Ils disent que c’était un psychopathe, un ambitieux, un baathiste, un
agent de De Gaulle , un islamiste lié aux FM, un affidé de Nasser, un assassin,
un vendu, un embusqué, qu’il a fomenté et exécuté un coup d’état pour prendre
le pouvoir, qu’il a toléré la perpétuation de la présence française à Mers el
Kebir et Oued Namous, qu’il a sinistré l’enseignement en l’arabisant, qu’il a
fait le lit de l’islamisme, qu’il a sinistré l’agriculture en instaurant la Révolution
Agraire, l’industrie en promulguant l’industrie industrialisante, détruit le
système de santé en décrétant la médecine gratuite etc
1- PSYCHOPATHE :
Tout le monde prend pour argent comptant et pour vérité indiscutable une
petite confidence qu’aurait faite Fanon au Colonel Dehilès et dont ce dernier
se serait ouvert à je ne sais plus qui… Mais personne ne se pose la question
des relations entre les deux Colonels et du fait que les deux hommes n'étaient
pas en parfaite entente...
Même si le Colonel Dehilès ne peut être décemment accusé de mensonge,
personne n’a osé faire la moindre réserve sur cette « analyse » de Fanon et
personne ne s’est dit pourquoi il ne s’en est pas ouvert à d’autres cadres de
la Révolution…
Personne n’a pensé un seul instant que tout « révolutionnaire» est
quelque part psychopathe car la méfiance dans laquelle il vit, vis-à-vis de ses
pairs comme de ses adversaires ne peut lui permettre de rester
psychologiquement serein…
Je ne sais pas d’ailleurs pourquoi, en l’occurrence, on fait preuve de ce
« deux poids et deux mesures »… S’il faut croire ce qu’a « dit » de Boumediène
Fanon à Dehilès, ne devrait-on pas croire ce qu’a « écrit » Bessaoud Mohand
Arab à propos de Dehilès et c’est autrement plus grave qu’un avis psychiatrique,
les écrits sont là contrairement aux paroles qui elles, se sont envolées ?
2- AMBITEUX:
L’ambition qui est méritoire car c’est un sentiment qui permet à
l’individu de se surpasser est pour Boumediène une tare inexcusable…
Cet homme qui fut le plus jeune Colonel de l’ALN ne s’est jamais imposé
par les "vertus" du régionalisme et du clanisme (il avait choisi
l’Oranie pour activer et non les régions où résidaient sa tribu et son clan,
contrairement à la plupart des responsables)…
Il a été nommé Colonel non pas par cooptation de ses amis (il n’en avait
semble t’il pas) ni grâce à l’appui des grands chefs de sa région, mais pour
ses qualités de sérieux et d’engagement qui frisaient l’ascétisme, ce que lui
reconnaissent ceux qui l’estiment comme ceux qui le haïssent…
3- HOMME DE PAILLE:
Cet homme dont tous les observateurs neutres reconnaissent l’ombrageuse
algérianité a montré aussi bien durant la guerre qu’après l’indépendance qu’il
n’avait jamais souscrit à une quelconque inféodation ni au courant arabiste, ni
au courant islamiste, ni au néo-colonialisme ni même à la francophonie et n’a
eu de cesse de les dénoncer avec une rare virulence…
Le peu de sérieux de ces étiquettes est démontré par l’accusation de
Nassérisme, de Frère Musulman et de Communisme… en même temps !…
Il faut rappeler que Boumediene n’a jamais accepté les ordres ou même les
conseils de Saddam, Assad, Nasser ou Hassan et se souvenir de son mémorable
coup de gueule contre les pays qui ont assisté au sommet de la francophonie «
Wallah ma yerb’hou chi ! » et son « Hussein el kelb ! » qui a suivi Septembre
Noir en se disant que ce roi qu’il avait qualifié sous le coup de la colère de
ce mot est le premier représentant de la Franc-maçonnerie Arabe (comme il est
connu depuis peu)...
Se souvenir aussi de son froid avec Hafedh El Assad pour son refus de
libérer Noureddine El Atassi et de sa consternation publique quand Numeiry fit
pendre El Mahdjoub le communiste …
Les étiquettes étant facile à coller, on a attendu qu’il disparaisse pour
faire de lui la chose et son contraire, pour rassembler le plus large front
possible contre lui…
4- ILLEGITIME :
On revient toujours à la prise du pouvoir par l’Armée des Frontières,
mais personne n’ose reconnaître qu’en ces temps troubles où les Chefs de Guerre
se voyaient tous Chefs d’Etat, Boumediene était le SEUL à avoir le droit
d’intervenir pour arrêter les dérives car il était Chef d’Etat Major Général,
nommé par les organes de la Révolution et disposait de la compétence, du
pouvoir et de la légalité pour imposer l’ordre face aux dérives des uns et des
autres et c’est à ce seul titre qu’il a intervenu et s’il n’avait pas
intervenu, nous lirions dans les livres d’Histoire que cet Homme a failli à ses
engagements…
L’intervention de Boumediène ne s’est pas faite en qualité de Président
de la République ou de prétendant à la présidence mais en qualité de chef
suprême de l’Armée… Et son appel à Ben Bella a très certainement été en
désespoir de cause…
De plus, il faut le reconnaître, l’homme qui ralliait le plus de
suffrages à l’époque et qui bénéficiait d’une plus forte sympathie populaire
était Ben Bella, qu'on le veuille ou non, qu'on l'accepte ou pas… peut être
pour sa faconde, peut être pour son air enjoué, peut être parce qu’il n’avait
pas, comme certains de ses codétenus, réuni ses partisans dans un parti et
qu’il avait souscrit à l’idée de rester sous la bannière du FLN par conviction,
« ruse de guerre » ou défaut de soutiens sérieux…
5- UN PLANQUE
Le paradoxe c’est que cette accusation qui fait rire vient
essentiellement de ceux qui avaient souscrit au principe de la primauté du
civil sur le militaire… Ceux qui décochent de manière récurrente cette flèche
contre le président Boumediène oublient qu’un chef révolutionnaire n’est pas
obligatoirement un soldat…
Ils n’ont jamais accusé les autres grandes figures de la révolution de ne
pas avoir canardé l’ennemi, de Ben M’Hidi à Bitat, de Benkhedda à Abane, de
Ferhat Abbas à M’Hamed Yazid, de Ben Bella à Boudiaf…
Ils ignorent ou font semblant d’ignorer que De Gaulle, Churchill et
Eisenhower n’ont jamais pris les armes contre l’ennemi et que Castro ne tira
certainement pas une cartouche en se faisant prendre par les troupes de
Batista, et Ho Chi Minh et Giap n’ont peut être pas tiré une cartouche même
s’ils réussirent la tannée administrée aux Français à Dien Bien Phu puis aux
yankees malgré leurs B52 et leurs défoliants.
LE DEBAT
(Dans ce débat, je me suis exceptionnellement identifié sous le nom de Borhan)
Ali: je ne porte pas de jugement mais l’histoire l’a déjà
jugé.
Borhan:- Ali... Vous ne dites pas comment elle l'a jugé... Je ne crois
pas pour ma part que l'histoire avec un grand H l'ait mal jugé... Ce sont les
histoires qui l'ont mal jugé et ce n'est pas bien grave car elles n'épargnent personne...
Ali: Si Borhan, Boukharrouba était l’élève de mon père à
Constantine fin des années 40 ensuite il était le président du tribunal
militaire devant lequel a comparu mon père en 1959 dans l’affaire dite Lamouri,
Tribunal qui n’a jamais rendu de sentence mais cela n’a pas empêché Bencherif
de mettre à mort 4 colonels de l’ALN ensuite l’affaire des lieutenants dans la
wilaya 5 qu’ il a exécutés sans jugement puis l affaire Krim, Benkhedda,
Amirouche et si El Haouès et j’en passe.
A l’époque Boumediene a profité du crédit de la révolution.
Rafik: C'est l'impression que j'ai: "il a profité de
l'aura de Ben Bella et de sa couverture pour liquider les historiques."
Borhan:- Je préfère ne pas brûler les étapes... Cette
question sera traitée comme promis une autre fois...
Borhan:- Tout le monde sait comment fonctionne un
tribunal... Tout le monde sait qu'en période de paix les juges peuvent
divaguer... Tout le monde doit comprendre qu'en période de guerre ça ne peut
être que pire.
Ali: allez ! Donnons-lui l’absolution.
Borhan:- Rafik et Ali... Il n'en a que faire aujourd'hui.
Borhan:- Il faut nous dire ce qu'on doit comprendre par
"historiques"...
Borhan:- Bitat était aussi un historique et Lacheraf était
dans l'avion arraisonné... Benkhedda, Dahleb, Abbas, Ouamrane, Boubnider, Kafi,
Azeddine et tant d'autres "historiques" ne se sont pas enfuis et
n'ont pas été liquidés...
Madjid: Mais il les a réduits au silence pour échapper à une
liquidation certaine ! Boumediene était un petit Staline sans faute.
La situation actuelle pour ceux qui saisissent la vérité, il en est le
seul responsable, le chaos pointé à l'horizon.
Ali: nombreux sont les historiques qui ont monnayé leur
silence.
Rafik: Il a jugé que ces figures n'étaient plus utiles? Elles
ont décidé de prendre leur retraite à 30 ans ? Voyons...
Borhan:- Ceux qui ont voulu continuer l'ont fait... Réda
Malek, Mehri, Benyahia, Kafi etc...
Djamil: Donc d'après vous Mr Ait
Ahmed et ses partisans avaient tort de s’être rebellés contre le régime
instauré depuis 62, c'est à dire leur combat contre la dictature était pour
rien, leur sacrifice était vain, là mon ami je ne suis pas d'accord avec toi,
faut pas nier les sacrifices des causes juste.
Borhan:- Djamil... Vous n'êtes pas obligé d'être
d'accord avec moi... Quant aux révoltes "contre la dictature" chacun
en fait sa lecture...
Rafik: Wallah ya ça devient du révisionnisme ! Vous aviez peur
de votre propre ombre !
Borhan:- Rafik:... Voilà que commencent les attaques personnelles...
Loukane j'ai peur de mon ombre j'aurais suivi le mouvement, je n'aurai pas nagé
à contre courant...
Rafik: Loin de moi l'idée d'une quelconque attaque !
Med Amokrane : Khelli lbir beghtah mon ami ...
Borhan:- J'aurais aimé un commentaire, pas un conseil...
merci quand même que ce ne soit pas une insulte... Je vous connais homme de
bonne famille.
Med Amokrane :- Nous devons lui
reconnaître beaucoup de faits positifs . Il a été très percutant dans la
formation, l’instruction, l'éducation et a fait preuve de grande
honnêteté, il a permis à la classe
défavorisée d'émerger et d'avoir sa place au sein de la société. Sans sa
politique d’éducation, moi personnellement, je ne serai jamais sur les réseaux
sociaux à commenter dans la langue de Molière.... Avec du recul, on peut
déclarer sans risque de nous tromper que nous vivons sur les vestiges de ses
réalisations et les malheurs engendrés par sa politique. Là où il a grandement
failli c'est dans la restriction abusive des libertés collectives et
individuelles, l’option pour la liquidation physique de ceux qui avaient un
point de vue autre que le sien, les 3 révolutions fiasco, la consolidation du
groupe de l'armée des frontières. La confiscation de la révolution et de son
" flambeau" qui ne risque pas d'être passé aux générations de
l’indépendance.
Allah irahmou.
Borhan:- Quand vous dites "restriction abusive des
libertés collectives et individuelles", vous semblez oublier que l'option
du "parti unique" était une stratégie de Boumediene pour échapper à
la cacophonie politique (nous avons vu ce que nous avons fait des libertés
individuelles et collectives 10 ans plus tard et ce que nous en faisons aujourd'hui)...
et quand vous parlez de "liquidations physiques, j’aurais aimé que vous
citiez ces opposants "liquidés", hormis Krim et Khidher et dont
personne ne peut jusqu'à aujourd'hui certifier que Boumediene y soit pour
quelque chose, lui qui a épargné le fils Mellah qui lui a tiré dessus et Zbiri
qui a tenté le coup d'état qu'on connait...
Zine: Med Amokrane vous avez tout résumé au delà de tout sentiment que
l'on peut nourrir pour les uns ou les autres.
Je ne parle pas de Boumediene de Berkane (Ouest du Maroc) mais de celui
qui avait une idée en tète et qui s’était formé après l’indépendance en
devenant un chef d'Etat, autoritaire c'est vrai, mais il rêvait de faire de notre pays une nation puissante des
les années 80 .
La nationalisation du pétrole est son énorme coup en évitant les erreurs
commises par l'Iranien Mossadegh 10 années plus tôt. Pour ne pas être prolixe ,
pardonnez-moi cet avis : Il avait fait un grand rêve mais la majorité n' a pas
suivi .
Pour preuve toutes ces bourses distribuées dans les années 70 pour former
des élites, dont une bonne partie n'est jamais revenue; préférant dans son
égocentrisme le mode de vie européen à la construction de leur pays.
Reste que sur le plan interne , les prix très bas du pétrole ont permis à
l'Etat naissant de se doter d'un matelas financier pour investir dans le pays.
Son problème résidait dans le choix des hommes, dont une partie l'ont trahi et avec cela les
idéaux de la Révolution en devenant les représentants de la bourgeoisie
bureaucratique, celle là même qui se fractura en deux en Octobre 1988 et qui
vit la victoire des prétendus libéraux qui ont conduit par le bec le dindon
dénommé Bendjedid, cass2 le monopole du commerce extérieur, compos2 avec les
islamistes pour leur casser le dos ensuite et surtout termin2 leurs minables
parcours en injectant un virus à l’armée, et fait d'elle le glaive et le
bouclier de cette "bourgeoisie compradore".
Une partie de cette institution normalisée pas Boumediene à
Ghardimaou (il a freiné et c'est son
grand mérite le clanisme, et autres fléaux que portait en elle l'ALN (dont les
conflits des chefs dans la wilaya 1 en 56 57) qui est fort heureusement encore
saine.
Le sujet étant éminemment important,
j'ajoute toit simplement que Boumediene avait fait un discours en Août
1978 ou il promettait de régler des comptes (à ceux qui ont failli) et de
réviser sa politique .
Il ne put le faire.
Trois mois âpres il disparaissait. Ce qui faisait l'affaire de
prévaricateurs sur le front interne nés sous sa période, et surtout le front
extérieur où il s'était attiré les foudres de guerre du Maroc à cause du Sahara
Occidental dont le peuple refusait la marocanisation, de la Cause
palestinienne, El Assia (organe
militaire du Fethi ) qui allait devenir la principale composante de l'OLP en
1969 a été crée et aidée à Alger et son discours sur le Nouvel Ordre économique
international fait à l'Onu en 1974, là où toute la salle s’était levée, moins
les représentants des puissances (Etats -unis , Angleterre , France ) lors de
son entrée pou monter à la tribune.
Du coup, cet homme était devenu trop dangereux et une alliance interne et
externe étudia sa disparition et avec elle, l’émergence de l’Algérie.
.J'ai écrit cette réaction d'un
seul jet, car je tenais à rendre hommage à Monsieur Borhan pour sa lucidité et sa ténacité et sa
fidélité aux principes de cet homme (Boumediene ) dont le but était de garantir
l'esprit de Novembre tels que conçu par les 22.
Boumediene, il faut en avoir une
longue pensée à la vieille du 1er Novembre.
Un jour de gloire sans qui, la majorité serait encore, comme on nous
appelait des petits arabes pour ne pas dire bougnoules.
Les peuples sont souvent ingrats.
Quant a cette gente de petites gens croyant bien faire en le dénommant
par son nom, je préféré ne pas m'y attarder des lilliputiens pas plus !
Zine: Je vous en prie Monsieur Borhan chez nous on dit bien :"El Hak youkal
"
Passez une bonne nuit car j'estime que vous avez la conscience
claire. Est-ce le cas de vos
contradicteurs ?
Salim: Zine: pour ma part vous pouvez aller vous coucher en sachant
que j’ai la conscience aussi claire que tranquille ! Bonne nuit.
Zine: Salim: et bien nous sommes trois a rejoindre nos lits avec la
conscience claire et l'esprit lustré. Bonne nuit messieurs.
Salim: Borhan:- il ne serait pour rien dans l’assassinat de Krim
et Khider ! Cela sous entend il qu’il ne maîtrisait pas tellement son
gouvernement ? Le mythe de l’homme à poigne tomberait il ? Un cabinet noir dans
les années 70 ?
Borhan:- Salim: je n'ai pas affirmé que Krim et Khider ont été
assassinés par les services algériens... personne ne l'a démontré à ce jour...
Salim: Détrompez vous l’ami Je ne représente que ma petite
personne L’étonnement vient du fait que c’est bien la première fois que
j’entends cette thèse …
Borhan:- Salim: ce n'est pas une thèse... c'est une simple
déduction ... et puis... il est connu que Boumediène n'a presque personne pour
le défendre parmi les gens dont les voix portent...
Salim: Déduction se basant sur quoi?
Le caractère magnanime du personnage ?
Ou son goût pour le débat d’idées et la différence de vues ?
À qui d’autres profiterait ce crime?
Personne pour le défendre ?
Le peuple entier lui trouve des qualités que je ne soupçonnais guère et
cela je le note autour de moi.
Borhan:- Salim: je peux tenir encore 72h non stop... mais il faut
qu'on me pose des questions susceptibles de réponses...
Salim: Bah il y avait une question pourtant ?
Qu’est qui a motivé cette déduction ?
Bon j’ai un peu rajouté de l’ironie mais c était plus fort que moi Allah
ghaleb
Borhan:- j'aurais répondu: qu'est ce qui a motivé votre
verdict ?... Des hypothèses... tout comme ce qui a motivé ma déduction... mais
72 h ne nous suffiront pas à clore ce sujet... cramponnez vous à votre
conviction que vous ne pouvez prouver et laissez moi croire à ma déduction que
je ne peux prouver...j'ai quand même un avantage sur vous: le principe
universel de présomption d'innocence....
Saïd: Donc ce n'est plus l'histoire qui l'a jugé, c'est
plutôt des histoires personnelles, c’est d'ailleurs ces mêmes histoires de ces
mêmes personnes, qui ont créé ces mêmes histoires pour nous salir l'histoire de
Boukharouba, mais si l'on passait aux urnes pour condamner cet homme, il n'y
aura que ces mêmes personnes qui on créé ces mêmes histoires, qui nous diront
que nos histoires sont les plus justes. Notez que les révolutions se terminent
toujours comme ça, mon histoire n'est pas obligatoirement la votre.
Alia:- c'est une thèse que vous faîtes là, je vous conseille
d'écrire un ouvrage !!!!
Borhan:- Alia... "C'est une idée qu'elle est très bonne"... Cet
ouvrage devrait être écrit individuellement ou collectivement par les proches
de Boumediene... Ils sont plus aptes que moi et mieux informés et c'est aussi
leur honneur qu'ils défendront...
Alia:- c'est une suggestion que je vous fais, ni
argumentaire, ni jugement
Rafik: Le plus croustillant dans cette analyse serait
certainement le malheureux épisode des assassinats ou emprisonnements des chefs
historiques. J'attends vos éclairages...
Borhan:- Rafik:... Ça viendra... Digérons d'abord la page
d'aujourd'hui...
Rafik: Jusqu'ici, c'est défendable. C'est après que ça
deviendra... Impardonnable !
Aîch Waguef Pouvez-vous nous en rappeler quelques assassinats et
emprisonnements pour pouvoir vous répondre sur pièce ?!
Rafik: Parlons de ceux qui y ont survécu, et qui ont fui leur
compagnon d'arme bienfaiteur bienveillant !
Borhan:- il va vous citer Krim et Khidher et l'exil de Da
El Hocine et Boudiaf... Allah yerham'houm.
Rafik: Que des petites pointures ! Des malfrats. Des
contre-révolutionnaires. Tous acquis à l'ennemi. Prêts au pire contre l'Algérie
algérienne.
Borhan:- Rafik: je vous ai dit plus haut que le recours à la
dérision constitue une échappatoire commode au manque d'arguments...
Rafik: Ghir goul kathar khir facebook et le net. Autrement
mazalek tchouf, pour un bon moment, el caskita sur la lunette arrière.
Borhan:- Rafik:... Faut juste se dire comme notre ami Maamar Farah l'a
précisé hier qu'aucun de ses prisonniers ne fut passé par les armes comme cela
s'est vu dans TOUTES les révolutions qui ont précédé ou suivi la notre... Et
que c'est plutôt lui qu'on a tenté d'assassiner et qu'on a fini par assassiner.
Salim:- Mr Farah reste une mémoire de révolution qui s est arrêtée avec la mort de Boumediene très jeune
Borhan:- moi j'aurais mis une grande et belle majuscule à
Monsieur Farah... Je considère que ce n'est pas un nom commun...
Rafik: Ah ben, disons qu'ils ont préféré s'enfuir quand même.
Qu'est-ce qui peut justifier leur mise à l'écart pendant 15 ans (il est décédé
entre-temps, sinon, il aurait facilement écrasé son propre record !)
Leila:- Incroyable Boumediene même mort derange ! en tous cas
pour la majorité du peuple il fut et le restera le meilleur président de l
Algérie . Merci Borhan:- pour cette
analyse réaliste et juste !
Azzeddine: Leila:- la majorité du peuple ne le connait pas. J ai pose la
question à mes 235 étudiants en 2 ème année d’histoire: qui peut me parler de
Boumediene? Réponse zéro
Aîch Waguef C'est la faute aux profs d'histoire.
Abder:- du temps de Boumediene, non seulement les étudiants
mais les collégiens pouvaient répondre à n'importe qu'elle question .sur les
états unis ou Madagascar (histoire géographie, sport musique ...)
Wahida:- Je pense que lorsqu'on atteint cette envergure, et
lorsqu'on est acteur d'une époque aussi cruciale telle que Boumediene l'a
été, il n'y a pas de perfection comme il
n'y a pas de guerre propre.
Surtout face à un ennemi qui aura usé de toutes les machinations. Rien ne
peut être réalisé si on décide de faire plaisir à tout le monde.
Salim: Vous oubliez usurpateur, la légitimité dont vous
l’affublez est plus que discutable.
Gaid Salah serait le plus légitime de nos jours pour devenir calife à la place du calife.
Gaid Salah serait le plus légitime de nos jours pour devenir calife à la place du calife.
Borhan:- aujourd'hui est une autre époque... il y'a une
élite, une intelligentsia, des institutions, une administration et nous ne
sortons pas d'une nuit coloniale de 132 ans... je dis que s'il y'a un homme qui
a assumé ses responsabilités c'est bien Boumediene qui avait été placé à
la tête de la seule institution organisée (qu'il avait organisée): l'ALN et
qu'on ne dise pas: "armée des frontières"...car à l'intérieur des
frontières il n'y'avait rien... ou plutôt si: le chaos !
Salim: Borhan:- pour ma part je maintiens armée des frontières libre à
vous de la nommer comme bon vous semble, à l’intérieur des frontières il y
avait de valeureux combattants qui ont affronté l’armée coloniale, sont restés
sur leur positions l’épée de Damoclès sur leur tête, ont cru à un idéal et peut
être cherchaient à mourir des balles de l’ennemi pour ne pas vivre le gâchis
qui guettait.
« Il avait organisé » ah bon ? Franchement sur le thème de l’organisation
il aurait peut être valu le laisser seul mener les 7 ans de combat pour voir ou
ceci aurait abouti… quid du rôle des autres, les illuminés de la première heure
pour certains, assassinés comme de
vulgaire malfrats dans des conditions scabreuses, ne me dites pas que c’est le
lot des révolutions. Le romantisme révolutionnaire est mort quand l’armée dés
frontière a marché sur Alger tirant sur ceux qui ont refusés son dictat.
Borhan:- Salim: je dis et je ne suis pas le seul à le dire que
les combattants de l'intérieur n'étaient pas une force organisée susceptible de
constituer une armée efficace...quant aux assassinats, je voudrais bien qu'on cite quelques noms...
ne me parlez pas des hommes morts dans les combats fratricides... ils n'ont pas
été assassinés "comme des malfrats dans des conditions scabreuses"...
Salim: Borhan:- la tentation de réécrire l’histoire? Khider et Krim pour
ne citer que ceux la, seraient morts de mort naturelle sur leur lit de mort au
milieu des leurs ?!
S’agissant de l’organisation des forces combattantes intérieurs vous
croyez qu’elles avaient la possibilité de s’organiser sous le feu de
l’armée coloniale et la décimation de toute l’élite susceptible de
l’organiser ?
Par ailleurs l’armée des
frontières ayant bénéficier de façon incompréhensible de tous les moyens
humains et matériels pour s’organiser dans quel but ?!
Mystère ? Mais le mystère a finit par se révéler à quoi a t elle bien pu
servir cette armée durant toute la période où elle était bien installée au
frontières ? Se comportant parfois en nabab chez les autres !! Pendant que ceux
de l’intérieur crevaient
Borhan:- Salim: ya Si Salim... la guerre de libération était une
guérilla... il n'y avait pas d'un côté une armée française occupant une partie
du territoire et de l'autre une armée de l'intérieur lui faisant face sur une
autre portion du territoire...
Déjà, les maquisards de l'intérieur devaient se scinder en groupuscules
pour échapper au pilonnage, au napalm et aux moyens de l'OTAN qu'utilisait la force
d'occupation... et même si on pouvait trouver des terrains de manœuvre pour les
soldats de l'ALN cantonnés derrière les frontières, il n'est pas certain qu'on
aurait pu faire traverser les champs de mines au 1/100e des effectifs...
Se comporter en nababs chez les autres est votre affirmation... et si
elle est vrai, cela dénote la discipline et la force que les cadres de cette
armée (dont Boumediene) avaient réussi à lui inculquer et c'est tout à leur
honneur !
Salim: Ce fut une guérilla qui avait besoin de moyens et
d’effectifs... qui menaient la vie belle aux frontières ! Faut avoir un moment
de lucidité et regarder les choses avec un œil critique je comprends votre
émerveillement devant ce personnage, vous me permettrez de ne pas le partager.
Préparait-on à ce moment la déjà l’armée pour marcher sur Alger abandonnée par
les forces coloniales ?
Guérilla ou pas les combats se
menaient à l’intérieur des frontières pourquoi amasser autant de monde aux
frontières ?
Borhan:- je vous ai expliqué plus haut les spécificités de
la guérilla et les rapports de force disproportionnés entre les forces
françaises et les maquisards... je ne sais pas si vous imaginez ce que ce
fut... j'en doute... sinon vous n'auriez pas parlé d'effectifs à mettre aux
maquis...
Salim: il- s’agit de votre
explication permettez moi d’en douter et de ne pas la prendre pour argent
comptant d’où ma réponse
Borhan:- mais monsieur Salim:... je n'ai absolument pas l'intention de vous enlever
vos idées fixes !... je défends juste mes avis !
Wahida:- On sait surtout depuis que toutes ces figures de la
révolution ne formaient pas non plus un front commun, un groupe soudé.
Khaled L'Histoire ne sera pas écrite de sitôt, nous sommes
encore à l'heure des ragots et des règlements de compte. Boumediene n'était pas
un saint, c'était un révolutionnaire et un chef d'état. Un grand patriote sans
aucun doute. Il a dû composer avec des hommes qui n'avaient ni sa droiture ni
sa vision.
A son époque, nous avons vécu la tête haute avec la fierté d'être
Algériens. En ces temps troublés, il fallait un homme à poigne, il fut cet
homme là.
Ceux qui s'opposaient à l'époque ont subi ses foudres, ils auraient faits
de même à sa place. L'angélisme n'est pas de mise quand il s'agit du destin
d'un pays.
Youcef:- le commentaire est d'une vérité que je considère
criante Borhan ! Et c'est tant mieux ou tant pis pour tout le
monde.
Tahar :- Au lieu de parler de Boumediene, mort Allah
yerhmou... Les Hommes, parlez de maintenant, de Bouteflika, Ouyahia..etc..
Borhan:- ca parle de Bouteflika, Ouyahia et de maintenant
dans des milliers de posts... vous pouvez aller les lire et les commenter au
lieu de suivre ces questions que vous jugez dépassées... ne perdez donc pas
votre temps ya Si Tahar...
Salim ;- Que peuvent dire les détracteurs contre cette
analyse honnête chaque ligne chaque phrase trouvera sa réponse dans la gestion
de Boumediene. L histoire ne pourra pas être détournée.
Mais ce qui est a noter pourquoi aucun historien ne dresse un parcours de
Boumediene ?
Voila une pensée qui pourra jaillir écrire la biographie de Boumediene cher Mr Borhan.
Voila une pensée qui pourra jaillir écrire la biographie de Boumediene cher Mr Borhan.
Madjid: Là, est la triste réalité de l'Algérie , avec du recul
Boumediene apparaît comme un agent du colonialisme français; voir assassinat de
Chaabani.
Borhan:- Ecoutez l'interview de Ben Bella sur El Djazira
concernant ce triste épisode... Donnez nous juste une idée de quoi était accusé
le regretté Chaabani... Il n'a pas été exécuté sans motif, même si son
exécution fut une tragédie nationale.
Madjid: Chaabani était contre le fait que Boumediene s'entoure
des sergents et caporaux algériens ayant déserté l'armée française sur conseil
de De Gaulle, tandis que l'avis de Ben Bella qui n'était qu'un opportuniste
tamaa n'est pas important du tout, un vaurien qui était au service de Nacer .
Ahmed :- Si vous permettez, j'ajouterai qu'il a laissé les terres
ancestrales à leurs propriétaires et a lancé un programme de mise en valeur des
millions d'hectares menacés par la désertification. Il n'a pas ordonné
l'assassinat des historiques Mohamed Khider et Krim Belgacem. Il n'a pas
nationalisé les biens et mis en résidence surveillée les signataires du
manifeste de 1976, parmi eux le Président du gouvernement légitime Benyoucef
Benkhadda, dénonçant ses dérives autoritaires. Il n'a pas instauré le week-end
islamo-religieux et les instituts islamiques avec Bac, simple formalité pour
inverser la majorité et créer une lutte entre francisant et arabisants à
l'université ; de là a commencé la régression du savoir. Et bien sûr, il est
venu au pouvoir par les urnes en 1965 et non sur un char, les premières
élections libres qu'a connues l'Algérie et Ould douarou dit Rouget n'a pas
mitraillé les Bônois qui défendaient la légalité. Ce n'est qu'un avis.
1- la nationalisation des terres visait uniquement celles qui avaient été
achetées durant les 7 ans de guerre... les terres nationalisées étaient celles
des "absentéistes" comme on les appelait... il y'eut limitation de la
propriété foncière privée afin de laisser aux propriétaires ce qu'ils pouvaient
exploiter... l'option est bonne ou mauvaise, juste ou injuste, personne ne peut
aujourd'hui le dire... ceux qui ont perdu les terres la rejettent, ceux qui les
ont gagnées l'applaudissent... mais il est une vérité que personne ne peut
nier... les terres récupérées ont été attribuées aux seuls paysans sans
terres...
2- le programme de mise en valeur
a été lancé et a connu un développement extraordinaire de la SAU... Les
professionnels du secteur pourront en dire plus... je ne parlerai pas du
barrage vert et des villages agricoles...
3- il a "ordonné" l'assassinat de Krim et Khidher... je n'ai
pas lu cet ordre et je présume que vous non plus vous ne l'avez jamais vu... je
pense qu'il faut juste se poser la question "à qui profitaient ces
crimes" pour le disculper... au moment où ils ont été commis il état au
sommet de sa gloire et ça le desservait plus que ça ne le servait...
4- Des opposants à sa politique, je n'ai vent que de la nationalisation
d'INOVAC AFRIC (je crois) de M. Noureddine... il me semble que les autres biens
n'ont pas été saisis...
5- le Week-end de la foi a été instauré effectivement par Boumediene en
août 1976... il faut se demander pourquoi, s'il n'était pas une revendication
populaire, aucun pouvoir de ceux qui lui ont succédé n'a pas pu revenir au
week-end dominical...
6- il n'est pas venu par les urnes en 1965... il n'a jamais prétendu être
démocrate... mais il aurait pu légitimer son accession au pouvoir en organisant
un simulacre d'élections comme on n'a pas arrêté d'en voir...
7- je ne connais pas "le
Rouge" ...
Slim Abdou M. BORHAN, en bon commentateur, vous avez très
bien su défendre Boumediene, mais je vous sais capable du contraire.
Borhan:- tenons nous en à ce qui est, pas à ce que vous supposez...merci !
Aïssa:- J'ai très envie de renvoyer tout le monde dos à dos.
Les pros et les anti Boumediene, en leur disant, c'est bon, vous avez tous
raison, mais comme on sortait d'une nuit coloniale de 132 ans, je préfère leur
dire qu'heureusement il y a eu Boumediene pour mettre tout le monde d'accord en
1965.
Il a manipulé tout le monde en 62 ? Tant mieux! Il a dégommé Ben Bella en
65 ? Tant mieux! Imaginons un seul instant qu'en 62 tous les chefs historiques
et autres avaient la force et les qualités de Boumediene Que se serait-il passé
? Un bain de sang à l'Est, un autre à l'ouest, un autre en Kabylie et combien
d'autres au centre? Si un autre de ces chefs avait pris le dessus et éliminé
un, deux ou trois de ses opposants, ou en serions nous aujourd’hui? À dénoncer
le "vainqueur" de 63 et à tomber et à pleurer ses victimes ? C'est
exactement là où nous en sommes ! Alors, de grâce laissons les morts reposer en
paix et occupons nous des vivants, de ceux qui nous mènent la vie dur
aujourd’hui.
Borhan:- je note quand même que vous accordez de très
larges circonstances atténuantes au défunt président... mais en jetant les
bâches sur les sujets qui fâchent, on ne les enterre pas... on favorise leur
putréfaction...
Aïssa:- Chaque chose en son temps monsieur Borhan !
les circonstances atténuantes pour un homme qui avait l'Algérie dans
les tripes et un sens de la justice sociale que personne ne peut nier ni
remettre en cause, Ni encore moins, lui contester aujourd’hui.
Quand aux sujets qui fâchent, je préfère les savoir sous bâche et
putréfiés, plutôt que d’entendre leurs auteurs nous rabattre les oreilles avec
des sornettes et des histoires à dormir debout.
Quelles que soient les tares de Boumediene et de ceux qui ont été ses
frères de combat et qui se sont fait la guerre après 62, laissons-les reposer
en paix. Les problèmes vécus après 62 nous dépassent, et ils n'étaient (pour
leurs acteurs) que le prolongement de la guerre d'indépendance.
Ils l'ont faite, l'ont gagnée et
ils n'ont pas su s'entendre sur la suite des événements et sur le modus
operandi. 55 ans après l'indépendance, nous nous retrouvons à nous chamailler
sur qui était qui et qui a tué qui.
C'est pathétique !!!
Hadj Khalfallah Merci si Borhan pour votre franchise ! le reste n'est que parlotte,
nous savons tous cette vérité que certains veulent occulter malheureusement !
Boumediene est mort, mais je dis vive si Boumediène !
Ikram:- Merci et je ne le ferai jamais assez pour cette oeuvre
oui une oeuvre qui mérite un titre de reconnaissance pourquoi pas penser à
faire un livre. Tu as su avec souplesse et cohérence mettre les choses au point
sur cet homme très mal apprécié voir jugé parce qu'il porte l'Algérie dans
son cœur. Un texte pertinent qui confirme la profondeur de ta culture. Je vais
le partager et avec fierté sur mon mur et même le garder dans mes documents.
Borhan:- je me devais de le publier... les attaques sont
devenues si virulentes et si fréquentes que je me serais senti lâche si je
n'avais pas réagi...merci Ikram pour votre courage.
Kheira : J'ai toujours aimé le
président Houari Boumediene je n'ai jamais raté ces discours, j'avais à peine
16/17 ans à l'époque et je me souviens aussi de ma mère Allah yarhamha
n'acceptait personne parler pendant son passage à la télé. Merci Mr
Borhan !
Borhan:- c'est moi qui vous remercie ma chère madame.
Rafik: En somme, c'était un saint. Qui du haut de sa
bienveillance à tout ... Foiré. Ou presque.
Borhan:- la dérision est souvent une échappatoire au
manque d'arguments..
Rafik: Du tout. Je n'ai pas l'approche zaïmo-idolâtrie sans
plus.
Désolé je ne juge pas l'intention mais les résultats. Rien ne peut
justifier l'exil ou le meurtre. Encore moins des ossements enfouis dans des
caves. Révolution industrielle ? Révolution agraire ? Quel bilan faire de ces
années sinon une économie et un pays qui profite de l'inertie de la machine du
colon. (J'exagère un peu, le bilan n'est pas si noir, c'est juste pour me
donner l'air d'avoir raison) ce n'était pas rose non plus !
Borhan:- Ana zaimo-idolatriste... merci pour cette
étiquette... je note quand même que vous n'avez abordé aucun des 5 premiers
points que j'ai détaillés dans mon texte...
Rafik: Votre discours se
tient. Sauf que, au lieu de comprendre et décortiquer, je fais le citoyen idiot
: natidja saha !
Nora:- Rendons lui au moins
une qualité il a été fédérateur à un moment ou l'Algérie risquait l'implosion.
Borhan est honnête dans son analyse en
se posant les bonnes questions à nous de réfléchir sans parti pris et de rendre
à cet homme la place qu'il mérite.
Les erreurs qui ont été commises
n'enlèvent en rien la justesse de certaines décisions prises pour l'Algérie!
Ouda :- Merci du fond du cœur
Borhan pour: ce texte, ces faits
historiques et ce témoignage dont nous avons besoin.
Rafik: Que c'est mignon toute cette mélancolie! Hé ho, c'était
pas la Norvège quand même !
Aîch:- Pouvez-vous nous rappeler quelques assassinats et
emprisonnements commis par Boumediene pour pouvoir vous répondre sur pièce ?!
Rafik: Curieux de voir que ceux qui avaient 20 ans à l'époque
en gardent un si "doux" souvenir. Yal khawa, on appelle ça la
jeunesse, l'insouciance, sans plus. Regardez autour de vous, vous comprendrez
notre/votre douleur. Essayez d'en deviner la source.
Borhan:- on parlait d'assassinats d'historiques..
Rafik: C'est un vase clos. On parle résultats. On regarde
devant. En 60 ans ya eu l'unification de tout 'un continent. Le monde a changé.
Mazalna on a des doutes sur les intentions d'un "dictateur" qui
empêchait les gens de parler, sous peine que teterfed. Ou alors tu es forcé à
exil.
Rafik: La dérision autant que le rire, ça me rappelle un
cousin. Moins il a d'arguments, plus son rire s'éternise. Un rire qui,
souvent!, n'a pas lieu d'être.
Borhan:- j'attends des noms... ceci est une autre
histoire... je dirai plutôt: "a t'on le droit de juger un homme et un
régime politique du 20eme siècle en utilisant un ordinateur du 21e siècle ?...
une politique de l'après colonisation alors qu'on est à la ... recolonisation....
une situation prévalant durant la guerre froide à l'heure de la fin de toutes
les illusions ?
Borhan:- Pour le rire c'est vous qui avez commencé... et
je n'aime pas trop paraphraser autrui mais cette fois ci j'y vais: "si je
ris de quelque chose, c'est de peur d'en pleurer" citation approximative
de Beaumarchais.
Rafik: Ne scientifisons pas les choses outre mesure. Qu'il y
ait nostalgie je comprends. Qu'on nous fasse passer cette époque de gros
projets foireux de tartaga Guelma et camyou sonacome chwiyaaaa !
Rafik: De toute façon, avec ce guide à la soviétique, entouré
par de braves camarades, nous avons hérité du plus proche. Le meilleur
disciple.
Borhan:- je vais vous dire quelque chose et ce sera le mot
de la fin... Boumediene a "régenté" le pays de 1965 à 1978... disons
ya Sidi de 1962... lyoum nous sommes en 2017... 2017 - 1978 = 39 ans... cet
homme est mort depuis 39 ans et on lui impute tous les problèmes que vit notre
pays pour une gestion de 13 ans... vous savez pourquoi ? Je vais vous le
dire... c'est pour faire oublier la réelle cause de nos problèmes: 132 ans de
colonisation... c'est très pratique de dédouaner Fafa et de mettre tout sur le
paletot de ce pauvre monsieur !... voilà beit el qacid !
Rafik: De combien étaient les dettes intérieure et extérieure
de l'Algérie en décembre 78?
Rafik: C’est un peu moins passionnant qu'un discours
romanesque les chiffres. C’est cinglant.
Borhan:- le sujet n'est pas là... en 1978 on était à moins
de 20 ans d'indépendance et on avait subi 2 chocs très brutaux: celui du vin et
celui du pétrole et deux guerres, celle du Maroc et celle de 1967...
Rafik: De combien était la dette intérieure ?
Rafik: Et celle extérieure ?
Rafik: Ça ne discute que ses propres arguments... C pas toi
qui aurait fait la ligne Maurice hein !
Rafik: Vous pouviez dire je ne sais pas. Tout comme vous
pouvez encore et (toujours?) vous contenter de votre analyse sur Boumediene. Je
vous ai bien lu, avec attention et j'ai apprécié le développement. Vous semblez
apprécier vous lire tout autant. Haya, kol wahed yelbes bounih. Filaman
Borhan:- Morice waqila... machi maurice...
Rafik: Mo effectivement
Borhan:- Aucune idée du montant de la dette ni en 1978 ni
en 1988 ni en 1999 ni aujourd'hui...
Rafik: Si Borhan . Un pays ce n'est pas des slogans, ce sont des chiffres. Un
homme politique c'est pas une posture ou un coup d'éclat, c'est quelqu'un qui
construit pour durer. Apparemment ça n'a pas tellement tenu. ) (Ne
fais jamais confiance à quelqu'un qui te dit: Ana babak, wach ta3raf nta khatik
!)
Rafik: Ce fut un plaisir de se défouler sur Houari le Grand.
Et tout autant d'échanger avec vous. Je respecte votre avis. J'aime qu'on
respecte le mien aussi
Borhan:- Rafik: quel beau slogan que ce slogan: "Un pays ce
n'est pas des slogans, ce sont des chiffres."
Rafik: Je finis, malheureusement, par croire que la dynamique
économique héritée à l'indépendance a fini par s'arrêter.
Borhan:- "la dynamique économique héritée à
l'indépendance"... vous êtes sérieux ?
Rafik: Très
Borhan:- C'est très grave.... nchallah tebra.
Rafik: Merci pour la petite attention
Rafik: L'attention devient de plus en plus "petite".
Je remercie quand même.
Borhan:- "la dynamique économique héritée à
l'indépendance"... j'ai peut être rêvé de ces "Dons du peuple des
Etats Unis d'Amérique, à ne pas vendre ou échanger"...
Rafik: Pas à l'échelle du corned-beef. Ou de l'indigène
meskine. Je parle du tissu industriel. De l'agriculture... Tout ce qui a été
massacré après quoi et remplacé par des fanions et des slogans... et un brin de
wantoutrisme stérile qui refuse de se voir (son pays) en face. Pas évident de
reconnaître l'échec.
Borhan:- Ils n'auraient pas dû partir, les colons... si tu
savais comment marchait l'agriculture... et sur quelles spéculations elle
reposait ... et ce qu'était ce "tissu industriel"... ya radjel koun
3aqel...
Rafik: Il aura suffi que la génération des écoles françaises
parte en retraite pour découvrir le gouffre. Le vide. Le néant. Ou mazalna
nekedbou 3la rwahna.
Borhan:- je comprends que vous détestiez Boumediene...
vous êtes nostalgiques du temps béni des colonies... fallait le dire ya khouya
!
Rafik: Ceci est votre conclumanipulation
Rafik: Wana Rani khatik
Borhan:- je ne fais que vous lire...
Rafik: Vous lisez tordu parfois. A moins que ce ne soit
réservé aux autres avis ! (Ce n'est pas de la méchanceté, je vous lis)
Borhan:- c'est peut être vous qui écrivez tordu... ana je
lis à l'endroit et fort heureusement, les écrits restent !
Rafik: On reste toujours "face à ses écrits".
Si vous permettez, je vais prendre une autre direction.
Si vous permettez, je vais prendre une autre direction.
Rafik: Et bonne nuit surtout
Borhan:- bonne nuit.
Aîch :- Les attaques contre
Boumediene se succèdent et se ressemblent toutes, on le qualifie d’assassin par
certains à chacun de leurs souffles, et quant on leur pose la question : Qui
avait-il assassiné?
les réponses fuient et pour les plus acharnés rétorquent: Chaabani,
Khider et Krim Belkacem et c’est à peine qu’ils n’ajoutent pas John. F Kennedy
tant ils lui imputent tous les maux du monde y compris ceux d’aujourd’hui. Une
haine que seule des motivations bassement nourries et malveillantes
justifient.
C’est pourquoi je voudrai apporter un tout petit éclairage sur ces
assassinats, je précise que je ne suis ni historien ni témoin de la révolution.
S’agissant de Chaabani il avait été jugé par le tribunal révolutionnaire présidé par le juriste Mohammed Zertal en 64
S’agissant de Chaabani il avait été jugé par le tribunal révolutionnaire présidé par le juriste Mohammed Zertal en 64
Lisez l'interview de ce magistrat au journal El Khbar dont voici un
aperçu:
El Khabar : C’était vous Mohammed Zertal, le magistrat qui a condamné le
colonel Chaabani, n’est-ce pas ?
Mohammed Zertal : Oui, c’était moi qui ai présidé le procès en 1964 en
tant que président du tribunal de la révolution, et c’est à l’Histoire de juger
cette affaire.
El Khabar : Est-ce que vous regrettez d’avoir été impliqué dans la
condamnation du colonel Chaabani après qu’il s’est avéré que ce qui s’est passé
était un crime politique commis au nom de la loi ?
Mohammed Zertal : Il ne faut pas voir cette affaire de cet angle,
cependant, il est nécessaire de la classer dans son contexte Historique.
Les circonstances étaient, alors, floues et le climat était
révolutionnaire et exceptionnel. J’étais également président du tribunal de la
Révolution algérienne, ce qui signifie que j’étais un haut fonctionnaire au
sein de l’Etat algérien. De ce fait, j’ai agit dans le dossier de Chaabani,
alors à quoi bon regretter cela aujourd’hui ?
El Khabar : Est-ce qu’à n’importe quel moment, vous avez senti que la
condamnation à la peine de mort était préparée à l’avance ?
Mohammed Zertal : Vous êtes maintenant entrain de me drainer au fond d’un
sujet sur lequel je ne veux pas me prononcer, toutefois, soyez certain que je
n’aurais jamais accepté la présidence de ce tribunal si j’avais senti que les
choses étaient préparées à l’avance.
El Khabar : Quelles sont les personnes qui ont composé le jury ?
Mohammed Zertal : le jury dont j’ai été le président était composé de
quatre colonels : Chadli Bendjedid, Abderrahmane Ben Salem, Said Abid et Ahmed
Ben Chérif. Les quatre colonels étaient concernés par le procès de Chaabani. Il
y avait également un procureur général, dont je ne citerai pas le nom, qui est
actuellement décédé (Ahmed Draya).
El Khabar : Lors du procès, est-ce que vous aviez l’impression que vous
aviez affaire à un dossier politique et que vous jouiez un rôle politique ?
Mohammed Chaabani :*dans de telles circonstances, il est difficile de
concevoir qu’il s’agit d’un procès politique en ma qualité de juriste et non
pas un politique. Le procès était, selon moi, objectif et s’est passé dans le
respect de la loi.
Le colonel Chaabani a été accusé par le procureur général de rébellion et d’insoumission suite à la grande anarchie qui a eu lieu au sein d’une armée dans le Sud et dont il était responsable.
Le colonel Chaabani a été accusé par le procureur général de rébellion et d’insoumission suite à la grande anarchie qui a eu lieu au sein d’une armée dans le Sud et dont il était responsable.
Il a été mis en garde par le haut commandement du pays, qui l’a appelé à
arrêter la rébellion.
Après qu’il ait refusé d’obtempérer, il a été arrêté et poursuivi en
justice.
Je confirme une nouvelle fois que pour ce qui est de la forme de procès,
elle était objective, quant à son fond, c’est une chose dans laquelle je ne
veux pas m’aventurer."
El Khabar : Quelles sont les personnes qui ont composé le jury ?
Mohammed Zertal : le jury dont j’ai été le président était composé de
quatre colonels : Chadli Bendjedid, Abderrahmane Ben Salem, Said Abid et Ahmed
Ben Chérif. Les quatre colonels étaient concernés par le procès de Chaabani. Il
y avait également un procureur général, dont je ne citerai pas le nom, qui est
actuellement décédé (Ahmed Draya).
Je rappelle qu'en 64 c'était Ben Bella qui était président...
S'agissant de Khider, je vous invite à lire l'histoire de l'affaire de
détournement du trésor du FLN, qui vous renseignera sur la nature des vrais
auteurs de sa liquidation en Espagne.
Quant à l'assassinat de Krim Belkacem l'artisan de l’assassinat de Abane Ramdane, il reste Obscur car il y a deux versions aussi plausibles l'une que l'autre: la première version est sa liquidation par les services secrets Israéliens "le Mossad" pour n'avoir pas honoré ses engagements etc...
Quant à l'assassinat de Krim Belkacem l'artisan de l’assassinat de Abane Ramdane, il reste Obscur car il y a deux versions aussi plausibles l'une que l'autre: la première version est sa liquidation par les services secrets Israéliens "le Mossad" pour n'avoir pas honoré ses engagements etc...
La deuxième version est sa liquidation par les services algériens pour
des raisons qui restent inconnues, certains évoquent sa collusion avec l'ennemi
etc.
En tout cas jusqu’à aujourd’hui, les raisons de son assassinat et de ses
auteurs restent du domaine des supputations.
Conclusion: Comme vous voyez, Boumediene n'a rien à voir avec ces
liquidations. Il a lui-même échappé à deux tentatives d'assassinat et un Putsch
de Tahar Zbiri.
Comme on dit en Arabe: " إن بعض الظن إثم
".
Rafik: Motivations bassement nourries et malveillantes ....
Hahaaahaaahaaaa
Rafik: Krim Belkacem artisan de l'assassinat de Abane collusion
avec l'ennemi, engagements avec le Mossad... Liquidation par des algériens pour
des raisons inconnues.... Quelle bêtise ! Le signataire des accords d'Évian est
un harki, un traître ?!! De la pure folie !
Borhan:- Krim, c'est connu, a conduit lui même Abane vers
ceux qui l'ont tué... l'histoire est archi connue..
Borhan:- ma tgoulch "bêtise"... goul un autre
mot... l
Rafik: Bêtise ?
Borhan:- Rafik: c'est vous qui le dites:" Quelle bêtise ! Le
signataire des accords d'Évian est un harki, un traître ?!! De la pure folie
!"
Aîch :- Les accords d'Évian étaient
une calamité pour l'Algérie et on en souffre jusqu'à aujourd'hui.., vous les
aviez lu au moins?
Si oui, je vous conseille de compléter votre lecture par les accord dits Accord FLN/OAS signés par le secrétaire de l'exécutif provisoire né des accords d'Évian Chawki Mostefaï avec l'Aval de Krim et Boudiaf.
Si oui, je vous conseille de compléter votre lecture par les accord dits Accord FLN/OAS signés par le secrétaire de l'exécutif provisoire né des accords d'Évian Chawki Mostefaï avec l'Aval de Krim et Boudiaf.
Rafik: Non ce n'est pas moi qui dit que "Abane le
signataire d'Évian est harki". Vous pouvez le relire sur le post
précédent. Je reste stupéfait que l'on puisse avancer des inepties pareilles.
Rafik: Décidément...
Borhan:- Aîch n'a pas dit que Abane était
harki... du moins je ne l'ai pas lu... voici ce qu'il a écrit: ", certains
évoquent sa collusion avec l'ennemi etc."... et il parlait de Krim... la
phrase en elle-même ne comporte aucune accusation...
Aîch :- Rafik: Abane n'est pas signataire des accords d'Évian, où
avez-vous lu ça?
Je commence à croire que vous êtes en plus dyslexique
Je commence à croire que vous êtes en plus dyslexique
Rafik: Krim pardon. Vous aurez corrigé de vous même. Et re
filaman. Tala3tli sokor
Borhan:- echrob kess ma !
Rafik: Kayen gazouz bared bark
Borhan:- izid italla3lek
essokkor..
Rafik: Pas plus que vous en compagnie de Boumediene
Borhan:- en compagnie de Boumediene tu mangerais des
pissenlits...par la racine !
Aîch :- En apparence vous
confondez tout y compris moi avec votre cousin
Ahmed:- Un colonel qui n'a jamais tiré une balle pardon il a
tiré sur Krim, sur cabane et Khider. Il a introduit là culture de la prise de
pouvoir par la force. Il a terrorisé les berbérophones
Rafik: C'est vous qui avez mal interprété sa tendresse
Borhan:- j'ai développé cette fumeuse accusation de
"colonel qui n'a tiré aucune balle"... je n'y reviens plus... un
colonel n'est pas un fusilier...
Aîch:- avez-vous des preuves? si oui, merci de les partager pour
voir
Aîch :- Quant à tirer une
balle, je rappelle que Boumediene ne se contente pas des petits calibres, il a
descendu un avion militaire et capturé son pilote qui avait violé l'espace
aérien tunisien au point de courroucer Bourguiba et failli créé un conflit
majeur entre lui et le GPRA.
Rafik: Je vais vous épargner toute confusion. Je ne peux
cautionner de tels propos. Il existe une limite au tolérable. Nous venons de la
dépasser. Bonne soirée ou Rabbi yarham chouhada !
Hossine :- Pour ceux qui ne
lisent pas, je vous recommande un livre- entretien d'Ania franco: Un Algérien
nommé Boumediene.
Abdelhak Il était un partisan d'un système qui avait montré son
incohérence et son échec ,le socialisme bureaucratique avait mené le pays a
l'impasse politique. Son refus du pluralisme avait conduit le pays aux
résultats d'aujourd'hui, le système actuel, il est son héritier direct, une
gouvernance avec un multipartisme de façade, géré par le même clan d'Oujda .Le
coup d'état de 1962 est devenu un processus permanent, a chaque période de
l'histoire contemporaine Algérienne ,nous assistons aux mêmes phénomènes .Nous
lui (Boumediene) reconnaissons son amour pour le pays ,son engagement pour le
bien être collectif, mais toujours sans concertations citoyennes plurielles,
this is the question?
1- je ne
crois pas qu'il y'eut plus intenses concertations citoyennes que les débats
populaires qui présidèrent à l'écriture de la Charte Nationale de 1976...
2- Je doute très fort que le multipartisme aurait
donné quelque chose avec les tendances partisanes de l'époque qui étaient
TOUTES socialistes et populistes (FLN, FFS, MDRA, PRS, PAGS)...
3- Le "Clan d'Oujda" est une nébuleuse
très pratique... il faut juste se demander quel autre clan pouvait faire
contrepoids à ce présumé clan... En face il y'avait un conglomérat hétéroclite
qui ne pouvait constituer une force coordonnée...
4- Le
"coup d'état" de 1962 n'en est pas un... les tenants du pouvoir qui
battait de l'aile étaient à l'évidence dans l'incapacité de gérer les défis qui
se posaient à la jeune nation...
5- Le problème c'est que nous regardons les
choses avec les yeux d'aujourd'hui en oubliant la conjoncture de l'époque, ses
enjeux et ses contraintes...
Abdelhak :- la concertation plurielle ne se conçoit pas pour une
période déterminée et puis on ferme les débats; c'est ce centralisme
dictatoriale qui avait engendré une impasse politique et un avenir incertain
pour notre pays. Le régime dictatoriale de l'époque n'avait pas permis a cette
expérience de se développer et prendre d'autres formes politiques capable a
même d'enrichir le débat national et la conscientisation citoyenne. Seul leur
maintient au pouvoir qui l'avait emporter sur le reste.
Borhan:- Ca se criait de son vivant par 90% des enfants du
peuple.
Azzam :- Nos " pseudo
élites" qui nous la jouent maintenant des démocrates sans peur et sans
reproches doivent comprendre une fois pour toute que Boumediene (Allah
yerhamou) a vécu dans une logique révolutionnaire.
Pas mal d'entre eux auraient agi à sa place et son temps exactement de la
même manière avec l’honnêteté en moins. Exemple : pas mal de chefs de partis (
hachakoum) ont plus de 20 ans à la tête de leur parti et pourtant ils ne
parlent que de démocratie. Goulhoum khalou rajel tranquille. .
Borhan:- moi j'ai appris à ne pas être trompé par quiconque...
les donneurs de leçon de démocratie, de pureté raciale, de révolution,
d'arabisme, de religion etc... ne m'ont jamais impressionné ni convaincu...
Abdelhak :- C'est ce Mr Azzam qui rentre par effraction dans le débat,
nous on échange des idées on ne porte pas des jugements de valeurs , vos points
de vues ont été invalidés par l'histoire contemporaine, aucun système n'a pu
résister a la démocratie et aux libertés citoyennes , la démocratie et
l'alternance au pouvoir sont les seules garanties pour un système politique
apaisé, les peuples souverains n'ont pas besoin de tuteurs qui décident a leur
place.AIT AHMED ,BOUDIAF et les autres vrais révolutionnaires avaient proposé
une alternative démocratique , les militaires en 1962 a leur tête BOUMEDIENNE
avaient refusé ce choix et ont imposé une dictature autoritaire qui avait donné
le système actuel.
Azzam :- Monsieur Abdelhak
Excusez moi d'être "rentré par effraction dans le débat" je ne savais
qu'il était "privé".
En lisant votre commentaire j'ai cru lire un article de Paris Match des
années 60/70 écrit par des journalistes de l’extrême droites obéissants au
parti de "l' Algérie française".
Quand vous nous jetez à la figure les termes démocratie, alternance,
politique apaisée je ne peux que vous applaudir. Mais la réalité du terrain est
toute autre.
Vous accusez Boumediene ( Allah yerahmou) de tous les maux ( c'est votre
droit le plus absolu), soyez juste ne l'accusez pas des problèmes que nous
vivons aujourd'hui soit 40 ans après sa mort.
Quand vous me reprochez d'avoir porté des jugements de valeur ce qui est
peut être vrai et le fait que vous écriviez "les autres vrais
révolutionnaires" jetant ainsi le doute sur Boumediène; comment peut-on
qualifier votre affirmation?
Abdelhak :- Mr Azzam, je ne suis pas
journaliste je suis tout simplement un citoyen Algérien, qui vit toutes les
péripéties de son peuple, j'avais fait une analyse personnelle de la situation
politique qui m'a semblée juste. Je n'ai jamais pensé que Boumediene était
un antinational, j'avais précisé que les choix qu'il avait fait ceux sont
avérés mauvais pour le pays, le socialisme bureaucratique par exemple, avait
créer des castes protégés par ce même régime, cette caste hérite jusqu'à
aujourd'hui des subsides de ce régime autoritaire et sectaire. Cette caste
illégitime se voit tuteur de notre destin et nous empêche de choisir librement
nos gouvernants.
Je pense que AIT AHMED ET BOUDIAF, ET LES AUTRES historiques avaient
raisons d'avoir une autre approche de la situation en 1962, date de départ de
notre indépendance nationale, il faut leur reconnaître cette vision stratégique
qui n'a pas eu lieu malheureusement.
Sahraoui :- Pour constituer et
équiper l'armée des frontières l'E.M avait réquisitionné tous les fonds du FLN
au détriment des maquis.
La suite ça a été 7 ans ça suffit... Et le pouvoir militaire continue de monopoliser les fonds du pays jusqu’ 'à présent il me semble.
La suite ça a été 7 ans ça suffit... Et le pouvoir militaire continue de monopoliser les fonds du pays jusqu’ 'à présent il me semble.
Borhan:- Seb3 s'nine barakat est un cri du peuple lancé
contre la guerre fratricide... l'armée stationnée aux frontières n'était pas
une armée de mercenaires...
Sahraoui :-
Borhan:- pas besoin de voir la
vidéo pour comprendre que ce fut épique...
Sahraoui :- Les témoignages des
maquisards ne te donnerait pas raison Borhan. Ils ont été abandonnés.
Borhan:- ce n'était pas les
troupes de Boumediene mais celles de l'ALN...
Borhan:- Sahraoui RIEN COMPRIS...
et je ne cherche pas à ce qu'on me donne raison... je me fais ma propre opinion
et ça me suffit.
Sahraoui :- C'est trop compliqué
pour en débattre sur un petit écran. J'ai voulu donné un sentiment qui me ronge
depuis très longtemps.
Borhan:- Sahraoui, moi aussi... pour revenir à la vidéo, on
aurait dû titrer: entrée du chef d'etat major géneral de l'ALN avec ses hommes
à Alger... c'est à ce titre, conféré par la Révolution que cet homme commandait
ces troupes...
Sahraoui :- Je fais la différence
entre l'armée de libération des maquisards et l'armée de prise du pouvoir.
Borhan:- moi pas... il y'avait un
EMG nommé par la Révolution et des troupes qui combattaient à l'intérieur, qui
étaient stationnées à l'extérieur par la force des choses, qui s'entraînaient
dans les pays frères ou qui combattaient sur le front de la métropole...
c'était le même combat...
Sahraoui :- Si on peut débattre
sans passion, Comment expliquer que yacef saadi qui était juste avant
l'indépendance, prisonnier de De Gaulle, se retrouve sur les terrasses de la
Casbah à la tête d'une armée fortement équipée pour empêcher la wilaya 4 de
recevoir le GPRA. Comment expliquer cette collusion entre Yacef et Boumediene
sinon que par l'entremise des services français ?
Sahraoui :- pose la question à
tous les gens qui apprécient comme moi ton esprit critique, Mohamed. Je ne veux
pas être ton adversaire dans ce débat si débat il peut y avoir.
Sahraoui :- Si quand j'écris
maquisard le correcteur met maquillage, la discussion de sourds nous menace.
Désolé
Borhan:- Sahraoui si "
l'armée de Yacef Saadi", formée en quelques jours comme vous le dites
pouvait s'opposer à la Wilaya 4 aguerrie par 7 ans de lutte, je ne vois pas où
serait passée la vaillance de ces troupes... il faut demander au Cdt
Azeddine... ana j'avais 10 ans à l'époque...
Saïd: J'ai malheureusement appris, que les Algériens en
grande majorité, lisez en grande majorité, sont les plus ingrats de la grande
majorité des peuples du monde.
Boukhari :- Un ami fidele du Che
de Castro oncle Ho, Mao, Brejnev et Mandela, Tambo Mbeki, Nujoma,
les révolutionnaires du 20 ème siècle c’est suffisant ... il était
ruséet suivait les sorties de Boutef en se marrant. L’avis de Yassine est a voir et lire
Saïd: Ingrate est la grande majorité de ce peuple y compris
la majorité de ces pseudo intellectuels, parce que la majorité a applaudi, Ben
Bella, Boumediene, Chadli, Boudiaf, Kafi, Zeroual, Bouteflika, a voté, FLN,
RND, FIS, ce sont les statistiques qui parlent et que seule l'infime minorité a
pu dire que ces statistiques étaient fausses
Zoubida:- Je suis tout à
fait d accord avec vous et j'ai toujours considéré notre feu Président comme un
homme droit franc et sans équivoque qu il repose en paix
Rafik: Pourquoi avoir attendu Chadli pour pouvoir enterrer
dignement Amirouche et L'Haoues?
Rafik: Boumediene à vite fait d'oublier ces deux grands noms.
Des chefs pareils sans sépultures !
Samia:- Comme beaucoup de ruraux, de pauvres, de délaissés
extrêmes issus de de la colonisation, j'ai bénéficié d'une éducation et d'une
formation sérieuse pendant le système Boumediene. Appelez ça un dommage
collatéral positif de l'horrible système de cette époque, moi et ceux qui sont
comme moi ne peuvent que s'en réjouir. Cette question dépend trop de nos
parcours personnels pour être appréhendée objectivement. Après je peux
comprendre que le virage pris par le système ait été un mauvais virage. Mais
tout mettre sur le dos d'une seule personne, decontextualiser, me paraît abusif
Rafik: L'éducation et la formation ne sont pas une mzya.
Rafik: Sinon à quoi servirait un gouvernement.
Samia:- Hahaha. La preuve aujourd'hui. Au ccf
Rafik: Que reste-t-il de la révolution industrielle ? De la
révolution agraire ? Des pommes importées de France et des Guelma marboutine
besselk.
Samia:- Tu sais très bien que l'appareil productif a été
proprement démantelé 10 ans après la disparition de Boum
Borhan:- rien... la déboumediénisation
est passée par là !
Rafik: Il a été démantelé car inefficace au final. Des pays
d'envergure similaire ont choisi d'autres voies. La PME/PMI. Pour ce qui est de
l'agriculture, ce fut le gâchis du siècle.
Rafik: Le plus paradoxal, reste de lire des commentaires
pro boumediene et pro Chadli. Rassek yahbess !!!
Borhan:-
Rafik- même la PME-PMI (publique) a été démantelée par
"l'infitah" que d'aucuns appellent "inbitah"
Samia:- Pour l'agriculture je suis d'accord. Pour l'industrie
je me permets de ricaner
Borhan:-
Rafik: ila bgha yahbess yahbess... on peut trouver du bon chez
Chadli et Boumediene et du mauvais aussi... on peut être pro Chadli pour une
question A et pro Boumediene pour une question B... WINOU EL MOUCHKIL?
Samia:- L'un a complètement défait ce qu'a fait l'autre. C'est
vrai que c'est difficile à analyser, l'admiration due aux deux
Rafik: Chouf. L'aura de Boumediene reste vivace
davantage chez la population "défavorisée", les slogans, le social à
outrance...
Borhan:- Rafik: Il
n'est pas allé aussi loin que ses successeurs qui ont donné des salaires sans
boulot et des logements à l'oeil...
Borhan:- et des
diplômes sans savoir...
Borhan:- et des
voitures à tous les âniers
Samia:- ... Et une progression sociale réelle et incontestable...
Accompagnée de culture, pas à la Haddad et tahkout
Rafik: Makayen walou. Il est normal qu'une population
appauvrie et maltraitée par le colonialisme ressente une amélioration après
l'indépendance.
Samia:- Rafik c'est de la mauvaise foi.
Rafik: Sans façon
Borhan:- Rafik: vous disiez le contraire hier...
agriculture tres performante, "tissu industriel" dense, formation et
éducation détruits par l'indépendance... on peut vous relire...
Rafik: Chouf. Y'avait un truc qu'on appelait Algérie coloniale.
Structurée, organisée (certes au détriment des autochtones) il y a eu un effet
inertie comme un paquebot qui continue sur sa lancée, une fois les machines
arrêtées. 60/70/80... Grabuge !
Rafik: Vous avez lu "détruits par l'indépendance"
??? Vous avez interprété pttr !
Borhan:-
Rafik: notre pays n'est pas le seul à avoir subi cette
"désarticulation"... d'autres pays ont disparu de la carte... la
dislocation est la conséquence d'un séisme politico-économique survenu à la fin
du 20e siècle et non une consequence des 13 ans...
Rafik: Il était tenu d'anticiper. Quand on se prend pour le
messie, on assume. À charge ou à décharge, le bilan n'est pas reluisant. Nous continuons
à en subir les conséquences...
Borhan:- Je dois me déconnecter... je fais la
promesse de répondre à tout commentaire à mon retour... avec passion, c'est
certain, mais sans haine.
Mikette Bou Merci merci merci
Fatima Fati Borhan:- Merci pour ce beau texte
je resume mon ressenti Boumediene était un grand homme vous etes un grand homme
Rafik: Pourquoi L'Haoues et Amirouche devraient-ils se rendre à la base de
l'est ? Dans quelles circonstances ont-ils été interceptés par l'armée
française ?
Madjid: Vendus par Boussouf et son adjoint Boumediene.
Borhan:- Les commentaires portent
tous ou presque sur d'autres points que les 5 points développés dans mon
texte... Je considéré qu'il y a unanimité sur la pertinence des argumentaires
développés dans ces points... Toutes les digressions enregistrées dans les
commentaires de nos ami(e)s seront développées dans mes prochains posts et
leurs auteurs auront mes réponses à leurs questionnements...
Borhan:- Alia... Je pense que vous avez
pris pour vous un commentaire qui ne vous était pas destiné... Mes excuses pour
le quiproquo...
Rafik: Pourquoi les historiques se sont-ils exilés ? (Pour pas dire fui ou
évadé de prison).Borhan:- je ne sais pas
ce que c'est que "les historiques"... si vous voulez parler des 22,
je dirais qu'il en est qui sont restés, d'autres qui sont partis... il en est
qui se sont alignés sur Boumediène, d'autres sur...eux-mêmes !... Citez des
noms et on pourra discuter des motivations des uns et des autres...
Rafik: Boudiaf, Ait Ahmed, krim ???
Borhan:- Rafik: Bitat, Mehri,
M'Hamed Yazid, Benyahia, Ouamrane...
Rafik: On les laisse se reposer ce soir et on les reprend un à un demain matin
première heure. Promis !
Azzeddine: Je ne veux pas pas m immiscer dans ce débat de peur d être subjectif
pour plusieurs raisons.Je vais énumérer deux raisons.Boumediene et mon oncle
étaient de très grands amis et souvent Boumediene fuyait Alger pour venir se
reposer un week-end chez nous loin de la capitale.
La deuxième raison est que Boumediene a jugé et condamné à mort mon beau
frère le jeune capitaine Zoubir à Ahfir au Maroc.
Sinon j ai trouvé les commentaires fabuleux dignes d un grand débat d
historiens. Félicitation.Je suis entrain de réfléchir à communiquer fidèlement
ces commentaires à mes étudiants.Bien sûr avec votre autorisation
Borhan:- Azzeddine:... vous êtes
honnête... vous aimez Boumediene pour l'amitié qui le liait à votre père...
vous le détestez pour avoir condamné votre beau-frère... Vous êtes le 3eme
intervenant à préciser la raison très personnelle pour laquelle vous n'aimez
pas cet homme... Je comprends qu'on puisse estimer un responsable pour services
rendus et le mésestimer pour sévices administrés... c'est humain... mais je me
positionne loin de ces causes... je n'ai rien reçu de lui et il ne m'a rien
pris... je suis de cette manière plus objectif car je ne fais interférer aucune
raison personnelle dans mon jugement... ni consciemment, ni subconsciemment.
Rafik: Et probablement avant (en filigrane) et après (en panavision)
Borhan:- (J'ouvre une parenthèse
sur le recours à la dérision par notre ami Rafik:... je ne fais pas trop cas...
ça ne fait pas avancer le schmilblick et je referme la parenthèse)...
Vous comparez Boumediene à De Gaulle... c'est tout à l'honneur de ... De
Gaulle... mais ya radjel reprenez un peu vos esprits... la France est appelée
"la mère des nations"... c'est un pays dont les institutions sont en
place depuis je ne sais combien de siècle, un pays souverain qui est passé par
tous les systèmes constitutionnels; qui a fait sa Révolution, guillotiné son
roi...
De Gaulle est venu à un moment de l'Histoire de France où toutes les
institutions étaient en place et bien rodées...
Vous oubliez que l'Algérie dont Boumediene a pris les commandes était un
pays qui venait de naître... je ne dis pas "renaître" car avant la
France les frontières n'étaient pas délimitées, les institutions n'existaient
pas et le pays n'était qu'une province turque dans certaines de ses villes...
En France, De Gaulle avait la partie facile... il lui suffisait de
modifier certains articles des lois fondamentales existantes... en Algérie il
fallait créer ces lois...
Ceci dit, je trouve quand même que vous vous contredisez en affirmant je
vous cite: "si Etat est, doté d’institutions solides, survit aux hommes
comme a survécu la Vème République..." et plus loin: "Qu’a laissé
Boumediene après sa mort à part un système de cooptation et de clientélisme qui
perdure à ce jour"...
J'ai bien l'impression que les réalisations "institutionnelles"
de cet homme n'ont pas été enterrées avec lui... et vous le reconnaissez même
si vous en remettez en question la "qualité"...
Ceci dit, il faut que nous restions intellectuellement honnêtes pour
reconnaître que TOUTES LES INSTITUTIONS mises en place par le défunt président
continuent à régir la vie politique à ce jour... hormis le "Conseil de la
Révolution" qui avait été crée pour conférer une légitimité au pouvoir en
attendant de se la donner par les urnes...
Rafik: Aucun souci si vous avez besoin de parenthèses pour me cadrer. Khatri
wase3
Madjid: Où est l'État que Boumediene a construit , l'Algérie n'a même pas une
constitution stable , n'importe quel énergumène qui arrive fait sa constitution
. où sont les villages agricoles , le socialisme trompeur , le statut général
du travailleur ? Mort tout a été enterré avec lui., il n'avait rien d'un homme
d'État , un sanguinaire qui n'aimait que sa propre personne.
Rafik: Sanguinaire pttr pas tant que ça Madjid !
Kara :- Pendant la période de la guerre, homme complètement à l’écart et pas du
tout connu pour ses faits d’armes, Boumediene commence déjà à réfléchir comment
arriver au Pouvoir. Homme très intelligent, aguerri dans les intrigues, il
surpasse ses pairs qui, après l’indépendance, certains courent derrière les
villas laissés par les colons et d’autres derrière les affaires, alors que lui
est obsédé par le Pouvoir, tout le Pouvoir et rien que le Pouvoir. D’ailleurs
après sa prise du Pouvoir, la stratégie que Boumediene utilise pour neutraliser
ses opposants est une des options suivantes : 1) leur permettre d'emprunter des
sommes colossales du Trésor qu'ils n'arriveront jamais a rembourser; 2) les
pousser à l'exil après une période d’emprisonnement (H. Ait Ahmed, Boudiaf,
Mahsas, Harbi, etc…) ou 3) la solution finale, c'est à dire l'assassinat entre
autres, Khider en 1967 à Madrid et Krim Belkacem en 1970 à Frankfurt.
Borhan:- Vous avancez des
contre-vérités assez flagrantes... 1- pendant la période de la révolution il
était tenu à l'écart.... il n'y'a pas une période de la révolution mais une
succession de périodes... chaque période fut propice à l'émergence de certains
cadres et à l'éclipse de certains autres... Boumediene est peut être le seul
qui a traversé toute la révolution sans briller ni pâlir, exécutant
minutieusement et avec discipline les missions qui lui furent confiées par les
organes de la révolution... je pense que ça plaide beaucoup plus pour lui que
contre lui... 2- il a accordé des sommes colossales etc etc... vous ne citez ni
un bénéficiaire ni un montant... 3- les pousser à l'exil etc etc... et vous
citez 4 noms... il faut reconnaître que Monsieur Ait Ahmed s'est exilé après
l'échec de son insurrection et avant l'arrivée de Boumediene au pouvoir suite à
son..."évasion"... que Boudiaf avait maille à partir avec son
co-détenu Ben Bella et qu'il a opté pour l'exil avant que Boumediene ne soit
président "du conseil de la révolution" (notez cette appellation qui
exclue de facto l'obligation d'élection au suffrage populaire)... quant à
Harbi, je pense qu'il était conseiller du Rais et qu'il s'est retiré suite à
son renversement... Mahsas pour sa part a été nommé en 1963 Directeur de la
CAPER - (Caisse d'accession à la propriété et à l'exploitation rurales) puis
quelques jours plus tard DG de l'ONRA puis quelques jours plus tard ministre de
l'agriculture poste auquel il fut remplacé en 1966 par Ali Yahia Abdenour (si
si !) suite à sa "fuite" en compagnie de Boumaza certainement pour
incompatibilité d'humeur avec Boumediene ou ses autres lieutenants...
Concernant l'assassinat de Khidher et Krim je pense en avoir suffisamment parlé
pour avoir besoin de me redire...
Aziz :- Boumediene fut plus un homme de pouvoir - le sien - qu'un véritable homme
d'Etat .
La preuve est que ces successeurs se sont vite empressés de détricoter
tout ce qu'il fit pour asseoir son autorité et son emprise .
Comme le dit si bien Kara , c'est
à partir de l'héritage institutionnel qu'il laisse qu'il faut apprécier son
oeuvre . Or elle fut relativement chétive puisque qu'il a oublié l'essentiel de
l'ossature d'une république, LE CITOYEN.
Et je sais qu'on ne bâtit rien sans citoyens (libres et responsables),
quand on a juste besoin "d'un peuple confus et diffus » , au nom de
qui on parle et dont on se croit l'interprète le plus sûr. Pouvait-on, sous
l'ère Boumediene - avec son appareil militaro-policier, murmurer le nom de
Ferhat Abbas, Messali, Ben Bella, Ait Ahmed, pouvait-on esquisser la moindre
critique politique sans se voir embarqué de nuit par la SM dans la plus
effroyable des illégalités, pouvait-on en tant qu'intellectuel défendre autre
chose que ses lubies jacobines qui faisaient de l'Algérie un bloc monolithe
sourd et fermé?
Il est certain qu'on peut avoir des appréciations toutes subjectives,
qu'on peut admirer le parcours de l'homme, qu'on peut aimer par ex." la
sécurité sous Boumediene" etc. Mais cela ne suffit pas à apprécier ce
qu'il laisse. Et ce qu'il a laissé de mieux et qui le représente le plus est la
dictature, plus précisément ce système typiquement algérien basé (non pas sur
l'expression de la volonté citoyenne qui serait le meilleur garant contre
toutes les dérives de l'irresponsabilité) sur l'autorité, la coercition, la
combine.
Quel responsable algérien a vraiment peur de ses électeurs, aucun, car
chacun sait qu'il ne doit rien au peuple (qui est juste un décor pour la
Constitution... laquelle est elle-même un autre décor en papier.
Notre président actuel, son bras droit et son élève, président à vie
contre toute raison élémentaire, est sa meilleure image, son meilleur reflet.
Borhan:- Si Aziz...
1- je ne sais
pas si un homme d'état n'est pas implicitement un homme de pouvoir...
2- ses
successeurs ont vite détricoté TOUT CE QU'IL FIT... permettez moi de m'inscrire
en faux contre cette affirmation... j'en veux pour preuve que le détricotage
continue hardiment mais que ce n'est pas chose facile tant sont tenaces ses
réalisations institutionnelles, économiques et sociales... La Sonatrach,
l'Anep, El Hadjar, la médecine gratuite, le service national, le week end du
vendredi, l'arabisation, l'école gratuite... je peux vous citer 3 centaines de
"tricots" dont se couvre ce pauvre pays et dont la trame est usée
sous les coups de canifs mais qui lui collent littéralement à la peau...
3- vous êtes
injuste en disant que sa politique a oublié le CITOYEN alors que tout le monde
reconnaît que le citoyen était le souci unique de cet homme qui a instauré un
système tellement populaire que l'oligarchie n'y a jamais trouvé place... mais
vous parlez peut être de participation et là aussi, il faut tout de même
reconnaître que cet homme disposait d'un peuple qui ne possédait pas d'élite et
dans lequel les diplômés se comptaient dans chaque commune sur les doigts d'une
main ... à titre d'exemple je vous dirai que je suis le premier bachelier de TOUTE MA COMMUNE située
à moins de 100 km d'Alger et j'ai obtenu mon bac en... 1971…
4- Vous
terminez en le rendant responsable même des dérives qui lui succédèrent... je
ne peux pour ma part que dire que ces dérives ne découlent pas du boumedienisme
mais ...de la déboumediénisation !
Mohand Benayad Mr: Borhan:- , certains oublient que les partis de l'époque avaient tous
un S, ceux d'aujourd'hui un D.
Borhan:- Exact... le D ou le I
comme Islamique... extrait de mes réminscences en clair obscur: 27.01.79:
Congrès du Parti parti. Le FLN adopte ses statuts. En Article 1, il est dit
sans ambages: "le FLN est un Parti d'avant-garde. Il est le parti unique
du Pays et l'organisation de tous les éléments conscients tendus vers la
réalisation d'un même but, la poursuite d'une même action et dont l'objectif
ultime est... le triomphe du socialisme". Article 4: "Il constitue le
guide de la Révolution Socialiste et la force dirigeante de la
Société...". On y lit onze fois le mot "Socialisme"
Autre extrait: 22.11.76: Promulgation de la Constitution. On y lit 5 fois
le terme "irréversible" et l'article 195 dit sans aucun détour:
"aucun projet de révision constitutionnelle ne peut porter atteinte à
l'option... socialiste !"
Azzeddine: Non monsieur Borhan:- relisez mon
commentaire. A aucun moment n’ai je dit que j’ai des raisons personnelles pour
l’aimer ou le haïr. J ai dit que je ne veux pas du verbe vouloir et non du
verbe pouvoir, m immiscer dans ce débat. Comme tout algérien qui se respecte,
j’ai des kg d’écrits sur Boumediene. Certains vont faire du mal à ses
supporters ,beaucoup de mal.
J évite la polémique. Je laisse le travail aux historiens, rien qu’aux
historiens. Le reste c’est des contes de
grand-mère.
Borhan:- Vous avez écrit, je vous
cite: "de peur d être subjectif pour plusieurs raisons. Je vais énumérer
deux raisons..." C'est vous même qui reconnaissez qu'on peut être
subjectif quand on a une dette ou une dent
envers l'homme et c'est tout à fait naturel... Quant aux écrits qui font
mal, je pense que tout acteur de la Révolution en collectionne... De Amirouche
à Abane, de Krim à Ben Bella, de Ait Ahmed à Boudiaf, de Ali La Pointe à Yacef
Saadi... ils ont la partie facile, ceux qui les jugent sans tenir compte du
contexte dans lequel ils agissaient...
Azzeddine: Être subjectif ne veut nullement aussi dire qu on n a pas un point de vu
sur la personnalité et le parcours de Boumediene. Demain je t en parlerai d
avantage et avec des témoignages de membres de l ALN encore vivants
Marguerite :- J'étais enfant quand Boumediene est mort ,mais j'avais une
grande fascination pour l'homme qu'il était puis en grandissant je suis
toujours admirative du politicien qu'il était... Quelque soit de quoi on
l'accuse, je sais une chose ... Il faisait peur à ses opposants même après sa
mort... Rebbi yerhmou..
Azzeddine: Faire peur à ses opposants même après sa mort,n est pas une qualité
politique.Ça a un autre nom.Staline faisait peur aux soviétiques 10,15,20 ans
après sa mort.
Halim4 :- Saïd: je fais partie de la nouvelle génération, je n' ai pas eu l'
occasion de vivre l'ère Boumediene. J'avais une mauvaise image sur lui je
l'avoue mais wallah en vous lisant minutieusement j'ai changé complètement
d'avis. Maintenant je suis convaincu de la droiture de cet homme de principe
(paix à sa belle âme)
Saïd: On ose parler de citoyen, faites votre compte, qui est véritable
citoyen? celui formé du temps de Boumediene, ou celui d'après, j'espère que
vous n'en faites pas partie,
Rafik: Je suppose que vous reconnaîtrez la même droiture à Boudiaf, Ait Ahmed
et Krim Belkacem? Vous êtes d'accord
avec tous ceux qui n'étaient pas d'accord?
Saïd: Des écrits sur Boumediene? Nous nous avons vécu Boumediene, nous avons
vu Boumediene, jugé et apprécié son oeuvre, quant aux écrits… n'est ce pas les écrits qui ont falsifié l'histoire ?
Houari:- Boumediene est mort depuis 39 ans (il ne faut pas l’oublier, trois fois
la période de son règne sur l’Algérie) et les seuls compétences actuelles dans
ce pas sont celles formées en son temps, le reste...
Borhan:- Il faut que nous soyons
honnêtes avec nous mêmes... Ceux qui se sont opposés à Boumediene ne pouvaient
l'accepter comme leader même s'il avait accepté d'appliquer leur propre
programme...
Nous avons tendance à idéaliser celui qui ne met pas la main à la pâte
parce que nous avons toujours quelque chose à dire sur la pâte...
Boumediene aussi n'aurait jamais
accepté de se mettre sous la responsabilité de quelqu'un d'autre... Les luttes
pour le leadership sont ce qu'elles sont ici comme ailleurs.
Borhan:- Abdelhak... C'est de la
rhétorique qui ne tient pas compte de la réalité... Boumediene n'a rien fait
tout seul... C'était en dehors de ses capacités... Sinon il faut reconnaître
que cet homme était non pas un géant mais... un dieu !
Abdelhak Boumediene, était un calculateur, un manipulateur ; il avait envisagé tous les scénarios
possible, une seule éventualité lui avait échappé, c'est celle de la puissance
divine, il n'avait pas programmé la mort a court terme. Un impondérable destin
!! Sa clientèle et ses supporters avaient tout essayé pour le sauver, rien a
faire l'heure fatidique avait sonné.
Toutes les révolutions engagés durant son règne (industrielle, agricole,
etc…) se sont avérées un gouffre de manque à gagner pour le trésor public,
aucun secteur économique n'était viable, seul le secteur de l'hydrocarbure qui
alimentait les caisses de l’état.
Borhan:- Abdelhak tout bon
politicien doit être calculateur et manipulateur... en politique ce sont des
qualités... Tout homme exclue l'éventualité de sa propre mort... Je doute fort
qu'on ait tout fait pour le sauver... je pense plutôt que les cercles
d'opportunistes qui gravitaient autour de lui étaient impatients de le voir
partir pour commencer la curée... Les "révolutions" engagées par cet
homme ne peuvent être jugées car elles furent démantelées après sa mort et ce
sont les "stratégies" de remplacement qui constituèrent et
constituent toujours des gouffres budgétivores et surtout un terreau fertile
pour les abus, la corruption et le squat éhonté des biens publics...
Abdelhak Borhan:- gouverner par la
peur c'est le credo des dictateurs autoritaires, la sécurité militaire était
derrière chaque citoyen, celui qui n'est pas avec le régime était un ennemi du
peuple.
L'autorisation de sortie décrétée par le pouvoir de l'époque avait
transformé l'Algérie en une prison à ciel ouvert, le discours de la propagande
révolutionnaire occupait les espaces publics, et malheur a celui qui sort de
l'unanimisme ambiant. Ces lieutenants à l'exemple de l'ex colonel de
gendarmerie Bencherif se comportaient en vizirs et en pachas à Palm-Beach
,Tipaza etc…
Moi même pour pouvoir quitter le pays j'ai du donner toute ma bourse de
l'époque qui valait 1200 DA comme bakchich pour obtenir mon autorisation de
sortie du territoire Algérien.
C'était en 1998, exactement le même procédé qu’aujourd’hui, il fallait
réussir un texte de la langue française au centre culturel, pour pouvoir
s'inscrire à une université en France. Heureusement tous mes enfants sont nés
en France et n'ont pas besoin de faire la chaîne comme aujourd'hui devant le
centre culturel français a Alger.
Je peux dire que j'étais
visionnaire malgré mon jeune âge a cette époque.
Quels gâchis!! Et on se demande même a quoi l'indépendance a t’elle servi
? sinon que de remplacer le colonisateur d'hier par le concitoyen d’aujourd’hui…
Saïd: Paraît-il que Chadli avait effacé tout ce qu'avait construit Boumediene,
ce qu'on avait dit à l'époque,
Saïd: Le pauvre Boumediene endosse tout, même les heures actuelles et celles
qui viendront…
Borhan:- Je ris très franchement quand on me parle de
"débats"... de surcroît "populaires"... La meilleure
formule de nivellement par le bas !... Les questions de gestions sont affaires
de spécialistes... Ils ont étudié pour ça et sont payés pour ça... Les débats
publics ne font rien avancer, c'est juste un simulacre pour montrer à la
canaille qu'elle est maitresse de son destin alors que les décisions sont
généralement mises au propre bien avant les conclaves colorés...
Borhan:- Saïd:... Ce qui continue
à fonctionner c'est seulement ce qu'ils n'ont pas réussi à détruire... Ce qui a
été détruit n'a pu être remplacé... On veut un listing ?
Halim4 :- Je vous donne raison
Borhan:- Je risque de perdre
encore l'estime de beaucoup d'ami(e)s mais j'ose le dire: Boussouf fut l'un des
artisans principaux si ce n'est le principal artisan de l'indépendance du
pays... C'est être d'une grande ingénuité que de croire qu'un mouvement
révolutionnaire ou un pays peut se passer d'un service secret... Et l'histoire
finira un jour par reconnaitre tous les mérités de cet homme qui a su créer et
gérer un service si performant avec si peu de moyens et dans des circonstances
si terribles...
Rafik: Pas faux.
Borhan:- L'Etat que Boumediene a
construit est toujours debout... Les villages agricoles sont devenus des villes
mais l'option a été sabordée à sa mort par l'arrêt du programme des 1000
villages... Le viol de la constitution ne peut lui être imputé, il a été commis
pour effacer ses options... Le SGT a été abandonné à sa mort, le socialisme
aussi mais il y a des "socialismes" bien plus anciens que celui de
Boumediene qui n'avait pas 20 ans et qui ont subi les vents de l'histoire dans
toutes les démocraties populaires d'Europe de l'est, dans les pays africains,
en Amérique latine et ailleurs en Asie... Celui de Boumediene était le plus
récent et s'imposait au pays en 1962 parce qu'il n'y avait pas d'alternative
libérale, les citoyens ne pouvant aspirer à capitalisation que si on leur avait
fait cadeau des "butins de guerre" .
Lobby: Les communistes algériens qui ont pourtant apporté leur appui critique a
Boumediene, en ont bavé.
Je me souviendrai toujours de Bachir Hadj Ali, Allah Yarhmou,
révolutionnaire-poète, progressiste persécuté par les hommes de Boumediene.
J'étais jeune, mais je me souviens encore de Lucette Hadj Ali, Allah
Yarhamha, qui chevauchait courageusement sa 4L chaque week-end pour aller
rendre visite a son mari, emprisonné dans des conditions lamentables à Ain
Safra.
C'est cela aussi Boumediene, un mégalo qui avait droit de vie ou de mort
sur qui il voulait, même si ces personnes ne menaçaient en rien ses projets
pour l'Algérie et apportaient même leur soutien critique. Boumediene était
également un dictateur mégalo…
Borhan:- Chez nous comme ailleurs,
le système de parti unique est un système qui, comme son nom l'indique, ne
s'accommode pas d'autres partis que le parti au pouvoir...
Boumediene l'avait annoncé sans ambages: "le petit djihad est
terminé, l'heure est au grand djihad et les rangs serrés (à la manière qu'on
connait) durant la Révolution devaient continuer à être serrés jusqu'à la
construction d'un état qui puisse durer aux hommes"...
Si les communistes avaient été acceptés es-qualité et non en tendance
barbotant dans le magma du parti du FLN, Boumediene aurait ouvert une brèche
qui aurait rendu "illégale" la mesure de dissolution des autres
partis (FFS, MDRA, PRS...).
Les communistes qui sont très forts en rhétorique auraient dû comprendre
cette logique et s'y soumettre ou s'y opposer...
Ils ont voulu garder leur spécificité et se sont donc opposés en
connaissance de cause à la logique du parti unique...
Ils furent victimes de l'application de cette logique et non des pulsions
mégalomaniaques de Boumediene...
Il faut reconnaître que Bachir Allah yerahmou et les communistes
n'étaient pas en mauvais termes avec le tandem Boumediene-Ben Bella et que
Boumediene ne fut pas le premier à interrompre le deal puisque c'est après 65
que Bachir et deux de ses camarades créèrent un mouvement de franche opposition
à Boumediene: l'ORP ... Et c'est ce qui leur valut ce qu'ils subirent sans
qu'on puisse se dire qu'ils ne savaient pas ce qu'ils risquaient...
Je rappelle que le soutien
critique du PAGS date de bien après la sortie de prison de Bachir, au moment où
Boumediene avait décrété la RA et la GSE...
Pour illustrer la tolérance
réciproque que se vouaient le pouvoir et cette tendance, il faut savoir que
Hachemi Cherif et Abderrahmane Chergou étaient bien placés dans les rouages de
l'administration du dictateur puisqu'ils étaient chefs de Daira, le premier à
Palestro et le second à Miliana (je crois)...
En résumé, l'emprisonnement de Bachir Hadj Ali, Zahouane et Bourboune
n'était pas conséquent aux pulsions mégalomaniaques du président autant qu'à
leur activisme "subversif"...
Les tortures, c'est un autre sujet...
Mais on doit admettre que si Boumediène et Merbah étaient aussi
sanguinaires qu'on ose les présenter, ils ne se seraient pas embarrassés de
mettre leurs opposants à l'ombre...
Lobby: M3alem Borhan:- , j'ai pris Bachir Hadj Ali comme exemple de la face
cachée de Boumediene, sans remettre en cause son patriotisme et son engagement
d'une vie a faire sortir l’Algérie des séquelles coloniales et la faire entrer
dans une modernité plus ou moins réussie.
Ce qui m'est insupportable c'est les pires cruautés et autres exécutions
sommaires dont ont ete victimes des personnes qui n’étaient pas moins patriotes
que lui, sous prétexte qu'il savait lui même être fallacieux.
C'est a ce demander si a un moment ou un autre, Boumediene et ses
acolytes ne seraient entrés dans une paranoïa stalinienne.
Labidi: Il est de bon ton de cracher sur Boumediène. C'est pourtant le seul
véritable chef d'Etat qu'on a eu depuis l'indépendance et c'est bien sous sa
présidence que l'Algérie a fait un bond extraordinaire sur tous les plans
(développement, santé, éducation, productions culturelles..) Depuis, l'Algérie
recule.
Borhan:- Je n'ai pas vent des
"exécutions sommaires" du temps de Boumediene... Certes il y'avait ce
qu'ils appelaient "h'rawett el kleb" mais ce n'était ni Boumediene ni
Merbah qui l'administraient "limen souwwilet lahou nafsouhou el massass bi
el ittidjahat essiyassiya" mais la preuve que les opposants n'étaient pas
occis et jetés dans les fosses communes c'est qu'ils survécurent presque tous
au cruel dictateur et que si je vous demandais de me citer des noms, vous me
direz: Krim, Khidher, Chaabani en ajoutant Khemisti et Medeghri et peut être,
en cherchant bien tzid Chabou...
Des morts suspectes c'est vrai mais dont personne n'a pu prouver que ce
soit l'oeuvre de Boumediene et non du Sdece, du Mossad, de Hassan 2 ou
du...destin !
Borhan:- Rafik:... Discutez en
argumentant... Trop facile ce que vous faites avec des phrases qui semblent
vouloir tout dire alors qu'elles ne disent que ce qu'elles disent. A ce jeu là
je peux commenter tous les écrits de FB...
Rafik: Bakhiiiir. Chouf a si Borhan. J'approche la chose comme un citoyen
lambda. Je n'ai pas à faire de discours scientifisant ni a défaire la pelote
emmêlée de l'histoire du pays. Je me contente d'apprécier le résultat. Avouez
que, pour quelqu’un qui subit in fine, c'est le moindre des conforts !
Chouf à khoya rouji, ana mowaten ta3 koul youm. Je revendique le droit et le choix de juger
le résultat plutôt que l'intention.
Netrahrah face à ceux qui me disaient nta wach ta3raf khatik !
Ma conviction profonde reste que le projet imposé de Boumediene a été une
faillite. D'ailleurs, je trouve injuste de faire porter le chapeau à ceux qui
lui ont succédé.
Borhan:- fallait le dire au début
!... et moi qui me suis échiné à argumenter en puisant dans l'histoire, la
logique, les faits, les sentiments... Goulli ya khouya sma3t igoulou goult...
mais ne mêlez pas le citoyen lambda à vos ressentiments... le citoyen lambda
n'a jamais caché son respect pour Boumediene...
Rafik: J'ai pensé à une forme de nostalgie au début.
Finalement, il s'agit plus d'idéologie.
La même qui dicte que vous avez raison. Bien évidement, davantage vis à
vis des "ennemis de la révolution".
Décidément vous vous accrochez à une autre époque.
Vous vous étalez sur les intentions, les conditions. Elles ont beau être
bonnes et difficiles.
Khalik mel faksafa, chouf natidja...
Slogans et trompettes.
Wel fayda rabbi idjib.
De combien étaient la dette intérieure et la dette extérieure en décembre
78 ?
Borhan:- Rafik: Aucune idée...
mais ça ne veut absolument rien dire, une dette extérieure... celle des Etats
Unis est de combien ?
Rafik: Restons modestes. On ne va pas faire de rapprochement entre l'Algérie et
les USA quand même !
Rafik: Je vais démolir une première contre-vérité historique. La dette
extérieure a commencé sous Boumediene. La dette intérieure était tout
simplement catastrophique. Il fallait bien des manipulations financières pour
soutenir les "grands" projets. D'ailleurs, les réformes sous Chadli
s'imposaient d'elles mêmes. Ou alors Chadli et le parti unique étaient des
"ennemis de la révolution" et se sont attelés à tout démolir.
Sous Chadli (période 79/86… 7 ans) on vu les résultats Boumediene
(période 65/78… 13 ans).
Faut se décider quand même.
Borhan:- Rafik: tougtoul
bedhah'k... vous ne voulez pas comparer les USA à l'Algérie mais vous comparez
l'Algérie de 1965 à celle de 1985... Wah'dek !
Rafik: Nuance. J'essaye de dire que celle de 79/86 n'est que le résultat de
65/78.
Borhan:- Zid bezyada, et
comparaison pour comparaison, comparons donc les dettes de ces 4 pays au jour
d'aujourd'hui et donnez une conclusion sur la qualité de leur gouvernance: En
dollars US - USA: 19 188 102 400 000 - France: 4 698 000 000 000 - Algérie: 3
700 000 000 - Mali: 2 800 000 000 - Niger: 2 100 000 000...
Rafik: Rih fechbek
Rafik: Goulli, au final, tu veux entendre dire que tu as raison ? Le seul ?
Mafihch mochkel.
Borhan:- Rafik: Il est tout à fait
normal que "celle de 79/86 ne soit que le résultat de 65/78"... la
dette a le défaut de se cumuler... mais il faut reconnaître que l'effort
d'investissement, d'armement... était sans commune mesure entre 65-78 et
79-86... la période aussi était de moitié et la situation initiale était
terriblement différente...
Borhan:- Rafik: Si j'avais le
moindre doute que j'ai tort, j'aurais reconnu mon erreur... Si je défends
"ma vérité" c'est parce que je considère qu'elle est
"vraie"... wach bik ???? Je vais me laisser aller à tous ces
développements sans être convaincu de la véracité de ce que j'avance ????
Rafik: Ahbes ahbes... Tu veux faire avaler à l'histoire que le même système qui
a évolué fi itar le changement dans la continuité kan fih slah ???
Borhan:- Rafik: Tu me fais dire ce
que je n'ai pas dit... j'ai au contraire affirmé qu'il y'eut rupture brutale et
non continuité...
Rafik: Avec les mêmes personnes ?
Les mêmes institutions ?
Les mêmes réflexes et automatismes ?
Borhan:- et je te parle à toi...
pas à l'Histoire !
Borhan:- Oui... tu veux des
exemples ?
Rafik: La seule mue du système s'opère maintenant. Autrement il a bien perduré.
Borhan:- Rafik: Je ne sais pas ce
que tu trouves de commun entre Belaid Abdeslam et Abdelhamid Brahimi...
Rafik: La bêtise d'un système autoritaire. Exclusif. Des gens à l'ego
surdimensionné qui ont cautionné la médiocrité de la tutelle souvent pour un
bénéfice personnel. Ou peut-être par peur des représailles du régime qu'ils
connaissaient.
Borhan:- Rafik: je comprends très
mal ce langage... l'autoritarisme ne me paraît pas être une tare quand il est
utilisé pour discipliner... et la discipline fait la force des nations...
Rafik: Alors ou ils ne l'ont pas été assez ou ils l'ont été trop !... T'en
penses quoi ?
Borhan:- Rafik: je pense que
Boumediene n'avait pas le choix... je ne vais pas revenir sur l'état de la
société en 1962 puis 1965 et jusqu'à 1975 où l'élite intellectuelle n'existait
pas et où seule primait l'aura des "guerriers"... je n'en dis pas
plus... j'ai trop parlé de cette question.
Rafik: L'aura perdure encore.
Elle a été instituée comme règle ou droit.
Il est plus facile de convaincre bel kazzoul.
Rafik:- Fondamentalement nous ne nous contredisons pas. Vous focalisez
intentions, contexte et conditions. J'insiste sur les conclusions et les
conséquences.
Rafik:- Natidja ya si Mohamed ... Natidja !
Borhan:- Non... cette aura a été
trop galvaudée et a perdu toute importance... surtout que d'autres légitimités
ont vu le jour: celle de la lutte anti terroriste, celle de l'Islamité, de la
Kabylité, du compte en banque, de l'allégeance à Bouteflika etc...
Borhan:- la natidja tu la vois...
je veux juste prouver que comme je l'ai dit, ce n'est pas Boumediene qui nous a
conduit à l'impasse... c'est la déboumediénisation...
Rafik: L'excès ya Mohamed ... L'excès !
Borhan:- Rafik: et encore une
autre de tes phrases qui te permettent d'expédier l'argumentaire sous forme de
sentence...
Rafik: Tu verras qu'un jour parler de novembre ou de moudjahid sera reçu par
des insultes... Tu verras.
Borhan:- Je l'ai dit plus haut en
d'autres termes plus...subtiles : "Non... cette aura a été trop galvaudée
et a perdu toute importance... surtout que d'autres légitimités ont vu le jour:
celle de la lutte anti terroriste, celle de l'Islamité, de la Kabylité, du
compte en banque, de l'allégeance à Bouteflika etc..."
Borhan:- Je n'ai jamais dit que
tout était parfait sous Boumediene et qu'il n'y avait ni vol ni viol ni abus et
que les hommes en uniformes se comportaient tous en gentlemen... Je n'ai même
pas dit que le pouvoir n'était pas autoritaire ni dictatorial... Le système de
parti unique implique autoritarisme, dictature et police politique tatillonne
... Un pays où le parti unique accepte les libertés politiques et une
opposition, je ne sais pas où ça pourrait se trouver...
Rafik: Nous retiendrons ça (le parti unique et la cascade qui s'en suit) comme
griefs principaux d'où ont découlé toutes les dérives ou échecs.
Même s'il n'en est pas seul coupable, il en reste LE premier responsable.
Tout discours (et le votre particulièrement que j'apprécie sincèrement comme
valeur de témoignage structuré et étoffé) peut expliquer mais non absoudre.
Le même développement peut concerner tous les chefs d'État qui ont suivi.
Y compris l'actuel.
Autrement, nous ne tarderons pas à dire "Allah ghaleb", c'est
la faute à tout le monde et à personne en particulier.
"Ma3andnache zhar" quoi !
Borhan:- Je ne suis pas
d'accord... Je dis que dans une situation de désorganisation, d'anarchie,
d'écartèlement de la société, de généralisation de biens vacants, de chefs de
guerre et de miliciens qui leur sont dévoués corps et âmes, d'économie
sinistrée, de structures sociales détruites, de péril extérieur patent etc,
chercher à instaurer la démocratie c'est attendre de donner des gaufrettes à
ceux qui ne veulent que croûtons de pain rassis... Je ne suis pas un intégriste
démocratiste... Et je considère les libertés politiques dans une conjoncture de
guerre civile comme une préciosité ridicule... Tous les pays "démocratiques"
ne sont arrivés à ce statut qu'après des siècles de soubresauts, de drames, de
luttes, d'échecs, de larmes etc... Et vous voulez que Boumediene en 3 ans,
éliminé les pesanteurs de plusieurs siècles et une déstructuration en
profondeur de toute une société durant 132 ans de nuit coloniale ?.
Rafik: 13 ans, pas 3.
Rafik: Je conviens qu'il avait des éléments à décharge. Achnou, comme citoyen
lambda...
Vers le début des années 70, la population commençait à pâtir du
"système".
Je vous rappelle une blague bien connue. Un vieillard, qui a vu défiler
pas mal "d'agents" affidés à la France pendant la guerre, soumis à
une forme de "sondage" devrait répondre à la question suivante : wach
tgoul fel istiklal ? Galhom wallah ghaya. Bessah goulouli... Waktache yekhlas
?!
Rafik: Il s'agit de notre histoire commune. Personne ne remet en cause la
Révolution, ses acquis. Et encore moins nos Martyrs, nos souffrances.
Lyes :- Si son règne était aussi important que l'homme que vous présentez ici,
l'Algérie ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui : l'ombre d'elle même.
L'indépendance de notre pays a été confisquée et l'acte fondateur de ce
non état-nation est bien son coup d'état.
Vous présentez ce dernier comme une intervention presque légitime de par
ses fonctions de l'époque, seulement vous omettez de préciser qu'il a gardé le
pouvoir jusqu'à sa mort.
Il aurait pû renforcer le pouvoir de l'Assemblée constituante et donner
une chance à cette jeune nation d'avoir un avenir démocratique.
En somme il n'est pas intervenu pour remettre de l'ordre comme vous le
prétendez mais pour prendre le pouvoir.
Je crois que votre génération confond cette période avec sa propre
jeunesse jusqu'à considérer un dictateur comme le sauveur de la nation.
Boumediene fait partie des gens
qui ont jeté ce pays dans la gueule du loup et cette vérité, c'est vous qui ne
voulez pas la voir.
Ikram:- Rien qu'à lire la première phrase et votre nom on comprend votre
frustration
Lyes : Ce n'est pas une frustration, c'est juste le point de vue de quelqu'un
qui n'a pas connu cette période qui reste quoiqu'on dise le lit de ce que nous
vivons aujourd'hui.
Je vois qu'en lieu de répondre avec des arguments, vous faites référence
à mon nom qui n'est peut pas trop algérien à votre sens. Je ne vous en veux
pas, vous êtes le fruit des politiques des hommes que vous défendez.
Ikram:- Je pense que la réponse de Borhan
est suffisante vous n'avez pas besoin de lire des arguments puisque vous
insister sur vos idées pensées par les autres. Je m'arrête là.
Lyes :- Borhan:- m'a répondu avec
arguments. J'attends les vôtres.
Ikram:- Qui vous ont pas trop convaincu et si lui n'a pas réussi à vous
raisonner à coup sûr ça sera une tentative vaine.
Et on est bien servi que par soit même faites une recherche plus de
lecture vous allez comprendre que l'ennemi de toujours est à l'origine de la
propagande contre cet homme. Essayez déjà l'homme énigme. Bonne soirée
Borhan:- Rafik- Pour les anecdotes, ça fait bien rire mais
j'aurais aimé pour preuves des choses moins... anecdotiques...
Je ne vois pas qui a parlé de "remises en causes"…
Rafik: Il reste néanmoins quelqu’un avec un rare charisme et une extrême
intelligence. Le discours à l'ONU en 74 en est un exemple édifiant !
Borhan:- Lyes... Vous commencez
votre commentaire par une critique de l'homme objet de notre publication...
Vous la terminez comme on le fait toujours dans les débats en ce pays par la
critique du vis à vis et la lecture de ses motivations... Je pense que quoi que
je dise je ne pourrai changer d'un iota votre raisonnement... Je connais trop
bien l'abcès de fixation qu'on fait sur la fameuse "assemblée
constituante" qui constitue la seule revendication politique pour certains
et qui revient en leitmotiv depuis 1963 comme si cette assemblée aurait
instauré un état exemplaire pour le reste de la vie du pays...
Ceux qui reviennent sur cette revendication ont la partie belle sachant
que personne ne pourra leur prouver que même si elle s'était tenue, elle
n'aurait rien apporté et qu'elle n'aurait été valable que par sa composante et
que cette composante serait majoritairement celle des chefs maquisards qui ne
comprenaient que le langage qu'ils pratiquaient...
Comme vous supposez que cette constituante aurait été éternellement
salvatrice et supposition pour supposition, je peux supposer pour ma part
qu'elle n'aurait abouti a rien ou à un compromis entre représentants non
mandatés d'un peuple occupé à panser ses blessures plutôt qu'à penser politique
pour qu'en quelques mois elle finirait par la dislocation de tout l'édifice...
Rafik:- Pas faux. Deux
éléments sont à retenir. Primo, l'émergence de la violence (induite par les
exactions de l'occupant!) Dans les rapports sociaux. Deuzio, la conception même
du pouvoir ou de l'autorité (tribale). Quelles étaient les apports ou réformes
de la constitution de 76 dans ce sens ?
Lyes :- Ce ne sont pas les contenus
des constitutions qui faisaient vraiment défauts, c'est la légitimité des
pouvoirs qui les concevaient. D'où ma conviction que seule une constituante
représentative peut accoucher d'une véritable constitution fondatrice d'un état
légitime.
Rafik: Je ne crois pas que, dans le contexte de l'époque, ce
fut/fusse chose facile. Les transitions prennent du temps. La rupture issemouha
révolution. On ne pouvait pas se permettre le luxe d'en faire une seconde.
Da3wa catastrophe.
Borhan:- Vous voilà dans un meilleur rôle... La
Constitution de 1976 est issue de la Charte Nationale de la même année qui
connut des débats publics libres (j'étais au SN et j'atteste que ça fumait sous
les casquettes puisqu'on organisait des shows démocratiques même dans les casernes)...
Du point de vue participation populaire ces débats valent toutes les
constituantes qu'on aurait pu organiser, d'abord par le nombre des
participants, leur représentativité, la durée des débats, leur étendue
territoriale, les libertés d'intervention et aussi par le niveau intellectuel
dépassant de très loin celui des citoyens encore meurtris par la guerre en
1963...
Ce qu'elle contient ? Il suffit de la lire pour le savoir...
Rafik: J'ai percé votre code… Ceci dit, en quoi la
constitution de 76 a pu amener des avancées jusqu'à 78 (sous boum) ou au delà.
Borhan:- Si la légitimité est conférée par le vote
majoritaire comme cela se fait dans toutes les démocraties, alors aucun des
pouvoirs qui se sont succédés depuis l'indépendance n'est moins légitime que
les pouvoirs français, italiens, turcs, belges ou suédois... Puisqu'ils ont été
élus par des majorités très confortables... Mais je devine ce que vous me
répondrez...
Rafik: Je n'ai ni préjugé, ni a priori. Faites de même. Merci.
Rafik: Je pose la question tout simplement à une personne qui
a vécu la période.
Rafik: Yetsema contemporain ta3 76
Borhan:- Je ne comprends pas ce que veut dire "une
avancée" apportée par une constitution... Un exemple: Insérer un article
disant que l'islam est religion d'État ou un autre instituant Tamazight peut
être considérée selon les uns comme avancées selon d'autres comme reculs...
Fahamm rouhek !
Rafik: Au sens état républicain, démocratique, moins soumis
lel kaskita
Borhan:- la démocratie est parfois défendue par les militaires
face aux fascistes civils et la république aussi, face aux monarchistes...
cette conception du militaire fasciste n'est pas la mienne...
Rafik: Nous parlons de Boumediene. De l'Algérie. De 76... Pas
de vous.
Borhan:- je parle de ce que vous considérez comme avancée
et je refuse ce terme et vous explique pourquoi...
Borhan:- pour l'élection de 1976, il vous suffit de
cliquer sur un moteur de recherche... je ne le ferai pas à votre place à moins
d'être dûment payé...
Rafik: Disons qu'ils ont fait du surplace. Ni avancée, ni
reculade.
Borhan:- Rafik: ces mots n'ont aucun sens... ils indiquent des
mouvements et nous ne sommes pas dans une étude cinétique...
Rafik: Effectivement, ça tourne en rond...
Rafik: Quelque soit le sens, ça ne mène nulle part.
Rafik: Ya eu élection pour Boumediene ?
Borhan:- La réponse sur la légitimité ne vous était pas
adressée... C'est a notre ami Lyès que je l'ai faite parce que c'est lui qui a
posé la question...
Borhan:- Où voulez vous que ça mène ? La société humaine
s'évertue depuis Adam à trouver la formule de la Cité Idéale... Elle ne l'a pas
encore trouvée et ne la trouvera jamais car elle...n'existe pas !

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