou 3 psy qui fustigent et condamnent des millions de
pleureurs et de pleureuses... Les psy sont les seuls hommes libres et qui ont
"tout compris" et la psychiatrie est décidément une science qui
ignore la démocratie...
Azzeddine: Ma trouch bi3d. On parle des pleureurs
et des pleureuses payés pour pleurer. Chez nous en Algérie, lors des cérémonies
funéraires, on engage des pleureuses pour quelques jours afin de louer les qualités
du défunt. Quant à la psychanalyse, laissons-la aux spécialistes
Borhan:- Azzeddine: Dans
le cas qui nous concerne, on aurait payé plutôt des hyènes ricanantes pour
fêter la disparition de l'homme... Les millions d'hommes et de femmes qui l'ont
pleuré ne l'ont pas fait pour l'argent ou pour la frime.
Azzeddine :- Si Bouteflika meurt maintenant ,des
millions d’algériens vont sortir dans la rue et le pleurer. Chez nos voisins de
l ouest, des millions de marocains sont sortis pleurer Hassan 2 lors de sa
mort.
Azzeddine: On appelle ça l hystérie collective
Borhan:- Appelez
ça comme vous voulez... ce qui est certain c'est que l'envergure de cette
"hystérie collective" est proportionnelle au respect que doivent ceux
qui en sont sujets au défunt qu'ils pleurent... Ca s'est vu avec Nasser, Péron,
Castro, Tito, Oum Kalthoum, Mohamed Abdelwahab ou Amar Ezzahi...
Borhan:- Mostefa:... L'armée est une
institution de la République... La principale, tant que les autres pays
disposent aussi de leurs armées ... J'y ai connu des HDT, Sous-Off et Officiers
de grande probité, d'intelligence remarquable et de belle humilité ...
J'en ai connu aussi des gredins... Parce que
l'armée émane du peuple, elle ne peut qu'être à l'image de ce peuple...
Tout comme la Justice, l'enseignement, la santé,
le fisc ou les pêcheurs à la ligne et les vendeurs de pesticides de souks
hebdomadaires...
Vous êtes peut être tombé sur quelques
gredins... Cela ne vous donne absolument pas le droit de rejeter toute
l'institution...
Je suis persuadé que dans votre noble famille il
y a quelques fieffés escrocs ...
Ce n'est pas
pour cette raison que vous iriez changer de nom...
Borhan:- Afulay a clos la discussion par ce gentil mot qu'il a supprimé
ensuite... C'est quand même gentil de me vouvoyer...
Rafik:-Goulna j'enregistre.
Borhan:- je ne suis pas comptable de tes faits et gestes... dir kima tobghi
Rabbi elli 3tak !
Rafik: Si nous considérons un profil type pour le boumedieniste, pouvons nous dire qu'il est souvent : rural,
modeste avec une carrière de charika wataniya ? (Il n'y a rien de péjoratif ou
de rabaissant !)
Borhan:- Ce n'est pas le sujet de mon post... je vais clore les débats sur
les questions relatives au monopartisme et au socialisme... je vous retrouve à
Reggane, Mers el Kebir ou Oued Namous pour discuter de Boumediene et les
accords d'Evian...
Rafik:- J'enregistre...
Amar:-Bravo bravo ! Tu est comme un petit dieu, ghlebt ga3 ennass... t'as
remarqué?
Borhan:- je n'y peux rien si mes "adversaires" ne sont pas de
taille à me porter la contradiction...
Plus
sérieusement, je pense que les anti boumedienistes souffrent de 2 pêchés
mignons:
1-
ils développent les mêmes clichés et idées
toutes faites: dictature, autorisation de sortie, coup d'état, usurpation de la
volonté populaire, socialisme, répression, exécution des opposants...
2-
Ils regardent tous Boumediène avec les yeux
de maintenant et le jugent avec les critères
socio-politico-économico-culturo-religieux d'aujourd'hui et non de son temps.
Rafik: Là aussi la réponse s'écarte du sujet pourtant.
Borhan:- Rafik: la
remarque est subsidiaire... j'ai jugé bon de lui répondre... mais arrêtez donc
ce numéro... Vous avez un post, il contient deux idées forces, si vous avez
quelque chose à en dire faites le sinon contentez vous de lire ou de regarder
ailleurs, en attendant de pouvoir commenter...
Personne ne
vous mandate pour venir me faire des reproches sur ma manière de conduire les
débats sur mon propre mur...
Rafik:- J'enregistre et je constate. Mais où
voyez- vous donc qu'il y a reproche ?!
Rafik: Et bonjour.
Borhan:- Rafik- bonjour...
vous en êtes à 4 ou 5 fois l'expression "j'enregistre"...changez de
registre... ça lasse. Quant au reproche il est évident à moins que nous ayons
une définition différente du terme... ceci dit, je me refuse de répondre à vos
prochains reproches... le but de ma diffusion de ces posts n'est pas d'engager
un dialogue personnel avec mes ami(e)s sur des questions d'ego mais de discuter
des controverses entretenues à propos de Boumediène, Rabbi yerahmou.
Borhan:- Je ne sais pas ce que vous
voulez prouver par ces photos...
Je vois dans
celle-ci au premier plan un Boumediene au visage émacié... et sur le véhicule
Gamal Abdenasser...
La photo doit
dater de mai 1964 lors de la visite de Nasser à Alger sous la présidence de Ben
Bella...
Si c'est pour
prouver une quelconque inféodation de Boumediene au président égyptien (qui
reste une des plus marquantes figures de l'histoire du monde au 20e siècle),
vous devrez repasser...
Ben Bella fut
sans conteste un nassérien convaincu mais Boumediene avait trop d'orgueil et
d'amour propre pour ne pas cultiver son aura propre...
Borhan:- Je ne sais pas là aussi pourquoi ce montage qui montre la remise
de grade de Boumediene et de Chadli à Nezzar...
Je ne comprends
absolument pas ce qu'on veut démontrer...
Je pense que la
première photo montre le président Boumediene remettant des distinctions aux
militaires algériens qui ont participé à la guerre israélo-arabe de juin 1967
et qui s'y sont remarquablement distingués...
Nezzar y était.
Bref...il faut
d'abord comprendre ce que vous voulez passer comme messages en publiant ces
photos, pour qu'on puisse vous en dire ce qu'on peut en penser...
Amar:- Une image vaut mille mots, il a prêté serment au diable et vous
aussi malheureusement
Borhan:- Amar: le
mystère des photos reste entier... merci pour l'insulte.
Amar:- Puisque tu le défends mieux que quelconque , parle-nous un
peu de sort de Krim, les dépouilles d'Amirouche et de El Heouas ?!
Borhan:- Amar: Ana ma 3labalich... si vous avez quelque chose à dire sur
ces tristes épisodes, nous attendons votre aimable participation...
Amar: Tu as insulté même ceux qui sont morts zaâma pour ....
Amar: Voilà !
Amar: Ma3labalekch !
Borhan:- je vous défie de publier un seul copié-collé de la
moindre insulte que j'aurais proférée...
Amar: 3lach ghleb ga3 nnas imala
Borhan:- parce qu'il était plus fort et plus rusé...
Amar: Plus fort en quoi ? En quelle bataille?
Borhan:- en stratégie de prise du pouvoir...
Amar: En temps de guerre , quel était son ennemi ?
Borhan:- la France, pardi !
Amar: Hhhhh
Borhan:- heureux de vous avoir fait rire...
Amar: Je vais pas vous insulter, et je ne t'ai pas insulté… Heureux les
martyrs qui ont rien vu auss…i
Borhan:- notez que le sujet concerne 2 points: l'option socialiste et
le monopartisme... quant aux phrases toutes faites du genre: "une photo
vaut 1000 discours"..."heureux les martyrs qui n'ont rien vu"...
n'importe qui peut nous en fournir à satiété... pour l'insulte, je ne crois pas
que vous m'ayez offert une rose en me disant que j'ai conclu un pacte avec le
diable... merci de revenir au sujet...
Amar: Hadak essocialisme 3labali belli te33arfou
Amar: Les grandes terres limen sahou ? La vallée de oued isser limen
sahet ?
Amar: J'ai rien contre les djelfaouis et tiartis mais.......kifach
ennas regdet w sebhet lgat'houm saknin fi tizi w bjaia ?
Amar: Wa 3labali ta3ref , mais rak ghir...
Amar: Ih heqqa ..nta thani sahetlek fi Zemmouri , 3labiha ?!!
Borhan:- rak ettiri bark... tu peux même me dire que dabbart fiha villa fel
club des pins... eskout ya radjel, tu risques de tuer de rire les gens qui me
connaissent...
Rafik :- On a pleuré Boumediene qui a renversé
Benbella qu'on a pleuré aussi.
Azzeddine :- Ah non Oum Keltoum, Abdekwahab, Amar Ezzahi, je
les pleure toujours. Ils ont chanté l’amour, la paix, la tolérance...
Azzeddine :- Je vais te raconter une histoire ya Borhan, .Pendant que les algériens pleuraient
la mort de Boukharouba Mohamed, ma famille pleurait notre maison prise par un
capitaine de l ANP. Nous avons écrit 1230 lettres aux autorités dont 159 à
Boukharouba. Aucune réponse de qui que
ce soit.
Il a fallu que
mon cousin qui s’est engagé dans l’ANP, devenu général pour récupérer notre
maison.
Borhan:- Je devine aisément que le capitaine de l'ANP ne devait pas
venir de loin... nous, nous avions une maison en toub dont un caporal n'aurait
pas voulu...
Vous me donnez
l'explication la plus crédible sur les motivations de ceux qui n'aiment pas
Boumediene : il ne s'agit ni de politique ni d'assassinat d'opposants, ni
de mauvais choix économiques, ni de Oued Namous... toute la question réside
dans les faveurs données ou arrachées en son temps... mais, et c'est toujours
ainsi, celui qui se fait enlever un bien dit "yen3al waldih !"...
celui qui s'en accapare ne dit pas "yerham waldih " mais... ikathar
khair Rabbi... J'aurais voulu que les discussions transcendent un peu les
contingences personnelles mais c'est trop demander...
Rafik :- Pour l'autre bord, c’est pareil. Souvenez vous: profil du
pro-Boumediene.
Borhan:- Pas du tout !... on sait que les opportunistes tournent
casaques et que leur principal "qualité" c'est de jeter les premiers
la pierre à ceux qui les ont faits rois...
Rafik :- Je parle de bénéficiaires et non
d'opportunistes
Borhan:- le gros des "bénéficiaires" sont des opportunistes et
vice-versa...
Rafik :- Le peuple aussi. lbas sabat ou kla
lkhobz. Y'avait pas encore la cession
des bien de l'état, que l'accaparement bark…
Borhan:- tu
vas comparer "loqmett el 3aich" à une villa sur les hauteurs
d'Alger... barkak men les amalgames... un compte BDL en milliers de Da n'a rien
de comparable avec un compte off shore fi les Bahamas et une villa à Neuilly
n'a rien à voir avec un logement social à Corso...
Rafik :- Barkak men les comparaisons tendancieuses. Li medlek logement tu lui diras daymen sahitou
et tahya Boumediene... Même si c'est à la frontière du Mali.
Borhan:- C'est toi qui fais des comparaisons tendancieuses... le logement
même s'il constitue une faveur, reste une faveur méritée... la villa beaucoup
moins... l'argent de l'Office de Développement de la Steppe pas du tout !
Rafik :-Gauchiste !
Rafik :- Azzeddine-
Sans vous juger, votre
intervention résumé très bien les motivations des pro et des anti. L'affaire
ga3 wach rbaht wach khsert. Commentt ta vie a changé ou bess !
Borhan:- pour une fois goult une chose sensée ! yaatik essaha !
Rafik :- Non, elle n'est PAS plus ou moins sensée.
Elle abonde bark dans le même sens que le tien khoya rouji.
Borhan:- ma tzidch tgoulli errouji... elli yessem3ek imout bedhahk...
Rafik :-T’es pas gaucho ?
Borhan:- j'ai écrit dans un de mes posts: "on est tous
anarchistes à 20 ans"... j'en cumule plus du triple.
Azzeddine :- Et si je dis que je suis pour un cinquième
mandat de Bouteflika. Que vont répondre les supporters de Boukharouba ?
Rafik :- Que tu es fidèle à ses choix éclairés
Borhan:- Ana
n'goul ils ne vont rien dire...koul wahed yaaraf ouine yedfen oummou...
Abder:- . . . ou babah aussi bien sur…
Azzeddine :- En fait tout peuple normalement
constitué aime son dirigeant s il lui apporte une plus value de quel ordre que
ce soit.
Borhan:- klam zine !
Rafik :- Ça ne construit pas toujours un pays au final
Azzeddine :- je suis désolé pour la maison de toub. Moi
même j y suis né. Mais le monde avance. La preuve toi l’enfant de la maison de
toub, tu es devenu universitaire.
Borhan:- Ca ne remet pas en cause le principe...
Borhan:- La
lâcheté ne se mesure pas à l'obédience qu'on voue à un "leader"...
les kamikazes se tuaient en criant: "vive l'empereur"...
Agoune :- L'Algérie est un asile ou les fous vivent en
liberté!
Farid :- Des rappels historiques nécessaires sur le
contexte et sur un homme que l'on ne pourra jamais qualifier d'avoir brader les
idéaux d'une guerre de libération d'une colonie de peuplement. Édifiant par
rapport au chemin parcouru d'un pays qui aspirait à un avenir meilleur. Débat
très instructif surtout pour la jeune génération !!!!
Farid :- Merci pour ce partage.
Rien ni
personne ne pourra absoudre ce Boumediene de ses errements et forfaitures !
il a mis l'Algérie sur de mauvais choix tant politiques qu'économiques.
il a mis l'Algérie sur de mauvais choix tant politiques qu'économiques.
Cet usurpateur
des acquis de la révolution mérite un jugement à titre posthume.
L’histoire retiendra de lui qu'il était un inconnu aux bataillons de la révolution, un stationné de l'armée des frontières.
L’histoire retiendra de lui qu'il était un inconnu aux bataillons de la révolution, un stationné de l'armée des frontières.
Tout le reste
n'est qu'assertion !
Azzeddine :- Les kamikazes défendaient leur pays
millénaire.L empereur était juste .Il n a jamais spolié une maison d un
japonais lambda ya Borhan
Borhan:- Je n'ai pas vécu au Japon pour pouvoir vous confirmer ou
infirmer la probité, la moralité et le respect de Hiro Hito pour son peuple
millénaire... Mais j'ose émettre une réserve sur ces kamikazes qui défendaient
un Japon agressé... L'histoire ne dit pas que ce sont les alliés qui ont
attaqué les premiers... Pearl Harbor peut en témoigner... Et si les japonais et
leur empereurs peuvent avoir en la "millenarité " de leur pays une
justification de leur discipline et du travail parfait de leurs institutions,
je crois qu'on doit être indulgent et considérer 8 ans d'indépendance comme une
circonstance plus qu'attenuante aux abus et errements que nous a fait vivre
Boumediene... relativisez donc messieurs dames... Relativisez et ne soyez par
si perfectionnistes avec ce seul monsieur !
Borhan:- Aouich... Je n'ai pas l'impression qu'on peut
dialoguer sereinement avec un monsieur qui commence son speech en vous collant
des étiquettes... Mais j'ai vu pire... Je ne vous répondrai pas parce que vous
pouvez trouver tout ou partie de mes réponses à votre réquisitoire dans mes
précédentes interventions...
Borhan:- M'hand
Slimani... Je ne commente ceux qui accusent, jugent et condamnent... Pour ce
qui est de l'accusation selon laquelle "il n'a tiré aucune balle", je
pense que j'en ai suffisamment parlé... Relisez moi ou faites comme si ma goult
walou et continuez à la répéter en ritournelle...
Aouich :- Je colle mon commentaire ici : Monsieur Borhan
voulant ainsi réhabiliter un stalinien sanguinaire, un putschiste seigneur de
guerre, ne révèle pas un peu votre cautionnement moral et intellectuel d une
telle mouvance: le stalinisme ou le capitalisme d’état dans sa forme la plus
fasciste?
Comment
osez vous, le progressiste que vous prétendez être, réhabiliter un homme qui
non seulement n’a participé à aucune bataille avec ses camarades, complotait
dès 58 à s’accaparer du pouvoir militairement?
Vous citez le
congrès de la Soummam tout en sachant que ce petit bourgeois putschiste l’a
dénigré en assassinant même ceux qui y ont participé?
Un homme impliqué
dans le meurtre de colonels connus tel Krim, vous parlez du congrès de la Soummam
tout en omettant de dire que ce dernier avait promulgué la primauté du politique
sur le militaire, le putschiste en question était bien un militaire lui qui
avait évincé le GPRA, on aurait pu faire du socialisme, mais une vraie
démocratie socialiste pas du stalinisme ou du nassérisme bien copié!
Il a tué ou
évincé tout ses rivaux , Krim, Khider, Ait Ahmed, il a créé du dirigisme
militaire, c’est lui d’ailleurs qui a ouvert grand les portes aux DAF , future
grands bourgeois militaires de l’Algérie, sur ce point Chaabani s’est farouchement
opposé, il a eu le sort que nous connaissons.
Mostefa :- C'est pire que le stalinisme , Staline au
moins à sa mort il a laissé un pays puissant , 2ème puissance du monde et est
sorti vaiqueur de la seconde guerre mondiale et Boumédiène qu'est ce qu'il a
laissé " DAOULA LA TAZALOU BI ZAOUAL ERRIJAL " est ce vrai ,je ne
pense pas !
Borhan:- Mostefa-
et pourtant, si Boumediene a
réussi un seul pari, c'est celui-ci... nous avons eu combien de présidents et
l'état est toujours debout... nous sommes même sans président ou presque et
l'état est toujours là... cela veut dire que les institutions qui ont été
construites donnent à cet état un piédestal d'airain...
Borhan:- Aouich... Vous n'aviez pas besoin de copier coller
votre commentaire, personne ne l'a effacé... Je ne vais pas vous suivre et copier-coller ma réponse... C'est une
perte de temps !
Azzeddine :- vous êtes un polémiste. Avez vous vécu à
Oujda, pour dire tout le bien sur Boukharouba? Avez vous été membre du conseil
de la révolution pour nous parler de lui? Ne pas avoir vécu au Japon n est pas
un préalable pour ne pad connaître l’histoire de ce pays.
Borhan:- je devrais donc vivre à Cuba pour parler de Castro et
à Rome pour parler du pape... je ne parle pas de la couleurs des chaussettes de
Boumediene ou de sa marque de dentifrice... j'écris mes "analyse"
comme tout observateur qui se respecte, sur ce que je tire comme conclusion de
sa gouvernance... je peux quand même vivre à Rabat aujourd'hui et connaitre
toutes ses tares d'hier... il me suffira de collectionner les on-dits et les
clichés...
Rafik :- El hamdoullah !!!! Mes analyses. D'autres en
ont aussi. Boiteuses ou pas. Rana fi 3alam les hypothèses.
Borhan:- Rafik- bdit te3djebni... wach techrob ?
Rafik :- Za3ter ! si ça ne dégénère pas en
conflit entre le mtld et le fln. Saha
Borhan:- Rafik- kayen
na3na3... c'est à prendre ou à laisser... mazel Rebrab ma ibi3ech hadhak nta3
el b3ir fi les Uno dialou... Allah ghaleb !
Azzeddine :- Mais c est ce que vous ne voulez pas
admettre. Relisez-vous!
Azzeddine :- Vous avez dit: je n ai pas vécu au Japon
pour...
Borhan:- Je
parlais des rapports de l'empereur à ses sujets...
Azzeddine : çà me fait rappeler les interminables
discussions nocturnes dans nos chambres de cité U.
Borhan:- si ça vous lasse, allez voir Ennahar... il y'a toujours un
scoop... à défaut Chikh Chemsou et ses dourouss qayyima !
Azzeddine : Et en plus agressif. Bonne soirée
Borhan:- aucune intention de vous agresser... d'autant plus que
vous me portez la contradiction de manière très civilisée... je 'excuse si vous
avez mal interprété ma répartie mais je vous reconfirme... c'est sans
méchanceté.
Rafik :- Hada plaidoyer pour Boumediene. Ça change
d'une analyse critique. A trop vouloir le défendre, il est plutôt normal de
provoquer des réactions hostiles. Bref, quand on en arrive à associer fanatisme
boumedieniste et nationalisme, je ne suis guère étonné du sort de ceux qui en
ont fait les frais.
Borhan:- J'aimerais
bien savoir où je l'aurais défendu sans arguments comme d'autres défendent
certaines figures de la Révolution et même de l'après Révolution...
Rafik :- l'Algérie est plus grande qu'un homme ou deux
ou dix. Autant pour sa révolution. Un échange apaisé aurait permis de décrypter
quels événements, choix et décisions, pris par qui, ont pu conduire à la
situation actuelle du pays. Un simple bilan entrée/sortie dissiperait bien des
doutes et des convictions.
Borhan:- Rafik- vous dites des généralités après avoir posé une question
précise... votre réponse n'a rien à voir avec ma question... je vous le redit:
il y'a en ce pays des figures historiques, pré-historiques ou post-historiques
mortes ou vivantes qui sont adulées bien plus que Boumediene par leurs soutiens
fanatisés et ne me demande pas de noms, je ne t'en donnerai pas !
Rafik :- Ici, nous parlons de boum
Borhan:- Rafik- Ok...
vos contorsions sémantiques me font comprendre que vous n'avez pas de
réponse...
Rafik :- Pas celles que vous attendez non.
Rafik :- Ni moi celles que j'attends.
On ne peut pas être d'accord sur tout. Et heureusement. !
Vous éludez pas mal de questions laissées en jachère plus haut.
On ne peut pas être d'accord sur tout. Et heureusement. !
Vous éludez pas mal de questions laissées en jachère plus haut.
Azzeddine :- La chambre basse et la chambre haute,
le conseil constitutionnel, la modernisation et la professionnalisation de l
ANP, de la police et de la gendarmerie ne sont pas l oeuvre de Boukharouba.
Borhan:- Ce
que vous citez sont des compléments d'institutions de base crées sous
Boumediène... certaines de ces institutions n'ont été créees que pour cadrer la
volonté du peuple (chambre haute) ... la modernisation et la
professionnalisation des corps constitués ne s'appelle pas "création"
mais l'honnêteté devrait nous inciter à reconnaître que ces corps ont été crées
et renforcés sous Boumediene...
Abdelouahab :- Je ne peux m'attarder sur les détails ,
mais lire que les militaires des frontières sont les sauveurs et redresseurs de
la nation a cause des dissidences des acteurs de la révolution bien que nous
avons vécu toutes périodes des événements a ce jour , mais notre propre
témoignage est un mensonge selon les écrits que j'ai le malheur de lire .
Borhan:- calmez
vous reprenez votre texte... ça va nous permettre de mieux le comprendre et
peut être d'approuver votre colère...
Rafik :- Un président c'est un bilan (non pas un
procès) et surtout pas que les merveilleuses intentions.
Question bilan c'est pas très reluisant. l'Allergie aux chiffres ne les invalide pas. Ils sont là, vérifiables. Opposables. Tout le reste n'est que slogans et mythe.
Question bilan c'est pas très reluisant. l'Allergie aux chiffres ne les invalide pas. Ils sont là, vérifiables. Opposables. Tout le reste n'est que slogans et mythe.
Borhan:- Quels chiffres tu as donnés???? BDIT TNIRVINI... tu as cité
deux chiffres sur la dettes en 1970 et je t'ai démontré qu'ils n'étaient
indicatifs de rien du tout (s'ils sont réels)... tu as cité un taux
d'autosuffisance alimentaire sans rien préciser de ce qu'il signifie
réellement et sans prise en charge de la poussée démographique et de
l'amélioration du pouvoir d'achat... wach men démonstration gigantesque dert'ha
avec ces pseudo-chiffres dont tu n'arrêtes pas de parler ?
Rafik :- Achrob tizana mliha lik.
Chouf a lemnarvi, on va parler des deux programmes phares: la révolution industrielle et la révolution agraire.
Chouf a lemnarvi, on va parler des deux programmes phares: la révolution industrielle et la révolution agraire.
A-
La dette extérieure a commencé sous
Boumediene : 15 Mds de dollars (53 actualisés/ Population : 22
Millions
1/ Le tort n’est pas dans la dette, le tort
est de laisser croire que la dette a commencé après Boumediene (ou ne pas le
dire)
2/ Le gros de cette dette était destiné aux
industries industrialisantes qui manifestement ne furent pas une réussite.
B-
La Révolution Agraire (1972) et ses inepties
de terre, de fellah, et de prolétaire a fait chuter l’autosuffisance de +70% à
-30% (1969-1979) pour une population qui n’a augmenté que de 50%.
Toute tentative d’absoudre Boumediene serait malhonnête car 62, 65, 78, 86, 92, 99 et par extension 2014 sont liés.
Faut pas se foutre de la gueule des gens b'nationalisme ezayed. (mouch mlih tkatar sokor f'tisana)
Rafik :- Tu ne discutes que conditions et
intentions.
Jamais résultats et bilans.
Jamais résultats et bilans.
(Pour ces
points précis. Merci)
Borhan:- Rafik- je ne vais passer mon temps à te
répondre à ces questions... remonte le fil de la discussion tu trouveras mes
réponses...
Rafik :- ihe ihe fhamna
Borhan:- ma fhamt walou... loukane f'hmat kane tefham belli chaque
partie traite d'un sujet précis... mais nta à chaque fois tu reviens, dans
chaque partie, deux à trois fois sur cette question de dettes qui, je le
précise encore une fois, ne veulent rien dire !...
Tout comptable
de niveau élémentaire te dira que les dettes d'investissement ne rentrent pas
dans le compte de charges et tu le dis toi-même, ce sont des dettes qui ont
permis l'achat des équipements industriels en grande partie... beddell eddisque
!
Rafik :- Le service de la dette et les
conséquences de ces orientations économiques ont explosé mi-80 sous Chadli.
Période à laquelle tu sembles imputer les trahisons (c le même beau monde) et
le changement de cap (eux disent des réajustements) avec bien entendu les
compétences de l'Université algérienne (made in Houari). Chute du pétrole
aidant on déboule sur 92. La suite tu la connais. Yatik saha, dok rani fhamtni.
Wenta ?
Borhan:- Rafik- c'est du n'importe quoi...
Rafik :- Bien entendu
Abdelhamid:- M. Borhan, je tiens à vous rendre
hommage pour votre persévérance dans la défense du dirigeant exceptionnel que fut
Boumediene, le meilleur de l'Algérie indépendante.
Il est vrai que
plus un homme politique est grand, plus on s'évertue, pour l'atteindre, à
chercher, dans le lexique des calomnies, des vilenies et des bassesses, les
termes les plus abjects, les plus sordides.
Quand on ne trouve pas, on va aller jusqu'à
remonter au nom de famille, Boukharouba.
Je ne sais pas
si je me suis fait comprendre mais pour faire simple, a-t-on jamais entendu
proférer pareils mensonges, contre-vérités en des termes orduriers à l'encontre
de Chadli ou même de Ben Bella ?
Que l'on
n'aille surtout pas me rétorquer qu'ils ont été de grands Présidents, qui ont
marqué leur époque.
Ils ont été tout simplement insignifiants,
avec, pour Ben Bella, la paternité de 90 pc des actes que l'on fait endosser à
Boumediene, comme l'exécution du Colonel Chaabani.
C'est
l'envergure du personnage qui déchaîne les passions. On reproche même à
Boumedienne de ne pas avoir mis en place les chambres haute et basse et de pas
avoir professionnalisé l'ANP.
Ceux là
semblent oublier qu'il était arrivé au Pouvoir trois ans après la proclamation
de l'indépendance. Les caisses étaient complètement vides et il fallait
hiérarchiser les priorités. A quoi auraient servi les chambres dont on parle,
alors que 90 pc des Algériens étaient illettrés et vivaient en dessous du seuil
de pauvreté ? Elles auraient été tout au plus des chambres d'enregistrement.
Quant à la
professionnalisation de l'ANP, il faudrait que les contradicteurs de
Boumedienne se mettent d'accord. D'aucuns lui reprochent de s'être entouré
d'officiers issus de l'armée française à l'image d'Abdelkader Chabou, dont il
fit le SG du MDN.
Il avait agi de
la sorte pour justement encadrer l'armée et former les militaires dans tous les
domaines, compte tenu de l'expérience que ces officiers avaient acquise dans
l'une des plus grandes armées du monde.
Et à cet égard,
je tiens à m'insurger contre le qualificatif attribué à ces cadres par certains
milieux, -islamistes principalement - "sergeanates frança"- alors que
la plupart ont déserté de l'armée coloniale en 1958, avec armes et bagages, entraînant
avec eux des dizaines de compatriotes soldats, pour la plupart appelés.
Parallèlement, des
personnes qui ont regagné les rangs de la Révolution la veille du cessez -le-feu
-ceux que l'on a appelé les martiens-se sont vu gratifier du titre de membre de
l'ALN ou de l'OCFLN et un grand nombre d'entre eux ont occupé et continuent à
occuper des postes de responsabilité dans les rangs du FLN ou dans l'Administration.
Quant aux
Officiers dont s'était entouré Boumediene, ils ont été le bras armé qui ont
sauvé le Pays, de la guerre des frontières de 1963, à la lutte contre le
terrorisme.
Ce sont eux qui
ont été appelés les Novembristes.
Beaucoup
d'entre eux sont morts -que Dieu ait leur âme ! - les autres sont aujourd'hui à
la retraite.
J'avais parlé
de la nécessité pour Boumediene de hiérarchiser les priorités. Commença alors
l'épopée.
En cinq ans,
furent récupérées toutes les richesses nationales: mines - banques - bien immobiliers
et restitution aux Paysans de terres dont l'occupant les avait spoliés pour les
attribuer à des collabos, caïds, bachagha, fonctionnaires d'autorité.
À cet égard, si
la Révolution agraire n'a pas été menée à son terme, ce n'est pas la faute à Boumediene.
La mort l'a emporté avant et son successeur a complètement remis en cause toute
son oeuvre - on a appelé cette époque celle de la deboumedienisation-
L' épopée dont
j'ai parlée s'est achevée par la nationalisation des hydrocarbures, grâce à laquelle
nous ne crevons pas de faim aujourd'hui.
Je ne saurai
terminer sans mettre en exergue un élément et ce à l'heure où les détournements
de fonds et de biens publics ainsi que la corruption sont devenus un sport
national.
Boumedienne est
mort en laissant dans son CCP moins de six mille Da-comme
tous les fonctionnaires, il n'avait qu'un CCP.
tous les fonctionnaires, il n'avait qu'un CCP.
Il n'a laissé aucun bien immobilier, ne
serait-ce qu'un F3 ou un seul mètre carré.
Je défie celui
qui a osé le comparer au dictateur coréen Kim Il Sun - il se reconnaîtra -de
prouver le contraire.
Djamel5 :- Le choix de ses hommes laisse a désirer.
Rafik :- Que peut-on penser d'un chef d'État qui
choisis mal ses hommes ? (Bien que, au lieu de parler d'hommes, je dirais
davantage mauvaise politique). Le but n'est pas de dénigrer l'homme mais de
juger une politique et des résultats tout en se débarrassant de l'auréole du
mythe intouchable. Alors ? Conclusion ? Que peut-on dire ?
Rafik :- Bien que le socialisme soit une évidence à
l'époque et pour le choix des hommes bien restreint (y'avait pas vrmt le choix
ou le nombre). Les erreurs on peut comprendre. Mais l'obstination n'est que le
fruit de l'autoritarisme.
Borhan:- Rafik- chouf
ya Essi Rafik... nta insane intilija... Quand on a une politique claire, une
stratégie élaborée, un planning de réalisation, un budget bien ficelé et
c'était le cas de Boumediene à qui même ses détracteurs les plus acharnés
reconnaissaient (même en la contestant) une parfaite connaissance de ce qu'il
voulait, on recrute non pas des politiciens qui appliquent leur politique mais
des techniciens qui exécutent une politique... c'est quand on navigue à vue
qu'on donne des sous aux gens en leur disant: aya etteklou 3la Rabbi ou dabbrou
rousskoum !... et on se retrouve avec une ligne bleue sur l'autoroute, des
tabliers roses et bleus pour les écoliers, une obligation d'utiliser de la
monnaie fiduciaire pour les transactions de plus de 500 000 Da qu'on impose
puis sur laquelle on revient, des autorisations d'importations qu'on impose
cette semaine et qu'on libère la semaine prochaine, un montage de véhicules
qu'on présente comme un haut fait d'économie le matin et comme une basse
truanderie le soir, une loi sur les mines qu'on manipule comme on veut, des
concessionnaires de véhicules qui ne savent pas s'ils pourront importer ou pas,
un Awwal Moharram qu'on ne peut décider qu'à 20 h la veille, une deuxième
session du bac qu'on refuse puis qu'on finit par accepter, un service national
dont on ne sait plus quoi faire... je peux te citer 2000 cafouillages
économiques, politiques, sanitaires, commerciaux, sportifs, culturels,
religieux... de l'après Boumediene... cite moi en un seul de sa période !
Rafik :- Ya3ni nta tu tapes tjs de l'autre côté du
côté dont je veux parler. Les wdji3 el guelb que tu viens de citer sont
relatifs à l'État (surtout sa déliquescence !) Wana je tapais du côté opposé du
pas côté sur lequel tu insistes, là où tu veux pas regarder. Quand je parle de
politique à juger ou évaluer, tu t'effarouches à vouloir défendre un défunt et
sa mémoire. Quand je parle de défaillances, tu cries que c'est toujours la
faute aux autres mais pas lui. L'homme a une stature, une aura, un charisme,
une intelligence et quelques cigares gratoui de son ami fidèle. Pas mal de
paramètres étaient en sa faveur pour justifier les acquis tout comme pas mal de
données disent que son super-nationalisme hredna. NOD ! Rahi el 3achra ou noss.
Borhan:- Rafik- tu ne dis rien... quant à ton conseil,
faut que tu saches que rani "intriti"... 45 ou 46 ans de travail 3la
charri ou bladi ne vous suffisent donc pas !...
Rafik :- Qui parle de toi particulièrement !!!
Borhan:- Rafik- toi... c'est toi qui viens de me dire: "NOD ! Rahi el 3achra
ou noss."
Rafik :- Ou antriti tog3od ragad ???? C'est là où tu
n'as aucun prétexte pour refuser tout ce qu'on te demande de faire.
Borhan:- Rafik- c'est
vrai... marra 3la marra tu as des éclairs de génie...quand on ne parle pas
politique... ce qui me retient c'est la pluie... Madame m'a effectivement
ordonné d'aller ramener quelques provisions... j'ai dit: "mais il fait un
temps à ne pas mettre un chien dehors, wach bik ?... Et elle m'a refroidi par :
"Chkoun gallek eddi el kelb ?"...
Rafik :- Sa3a sa3a nmassi. Des étincelles mais pas
d'éclairs
Borhan:- Difficile de devoir se redire à chaque commentaire.
1-
Rôle flou dans la guerre de libération:
faux... C'était pratiquement l'un des rares cadres qui avait un rôle très bien
défini et de surcroit attribué officiellement par les organes de la Révolution
et sans contestation de ses pairs: il était chef d'État major général...
2-
ses
activités, même celle du yacht ne sont pas connues effectivement parce que cet
homme n'a jamais eu le désir de les mettre en valeur comme d'autres et qu'il
n'a pas eu son clan tribal ou familial ou géographique durant la guerre et
après, pour lui tisser des légendes.
3-
ses
coups d'État contre Abbas, Benkhedda et Ben Bella... On ne dit pas que
Benkhedda participa à la chute de Abbas et Ben Bella a celle de Ben Khedda...
Les 3 hommes acquièrent une belle virginité alors qu'ils furent acteurs de ces
faits, ce qui montre qu'ils avaient eux aussi des ambitions mal placées et
qu'ils méritaient bien de laisser leurs places …
4-
Assassinats ou disparitions de la guerre de
libération: hypothèses, conclusions, jugements et condamnations sans preuves
alors que des liquidations prouvées ne rencontrent que silence... Si Boumediene
avait été l'assassin sanguinaire qu'on présente, ni Mahsas, ni Aya, ni Ait
Ahmed, ni Ben Bella, ni Amirat, ni Boumaza, ni Zbiri etc ne lui auraient
survécu... Je n'ai pas terminé...
5-
la participation à la guerre des 6 jours,
d'octobre et du Sahara occidental alors que l'armée n'était pas préparée... Je
crois que ce n'est pas le manque de préparation qui gène ceux qui n'arrêtent
pas de réitérer ce leitmotiv mais l'engagement de l'Algérie dans les causes de
libération des peuples et surtout face au Maroc et à Israël... Si on doit
attendre qu'une armée soit préparée pour l'envoyer en guerre, je présumé qu'il
n'y aura plus de guerres et cette conception a été déjà combattue par Boudiaf
devant ceux qui disaient que le FLN faisait preuve d'aventurisme quand il leur
déclara que la guerre sera lancée avec eux ou sans eux et s'il le faut, avec
les singes de la Chiffa... Zid bezyada, Boumediene n'a mené aucune guerre au
Sahara Occidental, Amgala 2 fut une correction méritée administrée aux FAR pour
leur apprendre qu'ils devaient regarder a deux fois avant de se mobiliser pour
mettre à exécution leurs velléités de s'emparer de Tindouf... Et la leçon
semble avoir été très bien comprise...
6-
vous avez été rappelé alors que vous étiez
inapte... Ce sont des risques que court n'importe quel réserviste... Encore
heureux que vous n'ayez pas envoyé sur la ligne de front mais affecté aux arrières...
7-
l'arabisation était une option du congrès de
la Soummam et une revendication populaire quasi nationale... La mobilisation
des enseignants égyptiens (il y avait aussi d'autres nationalités: Palestine,
Tunisie...) était la seule solution parce qu'on ne pouvait ramener des maîtres
d'arabe de Belgique, de Pologne ou de Suède...
8-
Ceux qui ont connu Boumediene ne peuvent
qu'être subjectifs... Ou ils sont ses adversaires et ils vont le noircir ou ses
partenaires et ils vont le blanchir... Analysons ses options et ses
réalisations à la lumière de nos propres réflexions... Elles seront
certainement plus objectives... thanemirth !
Borhan:- On ne fait pas un bilan d'une opération inachevée... On
dresse le constat de son abandon... Je pensais que c'était élémentaire !
Abdelhamid:- Je sais que vous n'avez pas besoin de
moi pour faire face à la véritable "meute" qui continue à cracher sur
la tombe de Boumediene quarante ans après sa mort. Je voudrais juste préciser
Un ou deux points. 1/ Dans votre point 8, vous énoncez deux vérités tellement
évidentes qu'elles passeraient pour des lapalissades et elles ne sont pas
valables uniquement pour lui. Mais,vous avez raison, il fallait absolument en
faire part. À savoir que les pro-Boumedienne vont s'evertuer à le blanchir et
les anti vont tout faire pour le démolir, il n'y a pas d'autre mot. Avec une
différence de taille. Celle -ci : les pro, -pour abréger - comme vous et moi,
n'éprouvent aucune gêne à parler des aspects négatifs -ils sont rares,mais ils
existent - de son oeuvre . Comme le dit Philippe Bouvard, il faut faire son
auto -critique pour désamorcer les critiques des autres. Par contre, les
anti.sont,comme on dit chez nous, dans les Aures, des adeptes de l'adage
populaire "Maaza oualou taret ".Vous le dites vous même, vous êtes
fatigué de rabâcher à chaque fois les mêmes arguments pour répondre aux
accusations formulées à son encontre en ce qui concerne les assassinats de
certains dirigeants de La Révolution. J'ai vécu la même expérience, durant plus
de deux mois, sur une autre page de Facebook. J'ai eu beau présenter des
contre-arguments étayés par des preuves historiquement irréfutables, dont
certaines puisés dans mon propre vécu , ces pourfendeurs patentés du grand
El-Haouari se sont acharnés à rester sur leurs positions, sans en bouger d'un
seul pouce. À les croire, Boumediene n'aurait rejoint les rangs de l'ALN que
pour trahir son Pays et exécuter les meilleurs de ses enfants !
Abdelhamid:-Je n'ai pas terminé 2/ L'Arabisation. Comme
pour ce dont on a parlé, on a prêté à Boumediene tout ce qui a foiré.
L'Arabisation par exemple. -A suivre-
Mostefa : Qui était l'ami intime du fameux Zeggar
Rachid dit Casa l'ami des américain ,Allah yrahmou et comme on dit " l'ami
de mon ami est mon ami ";Et pourquoi lors de son dernier discours à l'inauguration
du premier complexe gazier GNL I dont toute la production était destinée au
marché américain il déclara " qu'il ne faut pas croire que nous avons
vendu notre âme aux américains ...etc
Borhan:- Zeggar Allah yerahmou était un grand monsieur de nos
services, tout comme Boudia... nous ne connaissons de lui que certains
détails... je préfère ne pas discuter des hommes sur lesquels je ne suis pas
bien renseigné...
Borhan:- Quant à ce que Boumediene "aurait" déclaré, je
pense que c'est une vérité... on leur a vendu du gaz... pas notre âme car même
si elle est aérienne, je doute fort que notre âme soit composée de...méthane !
Abdelhamid:-Je continue -mon doigt à ripé sur le clavier
-Boumediene n'a pas ramené un seul enseignant en Arabe. C'est Ben Bella/-Les
anciens doivent se rappeler de sa déclaration à sa descente d'avion à Tunis, à
sa sortie de prison avec ses compagnons " Nous sommes Arabes,! "et il
l'a répété trois fois, sous le regard abasourdi de veux qui l'accueillaient,
dont Ben Khedda et Boumediene et même de ses quatre compagnons de prison qui,
eux, n'avaient pas prononcé un seul mot. Contrairement à Ait Ahmed, qui y avait
vécu avec lui un certain temps, Ben Bella avait été profondément marqué par son
séjour au Caire. Il avait surtout été littéralement subjugué par le Président
Nasser. Aussi, dès sa prise de fonctions à la tête du Pays, il avait demandé à
ce dernier de lui adresser de lui envoyer d'urgence le maximum d'enseignants
pour arabiser l'Algérie. À cette époque, les Frères Musulmans étaient déjà très
bien implantés en Égypte et Nasser qui en avaient déjà embastille un grand
nombre, ne savait pas quoi faire avec eux. Il sauta sur l'occasion et envoya à
Ben Bella un ramassis d'individus, dont la majeure partie n'avait jamais
enseigné de leur vie. C'est à eux que l'on doit l'endoctrinement des zombies
qui ont constitué plus tard les bataillons de militants du FIS et les
terroristes du GIA. Après le 19 Juin 1965, occupé à régler d'autres problèmes
,dans un Pays dont 90 pc des habitants vivaient au dessous du seuil de pauvreté
-Qui d'entre nous ne se rappelle la véritable épopée de la récupération des
richesses nationales avec, en apothéose, la nationalisation des hydrocarbures,
grâce à laquelle nous ne crevons pas de faim aujourd'hui -Boumediene, dis-je,
ne se rendit pas tout de suite compte des dégâts causés, et, dès qu'il en prit
connaissance, décida de prendre les choses en mains. Il commença par nommer
Chérif Belkacem, un francophone pur et dur, à la tête du Ministere de
l'Education Nationale, avec pour mission d'y remettre de l'ordre. Mais celui-ci
ne put mener à bien cette mission, devant les fortes résistances qu'il avait
rencontrées .Il allait cependant faire oeuvre utile en mettant le paquet sur la
formation et au fur et à mesure que des promotions sortaient de nos instituts,
des Égyptiens étaient renvoyés chez eux. Le Président décida alors de prendre
le taureau par les cornes - à suivre -
Waheb :-
Merci maitre de
ces rsppels historiques qui sont beaucoup plus destines aux universitaires et
chercheurs dont souffre enormement l universite algerienne.la mediocrite de
cette institution a devie l histoire de son cours naturel
Abdelhamid:-Il désigna, fin 1976, debut 1977, Mostefa
Lacheraf, avec carte blanche. Un mastodonte de la politique, de la diplomatie
et surtout de la culture - c'etait un spécialiste mondialement reconnu des
civilisations inca et aztèque. Lacheref s'attela à sa tâche. Tout en faisant le
tri dans le magma que formait le corps enseignant arabisant pour un
enseignement de qualité en Arabe - Il fallait bien puisque c'était la langue
nationale -A suivre.
Abdelhamid:-Parallèlement, il revit de fond en comble
l'enseignement du Français, allant jusqu'à rédiger lui même des livres
scolaires. Malheureusement, à sa mort, Chadli, qui n'avait pas son envergure,
ne put faire face à une autre race de démolisseurs du Savoir, avec ceux
que l'on a appelés alors les barbefelenistes, à la tête desquels se trouvait
feu M.C. Messaadia. L'acte de décès fut signé par la "gracieuse" Zhor
Ounissi. Le résultat, nous l'avons aujourd'hui sous les yeux. PS Mon texte est
certainement truffé d'erreurs et d'omissions, mais compte tenu de la qualité de
mes interlocuteurs, je sais qu'il sera compréhensible. Je n'ai pas le temps de
relire. Je salue tout le monde.
Borhan:- j'ai enseigné le français aux élèves de seconde au
lycée Si Haoues de Lakhdaria en 73-74... au programme (ça peut se vérifier):
l'opium et le bâton de Mammeri et Nedjma de Kateb Yacine...
Borhan:- je souhaiterais juste préciser que dans les années 65 à 75,
nous eûmes des profs égyptiens, français, soviétiques, belges, pakistanais,
canadiens etc et que les idées s'entrechoquaient si bien que nous avions peut
être l'enseignement le plus ouvert sur le monde... ce ne sont pas les
élèves de cette période qui vont par la suite se radicaliser malgré les efforts
de quelques égyptiens car la conscience nationaliste était inébranlable... la
karitha viendra de l'après Boumediene quand un pouvoir faible se laissa aller à
toutes les compromissions avec les wahhabites...
Abdelhamid:-Je vous crois, M'. Borhan Vous savez, à mon âge, les souvenirs
commencent à s'estomper !
Louiza :- merci encore Borhan, vos posts sur
Boumediène font réagir et les contributions qui suivent sont très édifiantes.
et on peut relever , aussi, que les intervenants, sont, pour les pro Boumediène
sereins, posés, et avancent chiffres et statistiques. par contre les anti sont
agités, profèrent injures et insultes et n'avancent aucun argument crédible.
(en étude du comportement cela doit avoir un sens ) . c'est dire la
férocité de la cabale montée contre lui. il a dérangé beaucoup de projets anti
algériens et son souvenir fait peur car susceptible de créer des vocations..
Toufiq :- Faire endosser à quelqu'un qui est mort
depuis 40 ans, les problématiques d'aujourd'hui, relève au mieux de la débilité
et au poste de la mauvaise fois. Surtout lorsqu'on lui colle les tords mais pas
les bénéfices.
Abdelhamid:-M'. Mostefa. Vous auriez dû terminer votre
raisonnement, parce qu'il est des moments où les non-dits sont plus expressifs
que les dits.
Le tout est
justement dans cet etc...
Remplissez les
blancs et je me fais fort de vous administrer la preuve que Zeggar, sans
prendre le maquis ni les armes, ni directement militer au sein du FLN, a plus
fait que quelques bataillons de l'ALN.
Il en est ainsi
des hommes qui utilisent d'autres moyens pour servir la cause de leur Pays.
Zeggar, en plus
d'une fortune légalement acquise, avait un carnet d'adresses que ne possède
aucun de nos hommes politiques actuels. Il avait mis les deux au service de la
Cause, sans rien demander en échange.
Les médias de
l'époque de la Lutte de Libération Nationale, écrits et parlés -la Télé
n'existait pas encore, même si certains films documentaires ont été tournés à
l'époque, ont également apporté leur pierre à l'édifice.
Pour abonder
dans ce sens, celui des militants de l'ombre, je pourrai citer le défunt Messaoudi, qui
animait l'émission " صوۃ
الجزاءر من قلب الجزاءر " dont De Gaulle a
dit " Il faut absolument faire taire cette voix. Ce journaliste vaut à lui
seul un bataillon blindé ! "
Je pourrai vous
citer bien d'autres militants demeurés inconnus. Je me contenterai de parler
d'un Algérien émigré en France, militant de la Fédération de France, originaire
du Nord constantinois, qui avait réussi à "prendre dans ses filets" la
secrétaire particulière du Général de Gaulle, qui prenait en sténo les conseils
ministériels restreints consacrés à L'Algérie.
Le soir même de
ces réunions, elle remettait copie des PV à ce militant qui les transmettait
aussitôt au Commandement de la Wilaya II.
Grâce à ce
héros méconnu, la Wilaya II a pu éviter de tomber dans le piège fomenté par les
Services spéciaux du cinquième bureau Français et qui avait fait des dégâts
considérables dans les Wilaya III et IV, avec "l'affaire des bleus" et
d'autres opérations de ce genre.
Cet épisode m'a
été rapporté par feu Brahim Chibout, ancien Ministre des Moujahiddine qui était
mon supérieur et mon ami, qui était Capitaine, Chef de Zone à la Wilaya II et à
ce titre, membre du Conseil de cette Wilaya et qui avait été chargé par cet
organe d'exploiter ces PV. Qui a jamais entendu parler de cet obscur militant
de la Fédération FLN ?
Il en est de
même de la majeure partie des fameux "porteurs de valise".
Les initiés
savent que l'histoire avec un grand H s'écrit par des historiens, plus d'un
siècle après que les armes se soient tures et une fois tous les protagonistes
disparus.
Il est
impossible d'écrire l'Histoire tant que ceux ci sont vivants, car chacun va
vouloir tirer la couverture à lui et s'adjuger le beau rôle.
Pour en revenir
à M. Zeggar, je vois que Borhan a essayé de vous convaincre, mais sans
résultat. Peu me chaut que mon intervention connaisse le même sort. L'essentiel
pour moi n'est en aucune façon de vous convaincre, mais, durant toute ma vie,
je n'ai pu laisser piétiner la vérité sans réagir. Sans rancune !

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